Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 15:40
Le projet SURE, nouvelle initiative pour la recherche européenne dans l'espace, sera présenté à l'exposition MEDICA 2005

L'Agence spatiale européenne (ESA) présentera, à l'exposition MEDICA 2005, le projet SURE (The International Space Station: a Unique REsearch Infrastructure), qui est une initiative financée par la Commission européenne ouvrant de formidables perspectives pour la recherche dans l'espace ; les principaux bénéficiaires en seront les pays d'Europe orientale, dont les chercheurs et les industriels n'avaient pas accès jusqu'ici à la Station spatiale internationale.

Evoluant bien au-delà des contraintes de l'atmosphère terrestre, libérée des effets de la pesanteur, la Station spatiale représente une infrastructure exceptionnelle pour la conduite de travaux de recherche dans des conditions d'impesanteur impossibles à reproduire au sol et pour la mise au point et l'expérimentation de nouveaux produits et de technologies innovantes. Que ce soit dans le domaine des sciences de la vie, de la physique, de la santé ou de l'alimentation, les installations et les ressources disponibles à bord de la Station permettent non seulement aux chercheurs de réaliser des expériences scientifiques inédites, mais offrent également aux entreprises la possibilité d'accroître leur avance sur la concurrence en utilisant l'environnement spatial comme plate-forme pour la recherche appliquée et le développement ou pour des démonstrations technologiques.

Grâce à la coopération instaurée avec la Commission européenne, le projet SURE, d'une durée de 4 ans, permettra à l'ESA d'élargir l'accès à la Station à une plus vaste communauté internationale, priorité étant donnée aux scientifiques des petites et moyennes entreprises (PME) des nouveaux Etats membres de l'Union européenne (UE10), ainsi que de la Roumanie et de la Bulgarie.

"Ouvrir l'accès à l'ISS à des utilisateurs provenant des nouveaux Etats membres de l'UE et des deux futurs Etats adhérents est l'occasion de promouvoir une utilisation plus efficace et un développement accéléré des infrastructure de recherche européenne et constitue une étape supplémentaire dans le renforcement des relations entre l'ESA et l'Union européenne", a déclaré M. Sacotte, Directeur Vols habités, Microgravité et Exploration de l'Agence spatiale européenne.

Ce projet sera au cœur de la présence de l'ESA à l'exposition MEDICA 2005, où l'Agence organisera une présentation spéciale pour le lancement du projet SURE ce 18 novembre à 14 h 30 au Centre de presse et de conférence du "Messe Düsseldorf", salle 201, entrée nord. A cette occasion, l'astronaute de l'ESA Frank De Winne décrira son expérience de séjour et de travail dans l'espace et donnera des informations sur les activités scientifiques en cours à bord de la Station spatiale internationale. Des intervenants de l'ESA et de la Commission européenne présenteront le projet SURE et l'avis d'offre de participation (AO) lancé par l'ESA afin de sélectionner les projets qui auront accès à l'ISS sur la base de leur excellence scientifique ou des perspectives d'applications industrielles.

Des informations complémentaires sur le projet SURE et l'avis d'offre de participation correspondant peuvent être obtenues à l'adresse suivante : http://www.spaceflight.esa.int/sure.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
Maurizio Belingheri
Chef de la Division Commercialisation de l'ISS
Tél. : +31 71 565 4687
Fax :  + 31 71 565 5232

Marc Heppener
Chef de la Division Promotion de l'utilisation de l'ISS et de la microgravité
Tél. : +31 71 565 5117
Fax :  + 31 71 565 3517

Dieter Isakeit
Chef du Bureau de la communication et des utilisateurs Erasmus
Tél. : +31 71 565 5451
Fax :  + 31 71 565 8008


Logo ESA - http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 22:40
Session du Conseil de l’ESA au ministériel – Berlin, 5-6 décembre 2005


La prochaine session du Conseil de l’ESA au niveau ministériel aura lieu les 5 et 6 décembre à Berlin, au Centre de conférence du Ministère allemand des affaires étrangères (Auswärtiges Amt). L’accès au Centre de presse se situe Oberwasserstraße 12.

Programme provisoire à l’intention de la presse :

Lundi 5 décembre
7h30 Ouverture des accréditations au Centre de presse.

N.B. : les représentants des médias se verront remettre un badge à titre personnel, indispensable pour accéder au Centre de presse durant les deux jours de réunion. Ils devront porter ce badge en permanence et se munir également de leur passeport ou de leur carte d’identité nationale pour tout déplacement à l’intérieur du Centre de conférence.

Le Centre de presse se trouve dans le périmètre de sécurité du bâtiment du Ministère des affaires étrangères. Les représentants des médias qui ne sont pas accrédités par le gouvernement allemand (Mitglied der Bundespressekonferenz) devront faire parvenir leur formulaire d’accréditation dûment complété à l’ESA - Division Relations avec les médias, au plus tard le 29 novembre, en vue d’un contrôle de sécurité obligatoire. Le badge sera délivré sur 
présentation du passeport ou de la carte d’identité nationale mentionnés dans le formulaire d’accréditation. Aucune autre pièce d’identité ne sera acceptée.

8h30-8h45 Séance de prise de vues dans la grande salle de conférence (« Weltsaal ») à l’intention des photographes et des cameramen                     
9h00 Ouverture de la session (presse non admise)
11h00 Point de presse : présentation des travaux du Conseil (porte-parole de l’ESA)
13h00 Pause déjeuner
14h45 Séance photo (photo de groupe des ministres)
15h00 Reprise des débats
18h00 Fin de la séance
18h15 Point de presse au Centre de presse (Directeur général ou porte-parole de l’ESA) – diffusé en direct sur la chaîne de télévision de l’ESA
21h00 Fermeture du Centre de presse

Mardi 6 décembre
8h30 Ouverture du Centre de presse
9h00 Poursuite de la session (presse non admise)
10h00 Souscription des programmes, derniers débats, adoption des Résolutions
13h00 Pause déjeuner
15h00 Adoption des Résolutions
16h45 Allocution finale du Président du Conseil
vers 17h00 Conférence de presse (Président du Conseil et Directeur général de l’ESA) – diffusée en direct sur la chaîne de télévision de l’ESA
20h00 Fermeture du Centre de presse

Les demandes d’interviews doivent être déposées auprès du Bureau chargé des Relations avec les médias, au Centre de presse. Des salles seront mises à disposition pour les interviews TV et radio.
Le service de télévision de l’ESA diffusera les points de presse ainsi que la conférence de presse de clôture. Un bulletin d’information vidéo proposant des images préalables à cet événement sera disponible à compter du 29 novembre. A partir de cette date, on trouvera également le calendrier des émissions et les détails de la liaison satellite sur le site web du service TV de l’ESA : http://television.esa.int.

Une note d’information générale décrivant les objectifs ainsi que les questions de programme dont il est actuellement débattu et sur lesquels les ministres seront invités à prendre des décisions, sera diffusée sans les jours qui suivent en liaison avec le présent communiqué.

Pour obtenir une accréditation, prière de remplir le formulaire ci-joint et de l’envoyer par télécopie à :
ESA - Division Relations avec les médias, Paris, France - Fax. +33 (0) 1 53 69 76 90.

 
Session du Conseil de l’ESA au niveau ministériel
5-6 décembre 2005
Ministère des affaires étrangères (Auswärtiges Amt), Berlin, Allemagne
Entrée du Centre de presse :  Oberwasserstraße 12.


Nom : ____________________________

Prénom : ________________________________

Média : _______________________________________________________

Adresse : _______________________________________________________

_______________________________________________________

N° de passeport/N° de carte d’identité :

_________________________________


Délivré(e) par : _______________________________________________________

Date d’expiration : _______________________________________________________

Nationalité : _______________________________________________________

Date de naissance : _______________________________________________________

Tél. bureau : _________________________

Fax : _______________________________

Portable : ___________________________

 E-mail : ____________________________

(  )  se rendra à Berlin et participera aux activités de presse concernant la session du Conseil de l’ESA au niveau ministériel

Logo ESA - http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00
Cette année, la Belgique fête ses 175 ans d'Etat indépendant (*). Tous les 15 novembre, le jour de la Saint Léopold - le nom du premier roi des Belges -, le royaume fédéral fête la famille royale. La fête de 2005 est placée sous le thème "Les Belges et l'espace". Elle se déroule dans le cadre prestigieux du Sénat (Parlement fédéral).

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEMNBKTLWFE_Belgium_fr_0.html

Logo ESA - http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00
GIOVE (acronyme de Galileo In Orbit Validation Element) est le nom choisi pour les deux satellites en cours de préparation dans le cadre de la première étape de la phase de validation en orbite de Galileo ; celle-ci doit déboucher sur le déploiement complet du système européen de navigation par satellite Galileo.

Le nom GIOVE a été dévoilé par Mme Karla Peijs, Ministre néerlandaise des transports, des travaux publics et de la gestion de l'eau, le 9 novembre à l'ESTEC, Etablissement de l'ESA situé à Noordwijk (Pays-Bas).

GIOVE A, premier de ces deux satellites homonymes, a été présenté à la presse à l'issue de sa préparation dans les installations d'essai de l'ESTEC avant d'être envoyé au cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), d'où il sera mis en orbite par un lanceur Soyouz fin décembre 2005. Le second satellite, GIOVE B, sera lancé ultérieurement en 2006, également de Baïkonour.

Le nom de GIOVE est un hommage au travail accompli par Galilée (1564-1642), non seule¬ment dans le domaine de l'astronomie, mais également dans celui de la navigation. Le 7 janvier 1610, ce célèbre scientifique, qui fut l'un des premiers à diriger son télescope vers la voûte céleste, a découvert les quatre premiers satellites de la planète Jupiter (Giove en italien). Ces quatre satellites joviens ont plus tard été baptisés Io, Europe, Ganymède et Callisto. Galilée s'est 
rendu compte qu'avec ces quatre satellites, dont les éclipses sont fréquentes et visibles, on se trouvait en présence d'une horloge consultable en tout point de la Terre. C'est ainsi que les tables décrivant le mouvement de ces quatre satellites ont servi aux calculs de longitude en mer, comme à terre. La méthode mise au point par Galilée pour déterminer les longitudes grâce à l'observation des éclipses des satellites joviens a été au centre de la révolution qu'ont connue la navigation, la géodésie et la cartographie aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Près de 400 ans plus tard, la navigation s'apprête à connaître une deuxième révolution avec le nouveau système européen de localisation par satellite Galileo, dont la validation en orbite va réellement débuter avec le lancement de GIOVE A et B. Ces deux satellites seront suivis de quatre autres, qui doivent être lancés en 2008.

Les satellites GIOVE et leurs quatre successeurs ouvriront la voie au déploiement de la constellation Galileo, qui comptera au total 30 satellites, permettant à l'Europe de bénéficier d'une efficacité sans précédent en matière de localisation, de navigation et de synchronisation et d'entrer ainsi de plein pied dans le XXIème siècle.

Note aux rédactions
Cette première étape du programme Galileo, qualifiée de Banc d'essai du système Galileo (GSTB), comprend le lancement de deux satellites afin de tester certaines technologies critiques en orbite, comme les horloges atomiques, ainsi que de nouveaux signaux de navigation spécifi¬quement mis au point pour ce programme. Il s'agira également de sauvegarder les fréquences attribuées à Galileo par l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Connus jusqu'à maintenant sous la désignation technique de GSTB-V2/A et GSTB-V2/B, ces deux premiers satellites GIOVE s'inscrivent dans la phase de validation en orbite du sys¬tème Galileo. GIOVE A fait actuellement l'objet d'une campagne d'essais d'ambiance à l'ESTEC, tandis que GIOVE B subit ses derniers tests d'intégration chez Alenia Spazio à Rome (Italie).

Le nouveau système européen de navigation par satellite Galileo est sur les rails et s'apprête à faire bénéficier les citoyens de notre continent et du reste du monde d'un nouveau service glo¬bal de localisation à usage civil de technologie avancée.

GIOVE A est réalisé par Surrey Satellite Technology Ltd (GB). Il a pour mission de sauve¬garder les fréquences attribuées à Galileo, valider des technologies fondamentales comme les horloges au rubidium, caractériser l'environnement orbital et expérimenter les signaux en utili¬sant deux canaux de transmission en parallèle.

GIOVE B, qui poursuit des objectifs analogues, est développé par Galileo Industries, consortium européen comprenant Alcatel Space Industries (F), Alenia Spazio (I), Astrium GmbH (D), Astrium Ltd (GB) et Galileo Sistemas y Servicios (E). Il présente des caractéristi¬ques complémentaires, par exemple un maser à hydrogène passif et une capacité de transmission simultanée dans trois canaux.

Le programme Galileo se déroule en trois phases :
- définition,
- développement et validation en orbite,
- déploiement complet et exploitation.

La phase de validation en orbite s'achèvera par le déploiement d'une constellation de quatre satellites (minimum requis pour garantir l'exactitude de la localisation et de la synchronisation sur les sites témoins choisis) et la mise à contribution d'un certain nombre de stations sol asso¬ciées.

La phase de déploiement complet faisant suite à la validation en orbite comprendra la fabri¬cation et le lancement de 26 satellites supplémentaires et l'achèvement du segment sol, constitué d'un réseau étendu de stations et de centres de services

Galileo, initiative commune de la Commission européenne et de l'Agence spatiale euro¬péenne, est le premier système de localisation et de navigation par satellite expressément conçu pour un usage civil. Ses services de pointe permettront de bénéficier de performances excep¬tionnelles en termes de précision, d'intégrité, de continuité et de disponibilité.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA – Division Relations avec les médias
Tél. : + 33(0)1 53 69 71 55
Fax  : + 33(0)1 53 69 76 90

Logo ESA - http://teyeme.over-blog.com/
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00
Venus Express entame son périple vers la planète voilée

La sonde européenne Venus Express a été placée avec succès sur une trajectoire qui va l'amener à quitter le domaine terrestre et à rejoindre la planète Vénus qu'elle atteindra en avril prochain. Cette petite sour de la sonde Mars Express, en orbite autour de la Planète rouge depuis décembre 2003, est la deuxième sonde lancée par l'Agence spatiale européenne à destination d'une autre planète.

Venus Express doit se placer en orbite autour de Vénus pour mener une étude détaillée de la structure, de la chimie et de la dynamique de son atmosphère, marquée par des températures extrêmes, de très fortes pressions, un effet de serre de très grande ampleur et un mouvement de « super-rotation » encore inexpliqué, l'atmosphère accomplissant le tour de la planète en seulement quatre jours terrestres. Venus Express sera aussi le premier orbiteur de Vénus à effectuer des observations de la surface de la planète à travers des « fenêtres de visibilité » récemment découvertes dans les bandes infrarouges.

Cette sonde de 1 240 kg a été réalisée pour l'ESA par une équipe industrielle européenne menée par EADS Astrium et comptant 25 contractants principaux répartis dans 14 pays. Elle a quitté la Terre à bord d'un lanceur Soyouz-Frégate, mis en ouvre par Starsem. Celui-ci a décollé de Baïkonour, au Kazakhstan, ce matin à 09 h 33 heure locale (04 h 33 heure de Paris). L'étage supérieur Frégate a effectué une première mise à feu après 9 minutes de vol pour se placer sur une orbite d'attente autour de la Terre. Une seconde mise à feu, 1 heure et 22 minutes plus tard, a propulsé la sonde sur sa trajectoire interplanétaire.
 
Le contact a été établi avec Venus Express par le Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA à Darmstadt, en Allemagne environ deux heures après le lancement. La sonde s'est correctement orientée par rapport au Soleil et a déployé ses panneaux solaires. Tous les systèmes de bord fonctionnent parfaitement et la sonde communique avec la Terre via son antenne à faible gain. Dans trois jours, elle établira la connexion via son antenne à grand gain.

Vers Vénus à pleine vitesse

Venus Express s'éloigne désormais de la Terre à pleine vitesse pour un périple de cinq mois et 350 millions de kilomètres dans le Système solaire interne. Après vérification du bon fonctionnement de ses équipements et de sa charge utile, la sonde sera mise en sommeil, ne contactant plus la Terre qu'une fois par jour. Si nécessaire, une correction de trajectoire est prévue à mi-parcours, en janvier.

Pour son entrée dans le domaine vénusien, Venus Express va affronter des conditions plus difficiles que celles rencontrées par Mars Express à son arrivée autour de la Planète rouge. En effet, Vénus, d'une taille approchant celle de la Terre, est 7,6 fois plus massive que Mars et son champ gravitationnel est en conséquence. Pour compenser cette gravité plus forte, la sonde va devoir allumer son moteur principal pendant 53 minutes afin de décélérer de 1,3 km/s et se placer sur une orbite très elliptique autour de la planète. L'essentiel de ses 570 kg d'ergols sera consommé à cette occasion.

Un second allumage sera nécessaire pour atteindre l'orbite opérationnelle définitive : une orbite polaire parcourue en 12 heures, s'approchant jusqu'à 250 km de la planète et s'en éloignant jusqu'à 66 000 km, afin d'autoriser aussi bien des observations rapprochées qu'une vision globale.

Explorer les planètes pour mieux comprendre la Terre

« Le lancement de Venus Express est une nouvelle illustration de la volonté européenne d'étudier les différents corps telluriques du Système Solaire », a souligné le Dr. David Southwood, directeur du Programme scientifique de l'ESA. « Nous avons commencé en 2003 avec l'envoi des sondes Mars Express et SMART-1 vers Mars et la Lune et toutes deux ont largement dépassé nos espérances. Venus Express marquera une nouvelle étape en attendant de boucler notre premier tour d'horizon avec la mission BepiColombo qui sera lancée vers Mercure en 2013 ».

« Grâce à Venus Express, nous comptons bien démontrer une fois de plus que l'étude des planètes est d'une importance cruciale pour notre propre vie sur Terre », a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA. « Pour comprendre l'évolution du climat de la Terre et l'ensemble des phénomènes qui y participent, nous ne pouvons pas nous contenter d'observer notre seule planète. Il nous faut décrypter les mécanismes qui régissent les atmosphères planétaires en général. Avec Mars Express, nous étudions l'atmosphère de Mars, avec Huygens nous avons exploré celle de Titan, et avec Venus Express nous allons ajouter une nouvelle pièce à notre collection. A une époque, Vénus et la Terre ont dû être très semblables et il nous faut comprendre pourquoi et comment elles ont pu diverger au point que l'une a pu devenir le berceau de la vie tandis que l'autre s'est transformée en un véritable enfer ».

La mission de Venus Express devrait durer au moins deux jours vénusiens (486 jours terrestres) et pourra être prolongée en fonction de l'état de la sonde.

La petite sour de Mars Express

Venus Express réutilise en grande partie l'architecture développée pour Mars Express, ce qui a permis de réduire les cycles de fabrication et de diviser par deux le coût de la mission tout en préservant les objectifs scientifiques. Approuvée fin 2002, la sonde a ainsi pu être réalisée en un temps record pour être prête à temps pour la fenêtre vénusienne de 2005.

Toutefois, les conditions qui règnent autour de Vénus sont très différentes de celles que l'on rencontre autour de Mars. Le flux solaire y est quatre fois plus intense et il a fallu adapter la conception de la sonde à ce nouvel environnement, notamment en revoyant l'ensemble du contrôle thermique. Là où Mars Express tentait de conserver de la chaleur pour le bon fonctionnement de son électronique, Venus Express va devoir en dissiper un maximum.

Les panneaux solaires de la sonde ont été entièrement reconçus. Ils sont plus courts et les rangées de cellules solaires alternent avec des miroirs pour réfléchir une partie du flux solaire et éviter ainsi des pointes de température à 250°C. Il a même été nécessaire de protéger la partie arrière des panneaux solaires - qui reste normalement dans l'ombre - pour évacuer la chaleur due au rayonnement solaire réfléchi par l'atmosphère de Vénus.

Une atmosphère mystérieuse

Intervenant après une vingtaine de missions américaines et soviétiques menées depuis 1962, la mission Venus Express va tenter de répondre à de multiples questions soulevées par les sondes précédentes et restées sans réponse à ce jour. Elle se concentrera sur les caractéristiques de l'atmosphère, sur sa circulation, sur sa structure et sa composition en fonction de l'altitude ainsi que sur ses interactions avec la surface et avec le vent solaire en altitude.

Pour mener cette étude, elle dispose de sept instruments dont trois sont dérivés d'instruments déjà embarqués sur Mars Express, deux d'instruments de la sonde cométaire Rosetta et deux autres sont des nouveaux développements.

Le spectromètre PFS déterminera la température et la composition de l'atmosphère selon l'altitude. Il mesurera également la température de la surface et recherchera une éventuelle activité volcanique. Le spectromètre infrarouge et ultraviolet SpicaV/SOIR et l'expérience VeRa sonderont également l'atmosphère en observant des occultations d'étoiles ou de signaux radio. SpicaV/SOIR tentera en particulier de détecter des molécules d'eau, d'oxygène et de composés sulfuriques, dont on soupçonne la présence dans l'atmosphère vénusienne. Le spectromètre Virtis dressera pour sa part la carte des différentes couches de l'atmosphère et observera les nuages dans plusieurs longueurs d'onde pour mettre en évidence la dynamique atmosphérique.

Associé à un magnétomètre, l'instrument Aspera 4 étudiera les interactions entre la haute atmosphère et le vent solaire en l'absence de protection par une magnétosphère semblable à celle qui entoure la Terre, car Vénus ne dispose pas de champ magnétique planétaire. Aspera 4 observera le plasma généré par ces interactions tandis que le magnétomètre étudiera le champ magnétique induit par ce plasma.

Enfin, la caméra VMC effectuera des prises de vues dans quatre longueurs d'onde, et en particulier dans l'une des « fenêtres infrarouges » révélées en 1990 par la sonde Galileo (lors de son survol de Vénus sur la route de Jupiter) et qui permettent de voir à travers la couche nuageuse jusqu'à la surface. Cette caméra servira aussi à l'étude de la dynamique atmosphérique et notamment à l'observation des doubles vortex des régions polaires, dont l'origine reste encore mystérieuse.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

ESA -  Division Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1 53 69 71 55
Fax : +33(0)1 53 69 76 90

Logo ESA http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2005 6 05 /11 /novembre /2005 00:00
Mars, image hubble NASA ESA http://teyeme.over-blog.com/

Il est rare que je parle "astronomie" mais dans ce cas-ci l'occasion n'est pas à rater.
En effet la nuit du 7 au 8 novembre Mars ne sera qu'à 69 millions de kilomètres de la Terre. Visible dès le crépuscule, elle sera au Sud à minuit. Son éclat rouge dans le ciel la rendant impossible à rater même à l'œil nu.

* Cliquez sur l'image pour l'agrandir (Image hubble[NASA-ESA)
 * Cliquez ICI pour voir une animation sur le site de l'
ESA

Logo F.P.U. http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00
Le Sénat belge, dans le but d'intéresser les jeunes aux défis scientifiques et technologiques de l'espace, a décidé d’attribuer chaque année le Prix OdISSea, avec une bourse d’une valeur de 8 000 euros.

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEM4OF638FE_Belgium_fr_0.html

Logo ESA http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00
Présentation du premier satellite Galileo à l’ESA/ESTEC
L’Europe se prépare au lancement du premier satellite de son futur système de navigation Galileo, qui offrira aux habitants de la planète un nouveau service mondial de positionnement à usage civil.
GSTB-V2/A et GSTB-V2/B – dénominations provisoires des deux premiers satellites, de type expérimental,  de la constellation Galileo - en sont à un stade de préparation avancé. Leur lancement permettra de franchir une première étape (*) dans la phase de validation en orbite du système Galileo. Les spécialistes procèdent actuellement aux derniers essais au sol avant la mise en orbite. Le premier de ces deux satellites à entamer une mission dans l’espace, GSTB-V2/A, subit actuellement une dernière série d’essais d’ambiance (simulation de l’environnement solaire, essais acoustiques et en vibrations) à l’ESA/ESTEC (Noordwijk, Pays-Bas). GSTB-V2/B, pour sa part, en est au stade des ultimes essais d’intégration chez Alenia Spazio, à Rome.
Ces deux satellites seront lancés par des fusées Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour, le premier à la fin de 2005 et le second en 2006.
Le mardi 9 novembre à l’ESTEC, les représentants des médias pourront assister à une présentation approfondie de Galileo, en présence de plusieurs experts. A l’issue de ce point de presse, Mme Karla Peijs, ministre néerlandaise des transports, des travaux publics et de la gestion des eaux, ainsi que M. Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA, accompagnés 
des journalistes, pourront examiner de plus près le premier satellite. A cette occasion, Mme Peijs annoncera les noms définitifs des deux satellites expérimentaux.
Le  programme de cette manifestation organisée à l’ESA/ESTEC se présentera comme suit :
11h00 Arrivée et accréditation à l’ESA/ESTEC

11h15 Déclaration d’ouverture
(Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA)

11h25 « ESA – Découvertes et Compétitivité » (Vidéo)

11h30 Les programmes de navigation de l’ESA
(Giuseppe Viriglio, Directeur des Programmes de l’UE et des Programmes industriels de l’ESA)

11h45 « Galileo, concrétisation d’un projet européen »
(Représentant de l’Entreprise commune Galileo (GJU))

12h00 La phase de validation en orbite de Galileo
(Javier Benedicto, Responsable du projet Galileo à l’ESA)

12h30 Séance de questions et réponses

13h00 Déjeuner-buffet

14h30 Le Directeur général de l’ESA accueille Mme Karla Peijs, Ministre néerlandaise de transports, des travaux publics et de la gestion de l’eau

14h35 Allocution de Mme Peijs

14h45 « Le point de vue de l’UE »
(François Lamoureux, Directeur général Energie et Transports,  Commission européenne)

15h15 Présentation du premier satellite européen de navigation au Centre d’essais de l’ESA – « Baptême » officiel

16h00 Possibilité d’interviewer Mme la Ministre ainsi que des responsables de l’ESA

16h30 Clôture de la manifestation

Les représentants des médias qui souhaiteraient assister à cette manifestation sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le retourner par fax au Bureau de la communication de l’ESA/ESTEC :
Fax. + 31 71 565 57 28  (téléphone + 31 71 565 3006) au plus tard vendredi 4 novembre.

(*) Cette première étape - qualifiée de Banc d’essai du système Galileo, ou GSTB – consiste notamment à lancer des satellites expérimentaux pour sauvegarder les fréquences attribuées au système Galileo par l’Union internationale des Télécommunications (UIT) dans le but de tester des technologies critiques en orbite ainsi que les nouveaux signaux de navigation spécifiquement mis au point pour ce programme.
Pour tout complément d’information, veuillez contacter :
Dominique Detain
Responsable de la communication à la direction D/EUI
Tél : + 33 (0) 1 53 69 77 26
Fax : + 33 (0) 1 53 69 7286

Bureau de la communication de l’ESA/ESTEC  
Tél : + 31 71 565 3006
Fax : + 33 1 71 565 5728

Note aux rédactions
GSTB-V2/A, en cours d’essais à l’ESA/ESTEC, a été réalisé par Surrey Satellite Technology Ltd (GB). Ce satellite a pour mission de sauvegarder les fréquences attribuées à Galileo, valider des technologies fondamentales comme les horloges au rubidium, caractériser l’environnement orbital, et expérimenter  les signaux en utilisant deux canaux de transmission en parallèle. 
GSTB-V2/B, qui poursuit des objectifs analogues, est réalisé par Galileo Industries, consortium européen comprenant Alcatel Space Industries (F), Alenia Spazio (I), Astrium GmbH (D), Astrium Ltd (GB) et Galileo Sistemas y Servicios (E). Ce satellite présente des caractéristiques complémentaires, par exemple un maser à hydrogène passif et une possibilité de transmission simultanée dans trois canaux.
Le programme Galileo se déroule en trois phases :
- définition
- développement et validation en orbite
- déploiement complet et exploitation 
 
La phase de validation en orbite s’achèvera par le déploiement d’une constellation de quatre satellites (minimum requis pour garantir l’exactitude du positionnement et du temps dans les sites témoins choisis) et l’intervention d’un certain nombre de stations sol associées.

La phase de déploiement complet d’une constellation de quatre satellites faisant suite à la validation en orbite comprendra la fabrication et le lancement de 26 satellites supplémentaires et l’achèvement du segment sol, constitué d’un réseau étendu de stations et de centres de services.
Galileo, initiative commune de la Commission européenne et de l’Agence spatiale européenne, est le premier système de positionnement et de navigation par satellite expressément conçu pour un usage civil. Ses services de pointe permettront de bénéficier de performances exceptionnelles en termes de précision, d’intégrité, de continuité et de disponibilité.
 
Premier satellite de navigation européen

Point de presse et « baptême » 
en présence de Mme Karla Peijs, ministre néerlandaise

Lieu : ESA/ESTEC, Noordwijk, Pays-Bas
Date : mercredi 9 novembre 2005 (11h00 – 16h30)

Prénom : ____________________

Nom : ___________________________


Organisation: __________________________________________________

Adresse : ______________________________________________________

_______________________________________________________

Tél: ______________________

Fax: ______________________


Courriel: _______________________________________________________


( ) participera au programme complet à partir de 11h00
( )  participera au programme à partir du déjeuner (13h00)
( )  participera à la cérémonie à partir de 14h30
( )  ne participera pas au programme proposé


Formulaire à retourner par fax au
Bureau de la communication de l’ESA/ESTEC (Noordwijk, Pays-Bas)
Fax: + 31 71 565 5728
Tél: +31 71 565 3006

Si vous choisissez l’option courriel (e-mail), merci de faire part de votre décision à : wil.spangenberg@esa.int

Logo ESA http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2005 5 28 /10 /octobre /2005 00:00
At 22:20 CEST, SSETI Express went into a safe mode due to an undervoltage caused by battery charging problems. The operations team is working actively to resume nominal operations of the satellite and is receiving tremendous help in the process from the amateur radio community. At the time of the anomaly many mission milestones had already successfully been met.

More at:
http://www.esa.int/ssetiexpress

Logo ESA http://teyeme.over-blog.com/
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2005 5 28 /10 /octobre /2005 00:00
There will be no french version of the press release
ESA signs contract with Dutch Space to prepare the European Robotic Arm for its launch on Proton and its first operations at the International Space Station
 

On 27 October ESA’s Director of Human Spaceflight, Microgravity and Exploration Mr Daniel Sacotte signed a contract for the launch preparations and first operations of the European Robotic Arm (ERA) on the International Space Station (ISS). The contract, worth 20 million Euro, was signed with Dutch Space, the Industrial Prime Contractor leading an industrial consortium of European companies. The contract signing took place at the Erasmus User Centre at ESA’s European Space Research and Technology Centre (ESTEC) in Noordwijk, the Netherlands.

Originally ERA was scheduled for launch on a Space Shuttle, together with the Russian Science and Power Platform, which was intended to become its home base for operating on the station. Last year Russia introduced the Multipurpose Laboratory Module (MLM) as a new module to be added to the ISS and proposed also the possibility that ERA could be installed, launched and operated on the MLM. Since the MLM is designed for launch on a Russian Proton rocket, ERA will no longer be carried into space on a US Space Shuttle, but aboard Proton, This requires some technical, operational and contractual re-arrangements between the parties involved.
 
Under the contract the now signed the consortium led by Dutch Space will requalify the ERA flight and ground segment for a launch on Proton and will deliver the ERA hardware to Russia. The consortium will also implement ERA training for the Russian cosmonaut instructors and will support the training of the Russian cosmonauts on ERA operations. It will also support ground processing and launch preparations in Russia. This will take place at various locations: at the Khrunichev premises, where the Proton launcher is built; at Energia, which together with Khrunichev builds the Multipurpose Laboratory Module; at the Gagarin Cosmonaut Training Centre in Star City; and at the launch site in Baikonur. Under the new contract, in-orbit validation of the robotic arm is the final activity to be performed by the consortium. This involves participation in, and analysis of, the first operation of ERA after launch when the performance of ERA will be validated under real space and operational conditions.

“The European Robotic Arm is a good example of how spaceflight is driving new technologies”, says Daniel Sacotte “Through spaceflight we have been building up expertise in key technologies like robotics, which is not only beneficial for Europe and European industry but also demonstrates the important role Europe is playing in the International Space Station programme by contributing key elements such as the Robotic Arm.”

The European Robotic Arm is over 11 metres in length and weighs 630 kg. ERA is capable of moving payloads up to a total mass of 8000 kg and is able to position itself with an accuracy of 5 mm. It will be launched from Baikonur to the ISS on a Russian Proton rocket in November 2007. For the launch ERA will be mounted on the new Russian element to be incorporated in the International Space Station - the Multipurpose Laboratory Module - which will then become the home base from which ERA operates. With its seven joints and an impressive concentration of tools and electronics, the arm can move hand-over-hand between fixed base points around the Russian ISS segments and will be used for a variety of tasks.

ERA can be used to install, remove and deploy solar arrays and radiators and can, via the new Russian equipment airlock, transfer small payloads from inside to outside the ISS and vice versa. This will reduce the time needed for extravehicular activities to the absolute minimum and save the crew having to perform preparatory tasks like carrying payloads out of or into the ISS. Another important task for ERA will be to transport astronauts from the airlock to the position where they are supposed to perform their work, which again saves time and effort. ERA is equipped with four cameras and lighting units, which provide for thorough inspection of the ISS.

The European Robotic Arm can be operated from inside the ISS. However, an astronaut outside the station can also drive the arm while performing Extravehicular Activity. Once installed on the International Space Station ERA will be operational in the harsh environment of space for at least 10 years.

For further information, please contact:
Dieter Isakeit
Head, Erasmus User Centre and Communication Office
Directorate of Human Spaceflight, Microgravity and Exploration
Noordwijk (the Netherlands)
Tel: +31 71 565 5451
Fax: +31 71 565 8008

Franco Bonacina
Head, ESA Media Relations Service
Directorate of External Relations
ESA HQ - Paris
Tel: +33(0) 1.53.69.7155
Fax: +33(0)1.53.69.7690

Philippe Schoonejans
Head of the ERA Project Office (ERA Project Manager)
Directorate of Human Spaceflight, Microgravity and Exploration
Noordwijk (the Netherlands)
Tel: +31 71 565 5026
Fax: +31 71 565 4437

Logo ESA http://teyeme.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0