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11 février 2005 5 11 /02 /février /2005 00:00

« L'idée à la base de l’initiative européenne GMES est la même que celle qui justifie le système global Galileo de navigation par satellites. C'est l'indépendance de l'Europe qui doit pouvoir compter sur ses propres sources d'information globale. »

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEMKMPXEM4E_Belgium_fr_0.html

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11 février 2005 5 11 /02 /février /2005 00:00

Ils sont fous ces Terriens !

 

http://www.funpic.hu/swf/numanuma.html

 

 

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9 février 2005 3 09 /02 /février /2005 00:00
I am not a number, I am a free man !
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8 février 2005 2 08 /02 /février /2005 00:00

Paris, le 8 février 2005

Feu vert pour le déploiement du radar de la sonde Mars Express de l’ESA

L’Agence spatiale européenne (ESA) a donné son feu vert au déploiement du radar MARSIS embarqué sur la sonde Mars Express, qui devrait désormais avoir lieu la première semaine de mai. Si cette opération réussit, le radar pourra commencer à rechercher des nappes d’eau de subsurface et étudier l’ionosphère de la Planète rouge.

L’ESA a pris la décision de déployer MARSIS après huit mois de simulations informatiques et de travaux techniques intensifs menés conjointement avec le Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) de la NASA. Il fallait en effet évaluer les risques de dommages en fonction des différentes configurations de déploiement et en recenser les incidences sur la sonde et ses instruments scientifiques.

Les trois segments qui constituent le radar MARSIS auraient dû être déployés en avril 2004, vers la fin de la phase de mise en service des instruments de Mars Express. Ils sont composés de deux cylindres creux de 20 mètres de long et de 2,5 centimètres de diamètre, et d’un mât de 7 mètres de long. Aucun des essais au sol du déploiement en conditions de vol n’a donné de résultats satisfaisants. Les performances n’ont par conséquent pu être vérifiées que par simulation sur ordinateur. Juste avant la date de déploiement prévue, des simulations informatiques plus pointues réalisées par le fabricant, Astro Aerospace (Californie), ont fait apparaître un risque de rebond des antennes avant qu’elles ne se verrouillent en position finale, potentiellement dommageable pour la sonde.

Conformément aux recommandations du JPL, qui a fourni le système d’antenne de l’instrument radar MARSIS placé sous la responsabilité de l’Italie, et de l’équipe scientifique de Mars Express, l’ESA a immédiatement décidé de suspendre le déploiement tant que la dynamique de cette opération ne serait pas entièrement comprise. Le JPL a procédé à une enquête exhaustive, en réalisant notamment des simulations, des études théoriques et des essais sur des antennes représentatives, destinés à évaluer les éventuels effets du vieillissement des matériaux des antennes. Des experts européens, dépêchés par l’ESA et le précédent maître d’œuvre de la sonde, Astrium SAS (France), ont travaillé en étroite coopération avec le JPL tout au long de l’enquête. Une commission de revue technique indépendante, composée de spécialistes de l’ESA et de l’industrie, s’est réunie en janvier afin d’évaluer les résultats et d’indiquer s’il est possible de procéder au déploiement et à quel moment.

Lors de sa réunion finale du 25 janvier, la commission de revue de l’ESA a recommandé de déployer les antennes de MARSIS. Cette décision s’appuyait sur les résultats des analyses, qui montraient les scénarios d’impact possibles, la quantité d’énergie en jeu, la nature des matériaux et les conditions physiques régnant dans l’espace. La commission a conclu qu’un risque d’impact sur la sonde ne pouvait être exclu mais que la quantité d’énergie serait faible et la probabilité d’un dommage grave minime.

On risque plutôt un blocage de l’antenne au cours du déploiement, soit parce que cette opération s’est interrompue d’elle-même, soit parce que la sonde l’a gênée. Bien que l’on possède des moyens pour y remédier, dans le pire des cas le radar MARSIS devra être considéré comme perdu, partiellement ou entièrement. Cependant, les analyses ont montré que les systèmes de commande de Mars Express pourraient faire face à un blocage et en réduire les incidences sur les autres instruments scientifiques.

La commission de l’ESA a recommandé de prévoir le déploiement au cours de la semaine débutant le 2 mai. Mais si les préparatifs nécessaires sont achevés plus rapidement que prévu, le déploiement pourrait avoir lieu la semaine du 25 avril. Sur le plan scientifique, un déploiement rapide est préférable dans la mesure où l’évolution de l’orbite de Mars Express permettra, à partir de mai prochain, de réaliser des mesures radar des zones les plus intéressantes de la Planète rouge.

Si l’opération réussit comme prévu, MARSIS tentera de percer les secrets de la subsurface de Mars au moins jusqu’au 30 novembre 2005, date nominale de fin de l’exploitation de Mars Express, à moins que la mission ne soit prolongée.




Note aux rédactions
La sonde Mars Express a été lancée le 2 juin 2003 et a atteint la Planète rouge le 25 décembre 2003. Depuis le 28 janvier 2004, date à laquelle elle s’est placée sur son orbite opérationnelle, elle étudie et cartographie l’ensemble de l’atmosphère et de la surface de la Planète rouge, analyse leur composition chimique et transmet de stupéfiantes images des paysages martiens.



Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Département Communication de l’ESA
Bureau Relations avec les médias
Paris, France
Tél. : + 33 (0)1.53.69.71.55
Fax : +33 (0)1.53.69.76.90

Rudolf Schmidt, Chef du projet Mars Express à l’ESA
Noordwijk, Pays-Bas
Tél. : + 31 71.565.3603


Pour plus d’informations sur la mission Mars Express, consultez le site :
http://mars.esa.int

Pour plus d’informations sur le Programme scientifique de l’ESA, consultez le site :
http://www.esa.int/science

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8 février 2005 2 08 /02 /février /2005 00:00

Certains pensent que notre vie a commencé là-bas, loin, très loin, aux frontières de l'Univers.

Là-bas ont peut-être existé des groupes humains qui pourraient être les ancêtres des Egyptiens, des Toltèques ou des Mayas, qui pourraient être les fondateurs des grandes pyramides, et des civilisations disparues de Lémurie, de Mu et de l'Atlantide.

Là-bas existent peut-être encore des frères des Hommes qui en cet instant luttent pour survivre, loi, très loin parmi les Étoiles.

"Galactica"

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7 février 2005 1 07 /02 /février /2005 00:00
Dans l'espace, personne ne vous entend crier...
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6 février 2005 7 06 /02 /février /2005 00:00
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1 février 2005 2 01 /02 /février /2005 00:00

Semaine Terre et Espace 2005 : Célébrer la Terre en regardant les étoiles


Responsables politiques, décideurs et experts du monde entier convergeront du 12 au 20 février prochain vers Bruxelles pour participer à la Semaine Terre et Espace 2005, organisée par la Commission européenne en collaboration avec l'Agence spatiale européenne. Cette manifestation, riche en évènements, accueillera notamment le Sommet mondial sur l'observation de la Terre – organisé pour la première fois en Europe, et une importante conférence sur la coopération spatiale internationale.

Le troisième Sommet mondial sur l'observation de la Terre – prévu le 16 février – devrait contribuer à définir les moyens et les applications dont se dotera demain la communauté internationale en matière d'observation de la Terre et à accroître la coopération mondiale dans le domaine spatial, en faveur notamment des pays en développement.

Une meilleure coordination des systèmes d'observation peut en effet permettre de sauver des vies et de préserver des ressources. Le tsunami, qui a récemment dévasté une douzaine de pays asiatiques et coûté la vie à plus de 180 000 personnes, souligne de manière tragique la nécessité de disposer des moyens adéquats en matière d'anticipation, de planification et de réaction..

Il sera nécessaire de disposer à l'avenir de systèmes d'alerte destinés au public et aux décideurs qui permettront d'empêcher que les risques naturels ne débouchent sur des catastrophes majeures. Cinquante cinq pays, 30 organisations internationales, la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne participent à un effort international visant à établir un réseau complet, coordonné et durable de systèmes d'observation de la Terre et de partage de données scientifiques.

Les bases d'un "Système des systèmes mondiaux d’observation de la terre" (GEOSS) seront posées le 16 février par l’adoption du plan d’action décennal en vue de sa création. Selon ses promoteurs, ce système permettra à l’avenir de réduire les famines, d'éradiquer les épidémies et d'épargner de nombreuses vies humaines.

Le 16 février, l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) signera la Charte internationale "Espace et catastrophes majeures", devenant ainsi l'un des partenaires de ce projet qui vise à offrir un système unifié d'acquisition et de diffusion de données spatiales à tous ceux qui sont frappés par une catastrophe naturelle ou d'origine humaine. Chaque membre de la Charte consacre une partie de ses ressources à appliquer les dispositions prévues par celle-ci pour atténuer les effets des catastrophes sur les biens et les personnes.

Les 17 et 18 février, la Conférence internationale sur la coopération spatiale, organisée sur le thème "Réussir en coopérant : Partager les bénéfices de l'espace", réunira des spécialistes de toutes les agences spatiales qui feront le point sur la coopération internationale dans le domaine spatial et sur ses avantages, sur les possibilités de coopération future et sur le rôle que peut jouer le Programme spatial européen – en cours de préparation sous l'égide du "Conseil Espace" européen (voir communiqué de presse ESA 62-2004) – dans le renforcement de la coopération internationale.

Une liaison en direct sera organisée, au début de la conférence, avec les astronautes qui se trouvent à bord de la Station spatiale internationale. Cet événement sera suivi par les allocutions liminaires du Vice-Président de la Commission européenne, M. Günter Verheugen et du Directeur général de l'Agence spatiale européenne, M. Jean-Jacques Dordain.

La Semaine Terre et Espace 2005 accueillera également – le 17 février – un atelier du "Club des entrepreneurs européens de l'ISS" sur le thème "l'ISS et au delà". Les intervenants appartenant à l'ESA, aux agences spatiales nationales et à l'industrie évoqueront le Programme européen d'exploration spatiale et les perspectives qu'il offre aux entreprises.

L'exposition Terre et Espace se tiendra du 12 au 20 février à l'Autoworld (Parc du Cinquantenaire à Bruxelles). Les visiteurs de tous âges pourront découvrir gratuitement les modèles et les présentations visuelles qui seront proposées sur plus de 3000 m2, et découvrir ainsi les réalisations les plus spectaculaires de l'Europe spatiale.

Un programme spécial est organisé pour les journalistes qui participeront à ces différents évènements. De nombreuses possibilités d'interviews sont prévues avec différents responsables politiques, spécialistes et astronautes européens. Une journée spécialement consacrée à des points de presse thématiques sur l'observation de la Terre figure également sur l'agenda.


Principaux évènements ouverts aux médias :

- 11 février 2005 – Inauguration de l'exposition Terre et Espace (Autoworld, Parc du Cinquantenaire, Bruxelles), en compagnie de nombreuses personnalités et des représentants de l'ESA et de la Commission européenne.

- 12 février – 10h00 – 11h00 "La Terre vue d'en haut" – (Autoworld, Parc du Cinquantenaire) - Petit-déjeuner en compagnie d'astronautes qui parleront de leur expérience et évoqueront la beauté et la fragilité de notre planète vue de l'espace.

- 15 février – Points de presse thématiques (Autoworld, Parc du Cinquantenaire). L'observation de la Terre, outil indispensable au service de l'environnement, de la sécurité internationale et de la vie quotidienne. Des spécialistes de l'observation de la Terre appartenant à diverses organisations internationales et européennes parleront de leurs activités. Chaque point de presse se terminera par une séance de questions et de réponses.

- 16 février – Sommet mondial sur l'observation de la Terre (Palais d'Egmont, Bruxelles). Des ministres et des hauts fonctionnaires venus du monde entier seront réunis à Bruxelles pour la présentation et l'adoption historique du "Plan d'action décennal du Système des systèmes mondiaux d'observation de la Terre (GEOSS)".

- 16 février – 8h00 (Autoworld, Parc du Cinquantenaire) – Signature par la JAXA de la Charte internationale "Espace et catastrophes majeures".

- 17-18 février - Conférence internationale sur la coopération spatiale (Bâtiment Charlemagne, Bruxelles) - De hauts responsables d'agences spatiales, des représentants de l’industrie spatiale et des délégués d'organismes gouvernementaux du monde entier évoqueront les nouvelles perspectives ouvertes à la coopération internationale dans les domaines de l’espace et des catastrophes majeures, de l’espace et du développement, et des sciences spatiales. Ils débattront également du rôle important que le nouveau Programme spatial européen pourra être amené à jouer en la matière.

- 17 février 2005 "l'ISS et au delà" – 14h00- 18h00 (Exposition Terre et Espace, Autoworld, Salle Mahy) - Première réunion de l'atelier du "Club des entrepreneurs européens de l'ISS" (IBC).

- 12 au 20 février – Exposition Terre et Espace (9h30 à 18h00 en semaine – 10h00 à 20h00 les week-ends - Autoworld – Parc du Cinquantenaire). Entrée gratuite. Destinée aux personnes de tous âges intéressées par la Terre et l'Espace. Plus de 3000 m2 d'exposition leur permettront d'effectuer un voyage fascinant autour de notre planète et au delà.


Les personnes souhaitant participer aux manifestions de presse organisées à l'occasion de la semaine Terre et Espace 2005 peuvent s'inscrire sur le site suivant :

http://europa.eu.int/space/esw/ et visiter le centre de presse en ligne.

Pour toute information supplémentaire sur le programme et les activités réservées aux médias, s'adresser aux personnes suivantes :

Boris Kandziora
Documentaliste et attaché de presse,
DG Recherche
Tél. : +32.2.296.96.29 ;
e-mail :
boris.kandziora@cec.eu.int

Simonetta Cheli
Chef des relations institutionnelles
ESA/ESRIN
Tél. : + 39 06 9418 0350

Franco Bonacina
Responsable des Relations avec les médias
ESA. Paris
Tél. : + 33 1 5369 7713

Les personnes souhaitant participer aux manifestions de presse organisées à l'occasion de la semaine Terre et Espace 2005 peuvent également s'adresser à :

Mónica Vicente Cristina (Presse écrite seulement)
Hill & Knowlton International
Tél. : +32.2.739.16.71
e-mail:
mcristin@hillandknowlton.com

Gérald Alary (médias audiovisuels seulement)
DDB Focus Europe (chargé par la Commission européenne de couvrir cet évènement)
Tél. : +32.2.761.20.29
e-mail:
gerald.alary@ddb.be

Les dernières informations sur la semaine Terre et Espace sont disponibles sur le site:
http://europa.eu.int/space/esw



 

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27 janvier 2005 4 27 /01 /janvier /2005 00:00


27 janvier 2005

Les Chefs des agences spatiales américaine, canadienne, européenne, japonaise et russe se sont réunis le 26 janvier à Montréal (Canada) pour faire le point sur leur coopération dans le cadre du programme de Station spatiale internationale (ISS) et lui donner une nouvelle impulsion. A cette occasion, ils ont passé en revue les activités en cours au titre de ce programme ainsi que les plans élaborés par la NASA pour le retour en vol de la Navette. Ils ont entériné la configuration de l’ISS approuvée par la Commission multilatérale de coordination. Les Partenaires au programme ISS ont réaffirmé que leurs Agences étaient déterminées à remplir leurs obligations au titre de ce programme, à achever l’assemblage de la Station d’ici la fin de la décennie et à utiliser et faire évoluer l’ISS en fonction de leurs objectifs de recherche et d’exploration.


 
Les Partenaires ont examiné et approuvé des plans visant à assurer le soutien logistique continu de la Station pour permettre la réalisation des activités de recherche et d’utilisation programmées. L’un de leurs principaux soucis est de développer l’exploitation et l’utilisation initiale de la Station grâce à un renforcement de l’équipage, qui pourrait passer à plus de trois membres après la reprise des vols de la Navette. L’ISS sera desservie par toute une gamme de véhicules fournis par différents Partenaires. Les plans prévoient l’utilisation du vaisseau russe Soyouz, de la Navette spatiale américaine, du cargo automatique de ravitaillement Progress fourni par la Russie, du véhicule européen ATV et du HTV japonais, ainsi que de moyens mis à disposition par d’éventuels futurs partenaires commerciaux.

Les Chefs d’Agence ont décidé de se réunir à nouveau à l’automne 2005 pour faire le point sur l’avancement des activités planifiées. Ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la coopération internationale sans précédent qui caractérise depuis le début le programme ISS. Cette coopération a permis aux Partenaires de maintenir une présence humaine en orbite dans de bonnes conditions de sécurité et de continuer à exploiter de manière efficace la Station et ses équipements, y compris le bras robotisé Canadarm2, ceci malgré l’interruption des vols de navettes. Les Chefs d’Agence ont également rendu hommage au formidable travail accompli par les équipages de l’ISS et ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre l’assemblage de la Station dès que les vols de navettes reprendront en mai 2005.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

ESA - Service Relations avec les médias

Tél. : +33 (0)1 53 69 71 55

Fax : +33 (0)1 53 69 76 90


 
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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 00:00

A l’œil, au toucher et à l’odeur, l’univers de Titan présente des ressemblances frappantes avec la Terre

Le 14 janvier, la sonde Huygens de l’ESA a réalisé une grande première : atterrir sur Titan, la plus grande des lunes de Saturne, à 1,2 milliard de kilomètres de notre planète. Huygens a accompli ce long voyage dans le cadre de la mission Cassini-Huygens, réalisée conjointement par l’ESA, la NASA et l’ASI. Pendant la phase de descente, à partir d’une altitude d’environ 150 kilomètres, et après l’atterrissage sur le sol de Titan, six instruments multifonctions placés à bord de la sonde ont enregistré des données. Les premières analyses scientifiques dérivées de ces données ont été présentées dans le cadre d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 21 janvier au Siège de l’ESA, à Paris.

« Nous détenons aujourd’hui les informations nécessaires pour comprendre ce qui façonne le paysage de Titan, » a déclaré Martin Tomasko, chercheur responsable du radiomètre spectral imageur de descente (DISR), pour qui «les traces de précipitation, d’érosion, d’abrasion mécanique et d’autres formes d’activité hydrologique constatées au niveau géologique montrent que les processus physiques qui ont façonné Titan sont très proches de ceux qui ont modelé la Terre ».

A en juger par les spectaculaires images prises par le DISR, Titan présente de remarquables analogies avec la Terre du point de vue météorologique et géologique. Certaines images font apparaître un réseau complexe de chenaux de drainage étroits allant d’une zone claire de plateaux vers des zones de plus basse altitude, plus lisses et plus sombres. Ces chenaux se

rejoignent pour former des systèmes fluviaux qui se dirigent vers des lacs asséchés dans lesquels on peut déceler des formes rappelant étrangement les îles et les hauts-fonds de notre planète.

Les données du chromatographe en phase gazeuse et du spectromètre de masse (GCMS) et celles du module scientifique de surface (SSP) confortent les conclusions de Martin Tomasko. Les observations de Huygens plaident fortement en faveur d’une activité hydrologique à la surface de Titan. Le fluide en question est toutefois du méthane, composé organique simple qui peut exister sous forme liquide ou gazeuse sur Titan, où règnent des températures inférieures à –170°C, et non de l’eau, comme sur la Terre.

Les rivières et les lacs de Titan semblent aujourd’hui à sec, mais il est possible que des précipitations soient tombées dans un passé peu éloigné.

Les données de décélération et de pénétration fournies par le SSP montrent que le matériau présent sous la croûte de surface a la consistance du sable. Cet aspect s’explique-t-il par des précipitations de méthane qui se seraient abattues pendant une période incommensurable sur le sol de Titan, ou faut-il y voir le résultat d’un phénomène de remontée de liquide par capillarité depuis le sous-sol vers la surface ?

La chaleur dégagée par la sonde a eu pour effet de réchauffer le sol à l’endroit où celle-ci s’est posée. Le GCMS et le SSP ont tous deux détecté des émanations de méthane gazeux issues par évaporation du matériau de surface, confortant l’idée que le méthane joue un rôle central dans la géologie et la météorologie atmosphérique de ce corps céleste – avec la formation de nuages et de précipitations exerçant sur la surface un effet d’érosion et d’abrasion.

On constate par ailleurs sur les images du DISR la présence de petits galets arrondis jonchant le lit d’une rivière à sec. Les mesures spectrales (couleur) donnent à penser que ces galets seraient composés de glace d’eau sale plutôt que de roches silicatées, même s’ils sont solides comme des rocs compte tenu des températures mesurées sur Titan.

Le sol de Titan semble constitué – au moins pour partie – de précipités issus de la brume organique qui enveloppe la planète. Ce matériau sombre qui se dépose en surface provient de l’atmosphère de Titan. Par un effet de lessivage, les précipitations de méthane entraînent cette substance des hautes altitudes vers le sol, où elle se concentre au fond des chenaux de drainage et dans les lits des rivières, contribuant à la formation des zones sombres visibles sur les images du DISR.

Des indices inédits basés sur la découverte d’argon 40 dans l’atmosphère de Titan témoignent d’une activité volcanique ayant engendré non pas des éruptions de lave, comme sur Terre, mais de glace d’eau et d’ammoniaque.

On peut donc dire que bon nombre des processus géophysiques observés sur Terre se retrouvent sur Titan. Du point de vue de la chimie, en revanche, les différences sont considérables. Titan n’a pas d’eau liquide, mais du méthane liquide ; pas de roches silicatées, mais de la glace d’eau ; pas de sol terreux, mais des dépôts de particules d’hydrocarbures d’origine atmosphérique. Et ses volcans n’ont pas craché de la lave, mais de la glace à très basse température.

Cet univers extraordinaire abrite donc des processus géophysiques de type terrestre mais qui agissent sur des matériaux tout à fait exotiques dans des conditions très différentes des nôtres.

« Nous avons là des résultats extraordinaires. Les chercheurs ont travaillé toute la semaine sans relâche car les données de Huygens sont absolument passionnantes. Et nous n’en sommes qu’au début ! Les données vont occuper les scientifiques pendant de nombreuses années », a précisé Jean-Pierre Lebreton, responsable de la mission Huygens à l’ESA.

La mission Cassini-Huygens est le fruit d'une coopération entre la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale italienne (ASI). C'est le Jet Propulsion Laboratory (JPL), division du California Institute of Technology de Pasadena, qui a conçu, développé et assemblé l'orbiteur Cassini et qui gère aujourd'hui la mission pour le compte du Bureau des sciences spatiales de la NASA, installé à Washington, tandis que l’ESA est en charge de la sonde Huygens.

Pour obtenir davantage d'informations, veuillez contacter :
ESA- Division Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90


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