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20 mai 2005 5 20 /05 /mai /2005 00:00

L'Agence spatiale européenne (ESA) vient de confier à l'agence londonienne "The Arts Catalyst", qui s'emploie à favoriser le dialogue entre la science et l'art, une étude de six mois portant sur l'utilisation possible de la Station spatiale internationale (ISS), et notamment de ses éléments européens, sur un plan culturel.

"La Station spatiale internationale constitue un magnifique exemple d'ingéniosité humaine et de coopération internationale, ainsi qu'un laboratoire de recherche très performant. L'Agence spatiale européenne estime cependant que les représentants du monde de l'art et de la culture doivent avoir leur mot à dire en matière d'exploration spatiale et c'est la raison pour laquelle elle entend ouvrir l'ISS à cette nouvelle communauté d'utilisateurs" a expliqué M. Daniel Sacotte, Directeur des Vols habités, de la Microgravité et de l'Exploration à l'ESA.

"Cette nouvelle étude doit permettre d'évaluer l'intérêt que le monde culturel porte à la Station spatiale internationale. Elle pourrait déboucher à long-terme sur une politique de participation des utilisateurs culturels à l'exploitation de l'ISS et à la définition d'un premier ensemble représentatif de projets pilotes à proposer "clé en mains" au monde de l'art, de la culture et des médias. Elle s'emploiera d'autre part à préciser la signification culturelle et sociale de l'ISS et plus largement des missions d'exploration spatiale habitées dans notre monde contemporain,

afin de permettre aux futurs utilisateurs culturels de mieux définir leur participation" explique
M. Dieter Isakeit, Chef du Centre des utilisateurs Erasmus pour la Station spatiale internationale.

Pour mener à bien cette étude, "The Arts Catalysts" consultera des artistes et des professionnels de la culture appartenant à un large éventail de disciplines sur les aspects de l'ISS qui peuvent les intéresser, en y incluant des installations au sol comme les sites de lancements, les centres d'entraînement des astronautes et les centres de soutien nationaux situés en Europe.

L'équipe dirigée par "The Arts Catalysts" à Londres réunit également l'Observatoire Leonardo des Arts et des Techno-sciences (Leonardo/OLATS) de Paris et Delta Utec Space Research and Consultancy de Leiden (Pays-Bas), ainsi qu'un ensemble de conseillers en matière spatiale et culturelle répartis à travers l'Europe.

Pour obtenir davantage d'informations sur cette étude veuillez contacter :
Franco Bonacina
ESA Division des relations avec les médias
Tél: +33(0)1.53.69.71.55
Fax: +33(0)1.53.69.76.90

Dieter Isakeit
Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Tél: +31(0)71.565.54.51
Fax: +31(0)71.565.80.08

Miranda Pope
"The Arts Catalyst"
28 Commercial Street
London E1 6LS (United Kingdom)
Tél: +44.20.73.75.36.90
Fax: +44.20.73.77.36.90
E-mail:
mirandapope@artscatalyst.org
Site Internet: www.artscatalyst.org


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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00
Après 60 jours d’alitement pour simuler les effets physiologiques de l’impesanteur sur l’organisme, les premières volontaires de l’étude WISE ont commencé à se relever. Elles témoignent d’une expérience scientifique et humaine exceptionnelle. Une conférence de presse des responsables de l’opération avec la participation de volontaires est prévue le 2 juin.

Elles sont douze femmes, venues de sept pays européens. Depuis mars, elles sont restées couchées dans des lits de la clinique spatiale de MEDES (Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales), à Toulouse, pour la plus longue expérience de « bedrest » féminin jamais tentée au sein de la communauté Européenne.

Pendant ces deux mois, elles sont restées allongées avec une inclinaison de 6°, les pieds légèrement surélevés par rapport à la tête. Cette position permet d’induire dans l’organisme des phénomènes similaires à ceux que rencontrent les astronautes lorsqu’ils subissent l’impesanteur pendant de longues durées, c’est-à-dire principalement une perte de masse musculaire et de capacité à l’effort suivie d’une diminution de la masse osseuse. La meilleure compréhension des mécanismes qui régissent cette adaptation de l’organisme aux conditions d’impesanteur sera indispensable au développement de contre-mesures pour les astronautes. Elle trouvera

également des applications sur Terre, par exemple pour le traitement des malades nécessitant des hospitalisations de longue durée, et plus généralement, des effets de l’inactivité physique sur la santé.

Des expériences de ce type ont déjà été réalisées, avec notamment deux sessions de trois mois effectuées par des volontaires masculins en 2001 et 2002. Toutefois, avec l’étude WISE (Women International Space simulation for Exploration), c’est la première fois qu’un « bedrest » de longue durée est effectué avec des volontaires féminins en Europe.

Du défi à l’entraide

De la préparation à l’alitement à la réhabilitation après le lever, les douze volontaires auront passé trois mois à la clinique spatiale de MEDES, pour vivre une expérience que toutes qualifient comme « hors du commun ».

Certaines, au tempérament d’aventurières, s’étaient portées volontaires pour relever un nouveau défi, dans une vie qui en a parfois déjà compté plusieurs, comme Marjo, une Finlandaise qui a fait le tour du monde ou Dorotha, une Polonaise très sportive qui habite en Suède et travaille en Irlande après avoir étudié en Italie ! « Cela permet de chercher ses limites », explique Elisabeth, venue d’Allemagne et qui comme la polonaise Beata s’est déjà adonnée aux joies du parachutisme.

Pour d’autres, comme la tchèque Monica, ces trois mois ont plutôt été un moyen de faire une parenthèse dans sa vie, tout en se rendant utile à la communauté. C’est aussi le cas de Laurence, une des cinq Françaises, qui a déjà participé à des expérimentations de médicaments et ne considère pas vraiment cela comme un défi : « j’avais besoin de faire une pause dans ma vie, de changer d’horizon et j’ai découvert beaucoup de choses. C’est aussi un moyen de faire une exploration personnelle, de mieux connaître mes capacités ».

Un sentiment partagé par Delphine, professeur de piano française, qui y voit « un défi personnel, pour connaître mes capacités physiques, mais aussi une expérience nouvelle, la possibilité de rentrer dans le domaine spatial et aussi d’apporter mon aide ».

Les douze femmes ont été impliquées très tôt dans les protocoles scientifiques. Dès qu’elles se sont portées volontaires, elles ont été amplement informées sur les examens qu’elles allaient devoir subir mais aussi sur toutes les retombées scientifiques qui en sont attendues.

« Nous avons eu droit à beaucoup d’informations, beaucoup d’explications », renchérit Marjo. « Nous avons même eu des conférences sur le bedrest. Ici nous nous sentons vraiment impliquées ». Elisabeth confirme : « Au début j’étais comme un petit enfant, je voulais tout savoir et les gens ont été très gentils, ils répondent à toutes nos questions ».

Pour Nadine, française travaillant dans l’intérim, cette approche de transparence complète a fait croître sa curiosité et sa motivation en parallèle : « Je participe à quelque chose de très important sur le plan scientifique et médical mais aussi de la coopération internationale. C’est une expérience à part et j’apporte ma petite pierre à l’édifice ».

Couchées, la tête dans les étoiles

A mi-parcours, les douze volontaires ont eu droit à la visite d’un hôte de marque : Claudie Haigneré, ministre française des Affaires Européennes mais surtout ancienne astronaute de l’ESA, qui a passé 25 jours dans l’espace en deux missions. C’était aussi l’occasion de rappeler combien les connaissances sur le comportement de la physiologie féminine en impesanteur sont limitées en raison du faible nombre de vols spatiaux. Alors que 48 hommes ont déjà passé plus de six mois dans l’espace (dont 20 plus d’un an et un plus de deux ans), seules trois femmes ont passé ce cap.

L’importance de l’expérience n’échappe pas à Isabelle, une Française qui travaille dans l’agro-alimentaire : « C’est remarquable de penser que ce que nous accomplissons aujourd’hui n’avait encore jamais été réalisé ».

« Nous avons vraiment la sensation de participer au programme spatial », estime Dorotha. « Tout le monde en parle et c’est un aspect que nous gardons présent à l’esprit en permanence. Les scientifiques nous expliquent leurs expériences et nous apprenons beaucoup. En fait c’est un échange véritable car nous participons à leurs travaux ».

« Nous nous sentons très impliquées dans les expérimentations et les examens, nous sommes des membres de l’équipe » ajoute Monica. « D’une certaine manière nous sommes même les personnes les plus importantes de l’équipe et c’est une responsabilité énorme ».

Beata, jeune mère de famille, voit plus loin : « La recherche spatiale, les expéditions sur Mars, c’est réellement quelque chose de fascinant et d’important. Je sais que je n’irai jamais dans l’espace mais au moins je sais que j’aurai fait mon possible pour la recherche, pour les astronautes et pour le futur et cela me rend heureuse de me sentir utile à mon niveau ».

« Un jour des femmes iront sur Mars » expliquent Monica et Laurence, « et de savoir que ce sera un petit peu grâce à nous, ça nous donne la sensation de faire un peu partie de la mission ».

Deux mois vite passés

Toutes les volontaires avouent avoir été surprises par la vitesse à laquelle ces 60 jours sont passés.

« On ne s’ennuie pas, on est trop occupées pour ça », plaisante Marjo.

En effet, entre les examens, les exercices physiques et les entretiens de suivi psychologique, les journées passent vite. « Il y a aussi le fait que nous ne sommes pas autonomes et que le simple fait d’aller à la douche (en position couchée) prend du temps », relèvent Laurence et Nadine.

Pour celles qui ont du temps libre, les occupations ne manquent pas : lecture, télévision, Internet, mais aussi cours d’espagnol, de portugais ou d’informatique. Et surtout, un moment très apprécié par toutes les volontaires : le passage des kinésithérapeutes pour une séance de massage quotidienne.

Les volontaires avouent ne pas trop souffrir de l’absence de visite, car elles sont en contact avec leurs proches tous les jours par téléphone. « Mon compagnon prend son mal en patience » reconnaît l’une d’elles avec un grand sourire. « J’ai mon fils de 4 ans tous les soirs au téléphone. Bien sûr il me manque, mais ce ne sont jamais que trois mois » commente une autre.

Toutes ont été également surprises de ne pas ressentir davantage de mal de dos ou de migraine, voire de fatigue psychologique, ce que confirme l’équipe médicale : il n’y a pas eu plus de céphalées que pour un groupe de femmes qui ne seraient pas alitées.

Les effets de l’impesanteur simulée ne sont pourtant pas absents, comme le constate Elisabeth : « Je me sens bien, mais il m’arrive d’oublier que j’ai des jambes. On ne sent pas la perte de masse musculaire, mais on la voit ».

En deux mois, des amitiés se sont forgées entre les volontaires et les rapports humains avec les équipes médicales et scientifiques se sont aussi considérablement renforcés.

« Ils sont aux petits soins pour nous », reconnaît Isabelle. « L’attention que nous portent les gens c’est quelque chose de très fort. L’écoute des équipes, c’est très important » complète Nadine.

« Le rapport avec le personnel médical et les équipes est très intime. Cela n’a même rien à voir avec le rapport entre un médecin et son patient », estime Delphine. « Ici nous travaillons ensemble, tout est fait pour nous enlever le stress et les inquiétudes, à nous de faire au mieux pour faciliter leur travail ».

Une expérience humaine

Lorsqu’on leur demande de dresser le bilan personnel de leur expérience, les volontaires s’avouent très satisfaites et certaines se sentent même changées, heureuses d’en avoir appris plus sur elles-mêmes et sur les autres.

« On découvre des choses sur soi. C’est incroyable comme on s’adapte facilement, aussi bien le corps que le mental», note Laurence. Pour Dorotha, « c’est une grande expérience très enrichissante, j’ai beaucoup appris sur moi et j’ai fait beaucoup de rencontres très intéressantes ».

« Cela a élargi ma vision du monde, j’ai beaucoup appris », résume Beata. « Aujourd’hui je comprends mieux pourquoi nous allons dans l’espace, ce que nous y faisons et pourquoi cela n’a rien de facile ».

« J’ai acquis une plus grande maîtrise, j’ai appris à mieux me connaître. Le bedrest c’est très introspectif », reconnaît Delphine, avant de conclure : « Lorsque je suis arrivée, je pensais d’abord au personnel de la clinique et à ses recherches, puis cela s’est élargi au programme spatial et à toute l’humanité. Isolées du monde, mais au service du monde, c’est une véritable école de tolérance et d’ouverture ».

Quant à savoir si elles seraient prêtes pour un mois de plus, c’est Dorotha qui résume le mieux le sentiment général : « je pense que j’aurais pu le faire, mais maintenant que je sais que je vais me lever bientôt, j’ai envie de marcher, même si je sais que ça ne sera pas facile tout de suite ».

Toutes se rejoignent aussi pour encourager les volontaires de la seconde session, prévue à l’automne : « Si vous êtes en bonne santé et que vous avez l’esprit ouvert, si vous savez faire preuve de patience, si vous voulez aider pour le futur, pour nos enfants, pour l’exploration spatiale, alors tentez l’expérience ! »

Premiers résultats

A l’issue de cette première session de l’étude WISE, une conférence de presse sera organisée le 2 juin à la clinique spatiale du MEDES, au CHU de Rangueil, à Toulouse.

Des volontaires témoigneront de leur vécu. Des responsables de l’ESA, du Centre National D’Etudes Spatiales (CNES) et de MEDES, qui mènent cette étude conjointement avec la NASA américaine et l’Agence Spatiale Canadienne (ASC), présenteront les premiers éléments de résultats obtenus lors de cette session ainsi que des informations sur la préparation de la seconde session prévue à l’automne (voir programme ci-joint).

Les représentants de la presse qui souhaiteraient assister à cette conférence de presse sont priés de s’inscrire à l’aide du formulaire ci-joint.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter :
Franco Bonacina
ESA, Division des Relations avec les médias
Tel : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90

Dieter Isakeit
Direction Vols Habités, Microgravité et Exploration
Tel : +31(0)71.565.54.51
Fax : +31(0)71.565.80.08







Premiers résultats de l’étude WISE d’alitement :
rencontre avec les spécialistes et les participants

Hôpital (CHU) de Rangueil, avenue Jean Poulhes, Toulouse
Jeudi 2 juin

Programme




10 h 30 Enregistrement

11 h 00 « Présentation des études d’alitement réalisées dans le cadre de la Direction Vols habités, Microgravité et Exploration de l’ESA » par Didier Schmidt, Chef de l’unité Sciences de la vie, ESA.

11 h 10 « Participation du CNES aux études d’alitement » par Guillemette Gauquelin-Koch, Chef du programme Sciences de la vie, CNES.

11 h 20 « Aspect médicaux de l’étude WISE » par le Dr Arnaud Beck chargé de la coordination de l’étude WISE, Institut de médecine et de physiologie spatiales (MEDES).

11 h 30 « Résultats préliminaires de l’étude WISE » par le Dr Peter Jost, responsable de l’étude WISE, ESA.

11 h 40 « Application clinique et prochaine campagne d’alitement » par Laurent Braak, directeur exécutif du MEDES.

11 h 50 Séance de questions/réponses avec les participants.

12 h 30 Fin de la conférence de presse.

Collation.

13 h 30 Fin de la rencontre.




Conférence de presse
Premiers résultats de l’étude WISE d’alitement :
rencontre avec les spécialistes et les participants

Jeudi 2 juin 2005, de 11 h 00 à 12 h 30
CHU de Rangueil, avenue Jean Poulhes, Toulouse


Nom : _____________________________ Prénom : _________________________

Média : ______________________________________________________________

Adresse : _____________________________________________________________

_____________________________________________________________________


Tél. : ________________________________ Fax : _____________________________

Portable : _____________________________ Courriel : __________________________

( ) Participera au point de presse

( ) Ne participera pas au point de presse

Veuillez retourner ce formulaire à :
Anne-Marie Rémondin
ESA, Division des relations avec les médias
Fax: +33(0)1.53.69.76.90




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13 mai 2005 5 13 /05 /mai /2005 00:00
Survoler l’Afrique avec des moyens de navigation fournis par les satellites, c’est ce qu’entreprend l’Agence spatiale européenne la semaine prochaine entre le Sénégal et le Kenya.

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEM66Z5TI8E_Belgium_fr_0.html



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12 mai 2005 4 12 /05 /mai /2005 00:00
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6 mai 2005 5 06 /05 /mai /2005 00:00
Le 29 avril, l'ESRIN (European Research Institute) de l'ESA, à Frascati (près de Rome), a vécu la signature d'un contrat pour développer et qualifier le sous-système de commande du vecteur de poussée sur le nouveau petit lanceur Vega de l'Europe.

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEM0XVY5D8E_Belgium_fr_0.html



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28 avril 2005 4 28 /04 /avril /2005 00:00
En juillet prochain, Thomas Reiter, astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA), sera le premier Européen à séjourner et travailler à bord de la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre d’une mission de longue durée.
 
Daniel Sacotte, qui est à la tête de la Direction Vols habités, Microgravité et Exploration de l’ESA, a récemment signé avec Anatoli Perminov, Chef de l’Agence spatiale fédérale russe (Roskosmos), un accord portant sur cette mission. M. Sacotte a précisé que « l’accord couvre un vol qui était au départ prévu pour un cosmonaute russe et qui est désormais confié à un astronaute de l’ESA. En plus du programme d’expériences de l’ESA, Thomas Reiter exécutera toutes les tâches que le deuxième cosmonaute russe à bord de l’ISS devait réaliser ».
Cet accord fait partie d’un ensemble d’arrangements bilatéraux entre Roskosmos et la NASA d’une part, l’ESA et la NASA d’autre part.

Thomas Reiter, l’astronaute désigné pour cette mission, fait partie du Corps des astronautes européens qui est basé au Centre des astronautes européens (EAC) à Cologne (Allemagne). Le Français Léopold Eyharts, également membre de ce Corps, sera sa doublure pour cette mission.

Thomas Reiter rejoindra l’ISS à bord du vol STS-121 de la Navette spatiale, actuellement prévu en juillet prochain, et reviendra sur Terre en février 2006 avec le vol STS-116.

Cette mission de longue durée est la deuxième du genre que Thomas Reiter effectuera à bord d’une station spatiale, après son séjour de six mois sur la station russe Mir il y a dix ans dans le cadre de la mission Euromir 1995 de l’ESA.

« Avec le vol inaugural du Véhicule de transfert automatique (ATV) et le lancement du laboratoire européen Columbus, tous deux prévus en 2006, l’ESA va apporter une contribution majeure à l’ISS et à ses capacités scientifiques, raison pour laquelle nous assumons des responsabilités opérationnelles importantes dans ce programme. Je suis certain que cette mission permettra à l’Europe d’acquérir des résultats scientifiques et une expérience opérationnelle considérables, qui nous prépareront d’autant mieux à relever les défis passionnants qui nous attendent au cours des prochaines décennies », a déclaré Thomas Reiter.

Léopold Eyharts a pour sa part précisé : « en tant que doublure pour cette mission, je poursuis le même entraînement que Thomas Reiter, ce qui constituera une excellente préparation pour mes activités d’astronaute titulaire dans le cadre d’une future mission de l’ESA sur l’ISS en liaison avec Columbus ».

Pour la mission de juillet prochain, les deux astronautes ont déjà commencé leur entraînement dans les différentes installations de l’ISS qui se trouvent à Houston, Moscou et Cologne, en compagnie de leurs collègues astronautes russes et américains.

« Pour la première fois, et à titre d’essai en vue de futures missions européennes de longue durée à destination de l’ISS, la préparation de la mission, l’entraînement, la conduite opérationnelle et la coordination multilatérale seront effectués, pour autant que cela sera possible, dans le cadre des structures multilatérales de gestion et de prise de décision mises en place pour l’exploitation de l’ISS », a souligné Aldo Petrivelli, le responsable de mission pour l’ESA. « Cela sera une excellente occasion de tester la coordination et la coopération entre les différents centres de contrôle au sol et de soutien, à savoir les Centres de contrôle des missions de Houston et Moscou, le Centre de contrôle Columbus à Oberpfaffenhofen, près de Munich (*), le Centre des astronautes européens à Cologne et les différents centres de soutien et d'exploitation pour les utilisateurs répartis dans toute l’Europe et qui seront associés à la mission. Les équipes opérationnelles de l’ESA, les agences spatiales nationales, l’industrie et les instituts de recherche européens acquerront ainsi une expérience opérationnelle qui sera également très utile pour l’exploitation future du système, des sous-systèmes et des charges utiles de Columbus.
 
Note aux rédactions
 
1. La mission de Thomas Reiter doit intervenir pendant le séjour des équipages permanents n° 11 et 12 à bord de la Station spatiale internationale. L’équipage permanent n° 11 s’est envolé à destination de l’ISS le 15 avril dernier, sur un véhicule Soyouz TMA russe qui emportait également à son bord l’astronaute Roberto Vittori de l’ESA. Alors que Vittori est retourné sur Terre dix jours plus tard en compagnie de l’équipage permanent n° 10, l’équipage permanent n° 11 composé du cosmonaute russe Sergueï Krikalev et de l’astronaute John L. Phillips de la NASA, séjournera sur l’ISS pendant une durée de six mois, dont plusieurs en compagnie de Thomas Reiter, jusqu’à ce que l’équipage permanent n° 12 vienne assurer la relève fin septembre.

2. Reiter rejoindra Krikalev et Phillips en juillet sur le vol STS-121 de la Navette spatiale (mission ISS ULF1.1). Il retournera sur Terre à bord du vol STS-116 de la Navette (mission ISS 12A.1), actuellement prévu en février 2006, en même temps qu’un autre astronaute de l’ESA, le Suédois Christer Fuglesang qui fera partie de l’équipage STS-116.

3. En fonction des dates effectives des vols de Navettes, le séjour de Thomas Reiter à bord de l’ISS durera entre six et sept mois.

4. La mission de Reiter marque le retour à un équipage permanent de trois personnes à bord de l’ISS. Cela augmentera le temps d’équipage disponible pour des expériences scientifiques.

Le programme des expériences de l’ESA prévu pour cette mission de longue durée diffère de ceux des vols Soyouz européens passés et actuel, comme la mission Enéide de Roberto Vittori à bord de l’ISS. Tandis que cette dernière comporte un certain nombre d’expériences spécifiques conçues pour être exécutées en quelques jours, la mission de longue durée est considérée comme ouvrant véritablement la voie à une future utilisation de l’ISS par l’Europe, avec un programme d’expériences réalisées sur une longue durée. Cette mission permettra à l’ESA d’acquérir un bagage précieux en ce qui concerne la planification des programmes d’expériences à exécuter à bord du laboratoire européen Columbus.

5. Le programme des expériences de cette mission de longue durée comprend une série d’expériences scientifiques passionnantes qui ont été passées en revue par des spécialistes. De plus, des expériences commerciales européennes font actuellement l’objet de discussions et il est envisagé de conduire un programme éducatif durant le séjour de l’astronaute européen, ainsi qu’une expérience technologique destinée à tester des techniques de téléenseignement à partir de l’espace.

6. La présence de l’astronaute européen permettra également à l’ESA de jouer un rôle majeur dans la mise en place de trois charges utiles qu’elle développe : le système d'étude de la fonction pulmonaire (PFS), le système européen de culture en microgravité (EMCS) et le congélateur à – 80° (MELFI). La NASA prévoit que le lancement de ces charges utiles sera effectué par la Navette lors de sa mission STS-114 marquant son retour en vol, actuellement prévu en mai, et à l’occasion de la mission STS-121 qui emportera Thomas Reiter dans l’espace. Ces activités, qui visent à préparer la participation ultérieure des astronautes européens à l’exploitation courante de l’ISS, soulignent l’importance que revêtent les contributions européennes pour l’ensemble des activités scientifiques conduites à bord de la station. Elles permettront également d’assurer, dans de bonnes conditions, la mise en service de ces installations orbitales et d’accélérer leur mise en œuvre opérationnelle, au bénéfice du programme expérimental de l’ASE à bord de l’ISS, lequel comprend plusieurs expériences d’ores et déjà prévues avec ces installations pendant cette mission de longue durée.

(*) Le Centre de contrôle de Columbus, mis en place pour l’ESA sous la maîtrise d’œuvre du Centre aérospatial allemand (DLR) à Oberpfaffenhofen près de Munich, a été inauguré en octobre 2004. Ses salles de commande sont déjà utilisées pour la préparation et la simulation des missions.
 
Pour toutes demandes d’interviews des astronautes, veuillez contacter :
 
Jean Coisne
Responsable de la communication Centre des astronautes européens
Cologne (Allemagne)
Tél : +49 2203 6001 110
Fax : +49 2203 6001 112
Courriel : jean.coisne@esa.int 
 
Pour tout complément d’information, veuillez contacter :
 
Franco Bonacina
ESA, Division Relations avec les médias
Paris (France)
Tél : +33 1 5369 7155
FAx : +33 1 5369 7690

Dieter Isakeit
Centre des utilisateurs Erasmus et Bureau de la Communication Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Noordwijk (Pays-Bas)
Tél : +31 71 565 5451
Fax : +31 71 565 8008
Courriel : dieter.isakeit@esa.int
 

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26 avril 2005 2 26 /04 /avril /2005 00:00
Grâce au soutien de l'Agence spatiale européenne (ESA), les passagers des trains à grande vitesse Thalys reliant Bruxelles à Paris vont désormais avoir un accès haut débit à Internet.

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEM9G62IU7E_Belgium_fr_0.html


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25 avril 2005 1 25 /04 /avril /2005 00:00
L’atterrissage du Soyouz TMA-5 avec à son bord l’astronaute de l’ESA Roberto Vittori clôt avec succès la mission européenne Enéide

La mission Enéide à destination de la Station spatiale internationale (ISS) est un succès complet ; l’astronaute italien de l’ESA Roberto Vittori est rentré sur Terre accompagné de l’équipage Expédition 10 de l’ISS. Le module de commande du Soyouz TMA-5 a atterri le lundi 25 avril près de la ville d’Arkalyk au Kazakhstan à  04h07 heure locale, soit 00h07 heure de Paris.

Tous les grands objectifs de la mission, qui a duré dix jours, dont huit à bord de l’ISS, ont été atteints. Le programme d’expériences a pu être mené à bien, l’équipage a été remplacé, ainsi que le Soyouz TMA-5 qui était resté amarré à la Station pendant six mois pour servir de chaloupe de sauvetage.

Les écoutilles entre le Soyouz TMA-5 et l’ISS se sont refermées à 17h34 (heure de Paris) le dimanche 24 avril, puis l’équipage a suivi les procédures et réalisé les contrôles qui précèdent habituellement la séparation. C’est à 20h44 (heure de Paris) que le Soyouz TMA-5 s’est désamarré de l’ISS, l’astronaute Roberto Vittori jouant, en tant qu’ingénieur de bord, un rôle actif lors des phases de rentrée atmosphérique, de descente et d’atterrissage aux côtés du commandant de bord, le cosmonaute russe Salijan Charipov. Ce dernier, ainsi que Leroy Chiao (NASA), second ingénieur de bord du Soyouz, constituaient l’équipage Expédition 10 arrivé à bord de l’ISS le 16 octobre 2004.
 
Toutes les étapes de la rentrée se sont déroulées comme prévu. Les trois modules du vaisseau TMA-5 se sont séparés avant de pénétrer dans l’atmosphère et le module de commande a poursuivi sa descente alors que le module orbital et le compartiment moteur se désintégraient. Le module de commande où se trouvait l’équipage a suivi une trajectoire de vol différente et est entré dans l’atmosphère terrestre trois heures après son désamarrage à 23h44 (heure de Paris). Le parachute principal du module de commande s’est déployé à 23h53 (heure de Paris) et l’atterrissage a eu lieu dans la nuit du lundi 25 avril, 04h07 heure locale du Kazakhstan, soit 00h07 heure de Paris.

Au cours de la mission Enéide, Roberto Vittori a réalisé un programme composé de 22 expériences en orbite, dans les domaines de la biologie, de la physiologie humaine, de la technologie et de l’éducation. Nombre de ces expériences ont été conçues par des chercheurs italiens et réalisées par l’industrie et des instituts de recherche de ce pays. Des scientifiques allemands, américains, danois, russes, suisses et de l’ESA ont également participé aux expériences.

Le contrôle de la mission Enéide a été assuré par l’équipe opérationnelle de l’ESA depuis le nouveau centre de contrôle Columbus, situé dans les locaux du Centre aérospatial allemand (DLR), à Oberpfaffenhofen, près de Munich en Allemagne. Ce dernier a pris en charge toutes les fonctions essentielles de coordination et de prise de décision concernant la mission, en étroite coopération avec les centres de contrôle des partenaires de l’ISS à Moscou, Houston et Huntsville (Alabama), le Centre utilisateurs du Lazio, installé à l’université de Rome Tor Vergata, et l’équipe ESA de gestion de la mission Enéide à Noordwijk (Pays-Bas).

La mission Enéide était coparrainée par le ministère italien de la Défense et la région du Lazio, dans le cadre d’un accord conclu entre l’ESA et l’Agence spatiale fédérale russe Roskosmos. Au cours de la mission, Roberto Vittori a également eu de nombreux contacts avec des représentants du gouvernement italien, du ministère de la Défense, de la région du Lazio et des médias, ainsi qu’avec des écoliers.

Outre le programme d’expériences conduit par Roberto Vittori, la mission Enéide a permis la relève de l’équipage Expédition 10 par l’équipage Expédition 11, composé de Sergueï Krikalev (Roskosmos) et de John Phillips (NASA) ; tous deux sont arrivés le 17 avril avec l’astronaute de l’ESA à bord du Soyouz TMA-6 et devraient rentrer en octobre 2005.

Le vaisseau Soyouz TMA permet non seulement la relève des astronautes, mais sert également de chaloupe de sauvetage pour une évacuation de l’équipage en cas d’urgence ; le Soyouz TMA-6 restera amarré à l’ISS pendant les six prochains mois. Sur chacun des six vols de la nouvelle version du Soyouz TMA, dont le premier a eu lieu en octobre 2002, un astronaute européen était présent à bord.

Pour davantage d’informations sur la mission Enéide et son programme d’expériences, veuillez consulter les sites : www.esa.int/eneide ou www.spaceflight.esa.int/eneide/status.


Pour tout complément d’information, les représentants des médias peuvent contacter :

Franco Bonacina
ESA – Division Relations avec les médias
Paris (France)
Tél. : +33 1 5369 7155
Fax : +33 1 5369 7690

Dieter Isakeit
Centre des Utilisateurs Erasmus et Bureau de Communication
Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Noordwijk (Pays-Bas)
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22 avril 2005 5 22 /04 /avril /2005 00:00
L'éminent membre du gouvernement Terrien est maintenant rétabli.

A son réveil, ses premières paroles furent adressé à La Vieille auquel il présenta ses plus humbles excuses.

Celle-ci les accepta en déclarant : " Pour moi l'affaire est maintenant close !! "

Après cette terrible journée, tous deux sont parti en cure de repos pour une période indéterminé...


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21 avril 2005 4 21 /04 /avril /2005 00:00
De récentes études spectroscopiques de la lumière infrarouge reflétée de la surface de Sedna révèlent qu'elle est probablement différente de Pluton et de Charon puisque la surface de Sedna ne montre pas de preuve d'une grande quantité de glace de méthane ou d'eau. En raison de la distance extrême de Sedna au Soleil, la surface glacée n'a probablement pas été affectée pendant des millions d'années par quoi que ce soit sauf par les rayons cosmiques et le rayonnement ultraviolet solaire.

Voir article complet :
La mystérieuse Sedna dévoile une surface particulière

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