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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 00:00
Les scientifiques responsables de la sonde Mars Express découvrent un sous-sol martien inattendu

Selon Giovanni Picardi (de l'Université de Rome La Sapienza), responsable de recherche pour le radar MARSIS de la sonde Mars Express, les informations fournies par ce radar sont sans précédent car elles révèlent que le sous-sol de la planète est plus ancien et plus accidenté que la surface. Ces résultats, qui proviennent du radar de sondage de pointe embarqué sur l'orbiteur Mars Express de l'ESA, apportent de nouveaux indices importants en ce qui concerne l'histoire géologique encore mystérieuse de Mars. 

Les observations réalisées par MARSIS, premier radar de sondage souterrain utilisé pour l'exploration d'une planète, semblent bien indiquer que d'anciens cratères d'impact se cachent sous les basses et paisibles plaines de l'hémisphère nord de Mars. La technique appliquée utilise les échos renvoyés par des ondes radio ayant pénétré à l'intérieur du sous-sol martien.

MARSIS a trouvé des preuves que ces cratères d'impact enfouis - dont le diamètre varie entre 130 et 470 kilomètres - sont présents sous une grande partie des basses terres septentrionales. Ces découvertes font l'objet d'un article paru dans le numéro du 14 décembre 2006 de la revue Nature
 
Avec MARSIS, « nous avons quasiment une vision de type rayons X », déclare Thomas R. Watters du Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace (Washington) et principal auteur des résultats : « Outre la découverte de bassins d'impact inconnus jusqu'alors, nous avons également la confirmation que certaines subtiles dépressions topographiques presque circulaires dans les basses terres sont liées à des phénomènes d'impact. »

Étudier la manière dont Mars a évolué permet de mieux comprendre les premiers âges de la Terre. Ainsi, sur Terre, il est plus difficile de repérer des traces laissées par les forces qui sont entrées en action il y a plusieurs milliards d'années, car un grand nombre de ces traces ont disparu du fait de l'activité tectonique et de l'érosion. 

Ces nouvelles découvertes permettent aux planétologues de mieux comprendre l'un des mystères les plus difficiles à percer au sujet de l'évolution et de l'histoire géologiques de Mars. Contrairement à la Terre, il existe sur Mars une différence frappante entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. Ainsi, l'hémisphère sud est presque entièrement recouvert de hauts reliefs accidentés et percés de nombreux cratères, tandis que la plus grande partie de l'hémisphère nord est composée de terrains plus réguliers et moins élevés.

Étant donné que les impacts à l'origine des cratères peuvent se rencontrer sur toute la surface d'une planète, on considère généralement que les zones qui comportent moins de cratères correspondent à des surfaces plus jeunes, où les processus géologiques ont effacé les cicatrices laissées par lesdits impacts. Ainsi, la surface des plaines septentrionales de Mars, recouverte de vastes quantités de lave volcanique et de sédiments, est-elle jeune et lisse. Toutefois, les nouvelles données fournies par MARSIS indiquent que la croûte sous-jacente est extrêmement ancienne.

« Le nombre de cratères d'impact enfouis de plus de 200 kilomètres de diamètre que nous avons trouvé avec MARSIS » explique Jeffrey Plaut, responsable de recherche associé de l'instrument MARSIS au Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) en Californie, « nous indique que la croûte sous-jacente dans les basses terres du nord doit être très ancienne et remonter au début du noachien (qui a duré du début de la naissance de Mars jusqu'à environ 4 milliards d'années) ». Le début du noachien a été une époque marquée par la formation de très nombreux cratères d'impact dans tout le système solaire.

Les résultats semblent indiquer que la croûte des basses terres du nord est aussi ancienne que les hautes terres du sud les plus anciennes, qui remontent également au noachien, et que la dichotomie entre les hémisphères nord et sud est probablement apparue très tôt dans l'histoire de Mars.

« Ces résultats sont particulièrement intéressants et sans précédent », précise Giovanni Picardi, « MARSIS peut contribuer à nous faire mieux comprendre la géologie de Mars en analysant la morphologie de sa surface et de sa subsurface. De plus, l'étude détaillée des données de l'instrument nous fournit de précieuses informations sur la composition des matériaux. »



Note aux rédactions

Ces découvertes font l'objet d'un article paru dans le numéro du 14 décembre 2006 de la revue Nature, sous le titre « MARSIS radar sounder evidence of buried basins in the northern lowlands of Mars » par T.R. Watters (Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace, Washington, États-Unis), C.J. Leuschen (Centre de télédétection des calottes glaciaires, Université du Kansas, États-Unis), J.J. Plaut, A. Safaenili et A.B. Ivanov (Laboratoire de propulsion spatiale, Californie, États-Unis), G. Picardi (Département Infocom, Université de Rome La Sapienza , Italie), S.M. Clifford (Institut lunaire et planétaire, Texas, États-Unis), W.M. Farrell (NASA/GSFC, Maryland, États-Unis), R.J. Phillips (Département des sciences terrestres et planétaires, Université Washington, Missouri, États-Unis), et E.R. Stofan (Proxemy Research, Maryland, États-Unis).
L'instrument MARSIS a été réalisé dans le cadre d'un Mémorandum d'Accord entre l'Agence spatiale italienne (ASI) et la NASA. Son développement a été assuré par Alenia Spazio sous la conduite de l'ASI et sous la supervision scientifique de l'Université de Rome La Sapienza, en association avec le Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) à Pasadena (Californie) et l'Université de l'Iowa. Il s'agit du premier instrument conçu précisément pour scruter le sous-sol martien.
Par ailleurs, l'équipe italo-américaine de MARSIS est étroitement associée au projet de radar SHARAD, fourni par l'ASI pour être installé à bord de l'orbiteur MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) de la NASA, dont le lancement a eu lieu le 12 août 2005. MARSIS et SHARAD sont conçus pour apporter des informations complémentaires sur le sous-sol martien. MARSIS est en effet capable d'explorer la subsurface jusqu'à une profondeur de cinq kilomètres, voire davantage, tandis que SHARAD scrute les couches plus proches de la surface jusqu'à une profondeur de 1 kilomètre.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
Thomas R. Watters, Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace, Washington, États-Unis
Email: watterst@si.edu
Giovanni Picardi, responsable de recherche pour le radar MARSIS, Université de Rome La Sapienza, Italie
Email: picar@infocom.uniroma1.it
Jeffrey Plaut, responsable de recherche associé pour le radar MARSIS, NASA/JPL
Email: plaut@jpl.nasa.gov
Agustin Chicarro, responsable scientifique du projet Mars Express à l'ESA
Email: agustin.chicarro@esa.int
Roberto Seu, chercheur associé pour le radar MARSIS et responsable de recherche pour le radar SHARAD, Université de Rome La Sapienza, Italie
Email: roberto.seu@uniroma1.it

Articles sur le sujet :
Liste de liens à partir de : http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEM30WTLWFE_0.html,
et également :
http://www.esa.int/SPECIALS/Results_from_Mars_Express_and_Huygens/SEM7ZTULWFE_0.html


Lien en rapport :
Site MARSIS ( = http://www.marsis.com)

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 00:00
L'astronaute suédois de l'ESA Christer Fuglesang est arrivé en orbite

Christer Fuglesang a décollé la nuit dernière à bord de la navette spatiale Discovery de la NASA, pour une mission qui doit poursuivre l'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) et ramener sur Terre un autre astronaute de l'ESA, Thomas Reiter, qui travaille depuis cinq mois sur cet avant-poste spatial.

Le départ du vol STS-116 a eu lieu dans la nuit du 9 décembre, lorsque Discovery a décollé du Centre spatial Kennedy de la NASA à Cape Canaveral (Floride) à 20h47 heure locale (soit 2h47 heure de Paris le 10 décembre). Il s'agissait du premier lancement de nuit d'une navette spatiale depuis son retour en vol. Discovery a atteint l'orbite terrestre basse après environ 8 minutes de vol propulsé. La navette emporte un équipage de sept astronautes, dont Christer Fuglesang.

Les cinq premières heures de la mission serviront à configurer Discovery pour des activités orbitales, avant la première période de sommeil de l'équipage. Au cours de sa première journée complète dans l'espace, l'équipage procédera à une série d'inspections en vol afin de vérifier que Discovery n'a pas subi de dégâts durant son lancement. Ensuite, l'orbiteur exécutera des manouvres de rendez-vous avec la station spatiale. L'amarrage doit avoir lieu dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 décembre, à 00h17 heure de Paris.
 

Christer Fuglesang sera accueilli sur l'ISS par son collègue allemand de l'ESA Thomas Reiter, qui y travaille en tant qu'ingénieur de bord et fait partie de l'équipage actuel depuis son arrivée (également à bord de Discovery) le 6 juillet dernier.

Depuis la reprise des vols l'année dernière, la mission STS-116 est le quatrième vol de la navette et la deuxième mission d'assemblage de l'ISS. Elle doit livrer un nouveau segment de l'ossature de l'ISS, ainsi que des fournitures, des équipements et des charges utiles scientifiques, comme par exemple des panneaux supplémentaires destinés à protéger le module de service russe Zvezda des micrométéorites et des débris spatiaux. L'équipage procédera également à une reconfiguration majeure de l'alimentation électrique et de la régulation thermique de l'ISS, en effectuant le raccordement des panneaux solaires et des radiateurs qui ont été livrés par la navette Atlantis en septembre dernier.


Le premier Suédois dans l'espace

Physicien suédois spécialisé en physique des particules, Christer Fuglesang a intégré en mai 1992 le Corps des astronautes de l'ESA au Centre des astronautes européens à Cologne (Allemagne). La mission STS-116 est son premier vol dans l'espace.

En 1995, il a été la doublure de Thomas Reiter pour la mission Euromir-95 qui a duré 179 jours. Après s'être entraîné à la fois aux États-Unis et en Russie, Christer Fuglesang a reçu en avril 1998 la qualification de spécialiste mission de la NASA et en octobre 1998 le certificat russe de « Commandant de bord de Soyouz », qui lui permet d'exercer les fonctions de commandant à bord de cette capsule de trois personnes pendant le retour sur Terre.

La mission actuelle, de 12 jours, de Christer Fuglesang a été baptisée « Celsius », en hommage au célèbre astronome et scientifique suédois Anders Celsius. Ce dernier a non seulement été l'inventeur de l'échelle internationale des températures qui porte son nom, mais il a aussi collecté des observations d'aurores boréales et participé à une expédition dans le nord de la Scandinavie, au cours de laquelle il a pris des mesures qui ont contribué à confirmer, comme le pensait Newton, que la Terre est aplatie aux pôles.


Mécanicien, électricien, chauffagiste.

Christer Fuglesang passera une semaine à bord de l'ISS et participera à deux des trois sorties dans l'espace ou activités extra-véhiculaires (EVA) programmées dans le cadre de cette mission d'assemblage de l'ISS.

Mardi 12 décembre, il quittera la station en compagnie de l'astronaute Robert Curbeam de la NASA pour une sortie dans l'espace de 6 heures, afin d'installer un nouveau segment d'ossature qui permettra, au cours de l'été prochain, de transférer les panneaux solaires d'origine depuis le sommet du module Destiny jusqu'à la partie bâbord de l'ossature de l'ISS. Jeudi 14 décembre, Fuglesang et Curbeam effectueront une autre EVA particulièrement complexe de 6 heures afin de raccorder les systèmes d'alimentation électrique et de régulation thermique de la station aux nouveaux panneaux solaires et radiateurs montés sur un segment de poutre qui a été livré en septembre.

« Christer est en train de prendre part à une mission importante pour le développement des capacités de la station », a déclaré Daniel Sacotte, Directeur des Vols habités de l'ESA. « L'assemblage de l'ISS est en bonne voie ; la prochaine phase de reconfiguration et d'accroissement de la puissance électrique constituera une étape critique en vue de préparer l'ISS à l'arrivée, prévue l'année prochaine, des deux principales contributions européennes à cette entreprise internationale : l'ATV, qui servira au ravitaillement de la station, et le laboratoire Columbus ».


. mais aussi chercheur et sportif
 
Outre ces activités « extérieures », Christer Fuglesang exécutera une série d'expériences mises au point par des chercheurs européens afin d'évaluer les effets du rayonnement cosmique sur la physiologie humaine, question qui est particulièrement importante en vue de préparer des missions de longue durée au-delà de l'orbite terrestre.

L'expérience ALTEA, consacrée aux effets de ce rayonnement sur les fonctions cérébrales, étudiera son passage à travers le cerveau de l'astronaute tout en contrôlant l'activité cérébrale de celui-ci. Une autre expérience, Chromosome-2, étudiera les incidences de ce rayonnement sur les gènes humains. Comme Thomas Reiter depuis son arrivée à bord de l'ISS en juillet, Christer Fuglesang sera également équipé de dosimètres européens individuels (EuPCD), qui mesureront la dose cumulée de rayonnement reçu au cours du vol.

De plus, Christer Fuglesang fera plusieurs démonstrations pédagogiques concernant le rayonnement dans l'espace et, en sa qualité d'ancien champion suédois de frisbee, essaiera de battre le record de « durée de vol » d'un frisbee, ce qui, dans des conditions de microgravité, ne sera manifestement pas très compliqué.

Discovery se désamarrera de l'ISS le lundi 18 décembre à 21h 39 heure de Paris, en emportant à son bord à la fois Christer Fuglesang et Thomas Reiter. Avant le retour sur Terre, Christer aura pour tâche de déployer trois nanosatellites américains se trouvant dans le compartiment de charge utile de l'orbiteur.

L'atterrissage sur la piste de Cape Canaveral réservée aux navettes est prévu jeudi 21 décembre dans la soirée à 22h17.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Téléphone : +33 (0)1 53 69 71 55
Fax : +33 (0)1 53 69 76 90

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:00
Observer la Terre en temps quasi réel

N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir suivre en direct depuis l'espace des phénomènes naturels tels que les incendies, les inondations et les éruptions volcaniques, ou même simplement d'observer notre planète ? L'Agence spatiale européenne a créé un site internet, MIRAVI, qui donne accès aux toutes dernières images envoyées par ENVISAT, le plus grand satellite au monde d'observation de la Terre.

MIRAVI (acronyme de MERIS Images RApid VIsualization) suit le parcours d'ENVISAT tout autour de la Terre, génère des images à partir des données brutes collectées par MERIS, l'instrument optique d'ENVISAT, et les met en ligne en moins de deux heures. MIRAVI est gratuit et ne nécessite aucune inscription.

« L'ESA a conçu MIRAVI pour que le grand public puisse recevoir des images quotidiennes de la Terre. Les scientifiques bénéficient bien entendu déjà de ces données, mais nous avons pensé qu'elles pourraient intéresser tout un chacun. Voir les toutes dernières images de notre planète permet d'admirer les splendeurs de la Terre et de mieux connaître l'environnement, » déclare Volker Liebig, Directeur des Programmes d'observation de la Terre à l'ESA.

Pour bénéficier de ce service, il suffit de se connecter sur le site MIRAVI. On peut parcourir les toutes dernières images en cliquant sur les aperçus figurant sur la gauche, ou afficher un lieu bien défini en sélectionnant une zone sur la carte du monde ou en entrant ses coordonnées géographiques. MIRAVI propose également des images archivées depuis mai 2006 consultables par date.

Même si ces images sont fascinantes et donnent vraiment aux utilisateurs la sensation unique d'être à bord du satellite, elles ne sont pas destinées à un usage scientifique. Les spécialistes utilisent pour leur part des produits de MERIS qui exploitent les 15 bandes spectrales de l'instrument et sont générés par des algorithmes complexes. Les images de MIRAVI ne font appel qu'à quelques bandes spectrales, travaillées de façon à correspondre à ce que l'on verrait à l'oil nu.

« La mission ENVISAT est une grande réussite de l'Europe, qui est devenue l'un des principaux fournisseurs d'informations sur la Terre et son environnement, et notamment sur les facteurs du changement climatique. Depuis son lancement en 2002, ENVISAT observe en continu les terres émergées, l'atmosphère, les océans et les calottes glaciaires grâce à ses dix instruments de haute technologie » explique Henri Laur, responsable de la mission ENVISAT à l'ESA.

ENVISAT a été placé en orbite polaire à une altitude de 800 km, qui permet à MERIS d'observer l'intégralité de la planète en trois jours. MERIS mesure le rayonnement solaire réfléchi par la surface de la Terre, ce qui rend la présence du Soleil nécessaire pour qu'il puisse produire une image. Comme le Soleil est bas en hiver dans les zones septentrionales, les images de la Scandinavie, par exemple, ne sont pas disponibles à cette époque, sauf les images d'archives. Cette situation s'inversera à partir de mars, où des images de cette région seront obtenues quotidiennement. En revanche, l'Antarctique sera visible au cours des deux prochains mois.


Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Bureau des Relations avec les Médias
Tel : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:00
Réussite du premier essai à feu du moteur du premier étage de Vega à Kourou


Le plus grand moteur monobloc à propergol solide à structure bobinée jamais réalisé en Europe a passé avec succès le cap de son premier essai à feu statique ce 30 novembre 2006 à 12:30 heure de Kourou (16:30 heure de Paris) au Port spatial de l'Europe, à Kourou (Guyane).

Le moteur P80, qui assurera la propulsion du premier étage du lanceur Vega de l'ESA, a délivré une poussée moyenne de l'ordre de 190 tonnes pendant plus de 100 secondes, soit environ un tiers de celle délivrée par chacun des étages d'accélération à poudre (EAP) d'Ariane-5. Un pic de poussée de 250 tonnes a été atteint pendant 7 secondes.

D'après Antonio Fabrizi, Directeur des lanceurs à l'ESA, « les premières données dont nous disposons montrent que le moteur a suivi de près la courbe de pression escomptée. Ce succès marque l'achèvement de la première série d'essais réalisés pour le développement de Vega en 2006, année à la fois riche en activités et fructueuse pour ce programme. Le franchissement de cette étape importante contribue à renforcer la confiance placée dans le lanceur Vega, dont Arianespace prépare maintenant l'exploitation, sur la base de la Convention également signée avec l'ESA en ce mois de novembre ».

« En ce qui concerne les différentes caractéristiques du programme P80 et au-delà des aspects techniques et des innovations », ajoute Antonio Fabrizi, « il convient de souligner le remarquable investissement de l'industrie dans ce programme, rendu possible par les prévisions optimistes d'exploitation de Vega ».

Au cours de cet essai, les ingénieurs ont enregistré plus de 600 paramètres pour vérifier que les nouvelles technologies utilisées en grand nombre sur ce moteur ont fonctionné comme prévu

Développé sur la base des capacités industrielles acquises avec le moteur à propergol solide à trois segments des EAP d'Ariane-5, le P80 - dont la taille correspond à peu près à celle du segment inférieur d'un EAP - présente bon nombre de caractéristiques innovantes qui pourraient être réutilisées ultérieurement sur le lanceur lourd Ariane pour en améliorer les performances en termes de capacités et de coût.


Démonstrateur technologique

Le moteur P80 - environ 12 mètres de hauteur pour 3 mètres de diamètre - est conçu pour recevoir 88 tonnes de propergol solide. A la différence des précédents moteurs de taille équivalente ou supérieure développés en Europe ou ailleurs, composés de plusieurs blocs de propergol coulés séparément avant leur assemblage, le P80 se compose d'un seul bloc.

Pour des raisons de dimensions, il a été possible de procéder à la coulée du propergol à l'Usine de propergols de Guyane (UPG), à Kourou, dans le puits utilisé pour les segments inférieurs de 100 tonnes des EAP d'Ariane-5. Alors que les EAP sont dotés d'une enveloppe externe en acier inoxydable, le P80 utilise une enveloppe légère en composite à filament bobiné. Il est également équipé d'un allumeur de conception nouvelle, simplifiée, à structure en fibre de carbone.

Une nouvelle tuyère orientable en composite a été développée pour le P80. Elle se caractérise par une architecture simplifiée, dont le nombre d'éléments a été réduit dans un souci de baisse des coûts de production. Cette tuyère comprend des pièces métalliques complexes ainsi qu'un nouveau matériau d'isolation thermique. Le joint de la tuyère est plus souple que celui des modèles précédents, ce qui facilite le pilotage par les actionneurs électromécaniques. Il s'agit d'un progrès technologique supplémentaire pour des moteurs de cette taille, qui utilisent d'ordinaire un système hydraulique plus complexe.

« Comme prévu, le P80 a résisté à des pressions de combustion élevées, supérieures à 80 bar » fait remarquer Stefano Bianchi, Responsable du programme Vega à l'ESA. « En dépit de ces conditions très rigoureuses, il semble d'ores et déjà que le moteur ait parfaitement fonctionné, même s'il nous faut encore un peu de temps pour analyser le volume considérable de données recueillies ».

Cet essai a été mené sur le banc BEAP de Kourou, celui-là même qui sert aux essais à feu des EAP d'Ariane-5. Le moteur sera maintenant démonté en vue d'une analyse approfondie. Certains de ses éléments, par exemple la tuyère, seront réexpédiés en Europe.


Franchissement d'une nouvelle étape dans le programme Vega

Le P80 est développé en tant que premier étage du lanceur Vega et démonstrateur technologique dans le cadre d'un programme spécifique de l'ASE géré par une équipe de projet intégrée pilotée par le CNES. Cette équipe de projet travaille avec une équipe industrielle pilotée par la société franco-italienne Europropulsion, qui s'est vu déléguer l'ensemble du développement par la société italienne Avio SpA. Parmi les principaux sous-traitants figurent la société belge SABCA (système de pilotage TVC), l'entreprise française Snecma Propulsion Solide (Tuyère) et le Néerlandais APP (allumeur).

Il est prévu de mener au total deux essais à feu pour le P80, le deuxième devant avoir lieu à la mi-2007. Des essais à feu supplémentaires du Zefiro 23, puis du Zefiro 9 - qui assureront respectivement la propulsion des deuxième et troisième étages de Vega - sont également programmés en 2007. L'essai qui vient d'être réalisé représente pour le programme Vega ainsi que pour les compétences européennes dans le domaine de la propulsion à poudre une avancée majeure qui s'ajoute à une série d'autres étapes clés franchies en 2006. Ce résultat témoigne de la maturité du programme et permet de procéder à la consolidation finale du calendrier des activités ultérieures, dans la perspective d'un vol inaugural en 2008.

Le lanceur Vega de l'ESA, destiné à la mise en orbite de petits satellites, comprend trois étages de propulsion à propergol solide ainsi qu'un module d'injection à ergols liquides développé avec le soutien de sept Etats membres de l'ESA (Italie, France, Belgique, Suisse, Espagne, Pays-Bas et Suède). La responsabilité du développement de ce lanceur a été confiée à ELV SpA, filiale commune d'Avio SpA et de l'Agence spatiale italienne (ASI).

Vega a été conçu pour placer une ou plusieurs charges utiles sur des orbites pouvant atteindre 1 500 km d'altitude. Si le scénario de référence prévoit l'injection d'une charge utile d'environ 1 500 kg sur une orbite circulaire héliosynchrone à 700 km d'altitude, Vega sera également en mesure d'emporter des satellites allant de 300 kilos à plus de 2 tonnes, ainsi que des microsatellites en tant que passagers secondaires. Cet éventail de capacités permettra de répondre à une multitude de besoins dans des domaines aussi divers que la télédétection, le suivi de l'environnement, les sciences de la Terre, la science spatiale, la recherche fondamentale, ou encore la recherche et la technologie concernant les futures applications et systèmes spatiaux. Une fois qualifié, le lanceur sera commercialisé et exploité par Arianespace au Centre spatial guyanais, aux côtés d'Ariane-5 et de Soyouz, avec pour débouché le marché des lancements de petits et moyens satellites.

Pour tout complément d'information, contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:00
L'ISS accueillera bientôt l'astronaute suédois Christer Fuglesang

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang sera bientôt le premier Suédois - et le premier Scandinave - à participer à un vol orbital. Dans la nuit du 7 au 8 décembre, il prendra place en qualité de spécialiste mission à bord de la navette Discovery (vol STS-116). Avec les six autres membres de l'équipage, il rejoindra la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission qui a pour objectif d'intégrer un nouveau segment à l'ossature de la station et de raccorder le nouvel ensemble de panneaux solaires et de radiateurs au réseau électrique et de régulation thermique du complexe orbital.

Discovery décollera du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride) le 8 décembre à 3h36 heure de Paris (2h36 TU). Son amarrage à la station spatiale est prévu le 10 décembre à 0h00 heure de Paris (le 9 décembre à 23h00 TU).

Christer Fuglesang retrouvera alors son collègue allemand Thomas Reiter, qui fait partie de l'équipage actuel de la station depuis le 6 juillet dernier. C'est la première fois que deux astronautes de l'ESA seront réunis dans le cadre d'une même mission ISS. Ils regagneront la Terre ensemble à bord de Discovery.

A l'occasion de sa mission de 12 jours, Christer Fuglesang effectuera deux sorties dans l'espace sur les trois qui sont prévues.
 
Baptisée Celsius, en hommage au célèbre astronome suédois Anders Celsius (1701-1744), la mission de Christer Fuglesang consistera notamment à réaliser plusieurs expériences européennes dans le domaine de la physiologie humaine et de la dosimétrie des rayonnements ainsi que des expériences de type éducatif sur les mêmes sujets.

Avec Celsius, l'ESA confirme la place importante qu'elle occupe dans le programme ISS et dans l'assemblage de la station. D'autres astronautes de l'ESA s'entraînent d'ores et déjà pour les prochaines missions d'assemblage. Le prochain à partir, l'Italien Paolo Nespoli, participera au vol STS-120 qui acheminera l'élément de jonction européen n°2 vers l'ISS en septembre 2007. En octobre 2007, c'est l'Allemand Hans Schlegel qui rejoindra à son tour la station spatiale dans le cadre de la mission STS-122, destinée à la mise en orbite du laboratoire Columbus de l'ESA.

Des bulletins d'actualité, des informations générales sur la mission, ainsi que des images et des vodcasts sont disponibles en anglais et en suédois sur le portail internet de l'ESA (http://www.esa.int/celsius).

Le vol STS-116 étant programmé à une heure avancée de la nuit pour l'Europe, l'ESA ne compte pas organiser d'événement pour la presse dans ses centres opérationnels. Les séquences vidéo fournies en direct par la NASA seront accessibles sur le site de la mission Celsius de l'ESA (http://www.esa.int/celsius).

Le service de télévision de l'ESA (ESA-TV) assurera la retransmission du programme de télévision de la  NASA du début du commentaire relatif à la mission (21h30 heure de Paris) jusqu'à la fermeture de l'écoutille (environ 1h30 heure de Paris), et reprendra la retransmission pour la chronologie finale et le lancement. Il proposera aussi un résumé des événements le 8 décembre à 5h30 heure de Paris.

ESA-TV assurera ensuite la couverture quotidienne de la mission en retransmettant à 9h00 heure de Paris les communiqués de la NASA récapitulant l'essentiel des informations du jour, et couvrira par ailleurs, à temps pour la préparation des journaux du matin,  les deux sorties dans l'espace (EVA) de Christer Fuglesang.

Les caractéristiques des liaisons satellite et les horaires de transmission seront publiés sur le site http://television.esa.int le 4 décembre.

A l'occasion de la mission du premier astronaute suédois, l'ESA organise avec le Swedish National Space Board (SNSB) et la ville de Stockholm une manifestation spéciale dans le « Kulturhuset », SpaceCamp Stockholm, où seront présentées - du 7 au 20 décembre - une série d'activités ayant trait à la promotion de l'espace et de ses applications : expositions,  conférences, ateliers, films etc. Un événement y sera organisé en direct à l'intention du grand public et des représentants des médias pendant le lancement de la navette Discovery.

Pour tout renseignement supplémentaire sur le SpaceCamp Stockholm, prière de contacter Rosita Suenson (Tél : +31 652 06 21 58).

Pendant la durée de la mission, vous pouvez joindre des représentants ESA en charge des relations avec les médias aux numéros suivants :

Stockholm, Kuluturhuset du 7-20 Décembre:
Rosita Suenson
Mob :+31 652 06 21 58

ESA  au NASA Kennedy Space Center du 6-8 Décembre et du 18-20 Décembre:
Franco Bonacina
Mob :+33 6 08 74 61 09

ESA au NASA Johnson Spaceflight Center à partir du 9 Décembre jusqu'à l'atterrissage :
Clare Mattok
Mob : +33 6 75 69 58 63

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 00:00
Hubble : Nouvelle mission de maintenance pour la mise à niveau des instruments

Après plus de 10 années d'extraordinaires découvertes, le télescope spatial Hubble va pouvoir prendre un nouveau départ bien mérité. L'Administrateur de la NASA, Michael Griffin, a donné aujourd'hui le feu vert à une mission de la Navette destinée à réparer et à mettre à hauteur l'observatoire spatial.

L'histoire du télescope spatial Hubble (HST), réalisé en commun par la NASA et l'ESA, est marquée par des images d'une admirable netteté qui nous sont devenues familières et par des découvertes scientifiques sans précédent qui ont bouleversé notre vision du monde et notre compréhension de l'Univers. Mais si Hubble a pu ainsi ouvrer au bénéfice de la science et de l'humanité, c'est grâce à des remises à niveau et à des améliorations régulières de ses instruments.

L'utilisation de la Navette pour cette cinquième mission de maintenance montre le rôle essentiel que les astronautes ont joué et continuent de jouer pour accroître la durée de vie et les capacités scientifiques du télescope spatial. Depuis la perte de Columbia en 2003, la Navette a accompli avec succès trois missions, qui sont venues confirmer que les améliorations apportées offrent le niveau de sécurité requis pour le véhicule et son équipage.                                                                  


« Les découvertes scientifiques que nous pouvons réaliser avec un instrument comme Hubble sont infinies. », déclare David Southwood, Directeur du Programme scientifique de l'ESA, qui ajoute : « Hubble nous permet de remonter à nos origines. Nous pouvons être fiers de savoir qu'un élément européen se trouve à bord de Hubble et que nous participons, chacun à notre niveau, à ses succès. »

La mission de maintenance aura non seulement pour but de s'assurer que Hubble va pouvoir fonctionner pendant peut-être encore une dizaine d'années mais aussi de renforcer significativement ses capacités dans plusieurs domaines clés. Plusieurs sorties dans l'espace sont prévues lors de cette mission spectaculaire qui devrait avoir lieu en 2008.

La mise à niveau consistera à installer deux nouveaux instruments scientifiques : le spectrographe des origines cosmiques (COS) et la troisième caméra à grand champ (WFC-3). Chacun de ces instruments possède des capteurs de haute technologie qui amélioreront considérablement les chances de Hubble de réaliser de nouvelles découvertes et lui permettront de déceler la faible luminosité émise par les plus jeunes étoiles et galaxies qui nous entourent. Avec cette amélioration exceptionnelle de ses capacités scientifiques, le télescope spatial poursuivra son exploration des recoins de notre Univers et l'on s'attend à la découverte de nouveaux phénomènes stupéfiants.

« Hubble nous apporte aujourd'hui plus que jamais une moisson de résultats scientifiques. Le temps d'observation demandé par les astronomes est cinq fois supérieur au temps disponible » déclare Bob Fosbury, qui dirige le Centre européen de coordination du HST. Il ajoute : « Les nouveaux instruments ouvriront des perspectives totalement inédites sur l'Univers. Des observations extraordinaires vont pouvoir être réalisées au cours des prochaines années et l'on pourra étudier des phénomènes physiques parmi les plus fascinants qui soient : observer des planètes autour d'autres étoiles, remonter encore plus loin dans les origines de la Voie lactée, et surtout en savoir beaucoup plus sur l'évolution de l'Univers. »


Au moment où la Navette s'envolera pour cette mission de maintenance, l'ESA mettra en orbite Herschel, un télescope embarquant le plus grand miroir jamais déployé dans l'espace. Herschel réalisera des observations complémentaires de celle de Hubble, dans le domaine infrarouge du spectre. Il s'agit d'une mission de l'ESA à laquelle la NASA participe.

Echappant au vieillissement inéluctable de ses instruments, le télescope spatial Hubble s'apprête à prendre un nouveau départ bien mérité. En espérant que les prochaines découvertes de Hubble contribueront à lever un peu plus le voile sur les mystères de l'Univers, des astronautes rendront une cinquième visite à l'observatoire spatial le plus puissant jamais réalisé afin d'accroître sa durée de vie et ses capacités scientifiques.

Le successeur direct de Hubble sera le télescope spatial James Webb, un projet mené dans le cadre d'une coopération internationale associant la NASA, l'ESA et l'Agence spatiale canadienne, dont le lancement est prévu en 2013. La mission de maintenance qui vient de recevoir le feu vert permettra de réduire l'intervalle entre la fin de vie de Hubble et l'entrée en fonction du télescope spatial James Webb.

Note aux rédactions

Le télescope spatial Hubble a été mis au point dans le cadre d'un projet de coopération internationale entre l'ESA et la NASA.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

Sergio Volonte
Chef du Bureau Planning et Coordination avec la Communauté scientifique, ESA
Courriel : Sergio.Volonte@esa.int

Lars Lindberg Christensen
Hubble/ESA, Garching, Allemagne
Mobile : +49 173 3872 621
Courriel : lars@eso.org

Logo de la NASA - http://teyeme.over-blog.com/  Logo de l'ESA - http://teyeme.over-blog.com/
 
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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 00:00
L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang prépare son départ pour l'ISS sur le prochain vol de la navette spatiale.
Ouverture de la procédure d'accréditation des journalistes pour l'accès aux sites de la NASA.

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang, de nationalité suédoise, fera partie de l'équipage du prochain vol de la navette spatiale Discovery (STS-116), qui doit décoller dans la nuit du 7 au 8 décembre à 1h38 GMT (2h38 heure de Paris). Premier astronaute scandinave appelé à rallier la Station spatiale internationale (ISS), Christer Fuglesang se soumet actuellement à un entraînement intensif au Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston.

Ce vol aux objectifs ambitieux marque le démarrage d'une série de missions complexes destinées à terminer l'assemblage de la station spatiale. Deux jours après son lancement, Discovery s'amarrera à l'ISS et les sept membres de son équipage pénétreront dans la station. Ils y seront accueillis par les occupants actuels de la station (14e équipage permanent), parmi lesquels l'astronaute de l'ESA Thomas Reiter, de nationalité allemande, qui se trouve à bord de l'ISS depuis juillet.
 
La mission STS-116 a pour principaux objectifs d'intégrer la poutre P5 à l'ossature de la station et d'assurer le raccordement électrique de deux grands panneaux solaires qui se trouvent à bord de la station depuis septembre dernier. Ces panneaux assureront en permanence l'alimentation en énergie de l'ISS, qui fonctionnait sur un dispositif d'alimentation temporaire depuis sa mise en orbite en 1998.
 
Pendant cette mission de douze jours, Christer Fuglesang et son homologue de la NASA Robert Curbeam effectueront deux sorties dans l'espace (EVA). Ils procéderont pendant la première EVA à l'installation de l'élément P5 et pendant la deuxième au recâblage de la moitié de la station. L'autre moitié de la station sera recâblée au cours de la troisième EVA, réalisée par Robert Curbeam et Sunita Williams. Pour les opérations de recâblage, les astronautes vêtus de leur combinaison EVA quitteront l'ISS et attendront que l'équipe de contrôle de la mission coupe le courant de la station. Après avoir obtenu le feu vert, ils déconnecteront les câbles existants et les reconnecteront à d'autres endroits de la station.

La mission de Christer Fuglesang a été baptisée Celsius, en hommage à Anders Celsius, célèbre astronome suédois du dix-huitième siècle à qui nous devons l'invention du thermomètre et dont les travaux ont eu une influence considérable sur ses contemporains, à l'image des répercussions de la conquête spatiale sur notre vie quotidienne.

A l'issue de sa mission, Christer Fuglesang rejoindra la Terre en compagnie de  Thomas Reiter, qui aura alors terminé un séjour de six mois dans l'espace au titre de la mission Astrolab.

La navette atterrira au Centre spatial Kennedy au plus tôt  le 18 décembre à 22h04 GMT (23h04 heure de Paris).

Accréditation des journalistes dans le cadre de cette mission
La NASA a ouvert la procédure d'accréditation des représentants des médias souhaitant couvrir le vol STS-116. Tous les journalistes, qu'ils soient américains ou étrangers, doivent demander une accréditation pour pouvoir assister au lancement au Centre spatial Kennedy (Floride). Ils peuvent avoir à soumettre des demandes auprès de plusieurs centres de la NASA.

Centre spatial Kennedy (KSC - Floride)
Les demandes peuvent être soumises en ligne à l'adresse suivante :
https://media.ksc.nasa.gov

Elles doivent être envoyées à partir d'adresses électroniques professionnelles et non personnelles. Une fois l'accréditation approuvée, les journalistes recevront une confirmation par courrier électronique. Les journalistes accrédités pourront assister aux activités de répétition générale du lancement - ce qu'il est convenu d'appeler le Terminal Countdown Demonstration Test, ou TCDT, qui aura lieu du 13 au 16 novembre - ainsi qu'aux événements entourant ce lancement. Le laissez-passer de la mission STS-116 sera accepté dans les deux cas. La date limite de dépôt des demandes, applicable à tous les médias, est fixée au 6 novembre pour le TCDT et au 27 novembre pour les seuls événements de la « semaine de lancement ».

Les journalistes qui auraient des besoins logistiques particuliers (place de stationnement pour un studio mobile de production, connexions électriques, postes de travail en salle de presse, etc.) sont priés de contacter Laurel Lichtenberger (laurel.a.lichtenberger@nasa.gov) d'ici au 30 novembre.

L'espace de travail sera attribué selon l'ordre d'arrivée des demandes et dans la limite des disponibilités. Les journalistes souhaitant l'installation d'une ligne temporaire de téléphone, télécopie, ISDN ou Internet doivent prendre contact avec la compagnie BellSouth au numéro suivant : +1.865.694.2480. Ils doivent préalablement disposer d'un siège attribué dans la salle de presse du KSC. De plus, l'accès à toutes les zones du KSC nécessite d'être accompagné d'un représentant des relations publiques de la NASA, sauf pour la cafétéria du Complexe de lancement 39.

Les accréditations délivrées pour le KSC seront également valables, pendant toute la durée de la mission STS-116, au Centre spatial Johnson de la NASA (Houston) et au Dryden Flight Research Center (Edwards Air Force Base, Californie). Il n'en sera pas moins nécessaire de contacter le service Relations publiques de la NASA à Dryden pour obtenir l'accès à la base Edwards.

Centre spatial Johnson (JSC - Houston, Texas)
Les représentants des médias pourront y accéder avec une accréditation du KSC pour la mission STS-116 ou demander une accréditation propre au JSC en contactant le service de presse au numéro suivant : +1.281.483.5111. Ceux qui prévoient de ne couvrir la mission qu'à partir du JSC doivent adresser leur demande d'accréditation uniquement à ce centre.

La date limite de dépôt des demandes d'accréditation a été fixée au 14 novembre pour les représentants des médias non américains, toutes nationalités confondues, et au 1er décembre pour les représentants des médias américains qui sont ressortissants des Etats-Unis.

Les journalistes qui comptent couvrir la mission à partir du JSC en étant munis d'accréditations du KSC doivent contacter le service de presse d'ici le 1er décembre pour convenir des dispositions logistiques, notamment en ce qui concerne les postes de travail ou les lignes téléphoniques. Si la navette doit finalement atterrir sur la base de White Sands, au Nouveau Mexique, c'est également le JSC qui prendra en charge les formalités d'accréditation.

Dryden Flight Research Center (Californie)

La décision peut être prise au dernier moment de faire atterrir la navette à Dryden. Les médias devraient envisager de demander une accréditation pour leurs représentants basés à Los Angeles et qui seraient en mesure de se rendre rapidement à Dryden.

Les demandes d'accréditation pour ce centre doivent être adressées au service des relations publiques de Dryden d'ici le 8 novembre pour les représentants des médias non américains, toutes nationalités confondues, et d'ici le 11 décembre pour les représentants des médias qui sont citoyens des Etats-Unis.

Les représentants des médias étrangers, quelle que soit leur nationalité, devront préciser leurs nom et prénom complets, leurs date et lieu de naissance, le nom de l'organe de presse qu'ils représentent, le numéro et le lieu de délivrance de leur permis de conduire, leur nationalité, le numéro et la date d'expiration de leur visa ou passeport, ainsi que le numéro et la date d'expiration de leur titre de séjour s'ils sont résidents étrangers.

Les demandes d'accréditation à Dryden doivent être envoyées par fax sur du papier à en-tête professionnel au numéro suivant : +1.661-276-3566. Les représentants des médias qui se sont déjà rendus à Dryden au cours de l'année passée peuvent adresser leur demande par courrier électronique (pao@dfrc.nasa.gov). Chaque demande doit impérativement comporter un numéro de téléphone et une adresse électronique professionnelle.  

Les accréditations sont strictement nominatives.



Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
NASA - Service relations publiques
Centre spatial Kennedy : Jessica Rye, +1.321.867.2468
Centre spatial Johnson : James Hartsfield, +1.281.483.5111
Centre Dryden : Leslie Williams, +1.661.276.3893
Pour plus d'informations sur la mission STS-116 et son équipage, consulter le site : 
http://www.nasa.gov/shuttle


Pour en savoir plus sur Christer Fuglesang et le Corps des astronautes européens :
http://www.esa.int/esaHS/eurastronauts.html

Pour tout complément d'information sur l'ESA :
http://www.esa.int


ESA - Bureau Relations avec les médias
Téléphone :  +33(0)1.53.69.77.13
Fax :  +33(0)1.53.69.76.90
Courriel : media@esa.int

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 00:00
Le nouveau satellite météorologique européen MetOp atteint son orbite polaire

Voilà 28 ans que l'Europe exploite ses célèbres satellites météorologiques Météosat en orbite géostationnaire. Aujourd'hui se joint à eux le premier d'une toute nouvelle génération de satellites de météorologie, MetOp, qui surveillera l'atmosphère de plus près, en orbite terrestre basse, et fournira des données permettant d'améliorer les prévisions météorologiques dans le monde entier ainsi que notre compréhension du changement climatique.

Premier d'une série de trois satellites qui ont été développés dans le cadre d'un programme mené conjointement par l'Agence spatiale européenne (ESA) et par l'Organisation européenne de satellites météorologiques (EUMETSAT), MetOp-A a décollé de Baïkonour (Kazakhstan) avec succès à bord d'un lanceur russe Soyouz 2/Frégate fourni par la société euro-russe Starsem.

Il s'agit de la première mission opérationnelle du lanceur Soyouz 2, qui a quitté la Terre à 18h28 heure de Paris (16h28 T.U.) emportant à son bord le satellite de 4 093 kg, protégé par une nouvelle coiffe de 4,1 m de diamètre, de forme et de taille similaire à celle d'Ariane 4. Ce dernier rejeton de la famille de fusées Semiorka, utilisées depuis bientôt 50 ans, devrait être exploité en Guyane française à compter de 2008.

 
Environ 69 minutes après le lancement, l'étage supérieur Frégate a injecté le premier satellite MetOp sur une orbite circulaire, à 837 km d'altitude au-dessus de l'archipel des Kerguelen, dans le sud de l'océan Indien. Cette orbite rétrograde inclinée de 98,7° permettra à MetOp-A de survoler le globe d'un pôle à l'autre et de franchir l'équateur toujours à la même heure locale, soit 9h30. Ce type d'orbite, appelé « héliosynchrone », permettra également une fréquence de survol quasi-quotidienne de presque tout point de la Terre dans des conditions d'illumination solaire similaires.

Placé sous le contrôle du Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA à Darmstadt (Allemagne), le satellite a déployé ses panneaux solaires. Les jours à venir seront consacrés aux premières vérifications techniques des systèmes et au déploiement des antennes. Le transfert du satellite à EUMETSAT est prévu pour le 22 octobre en vue de sa mise en service proprement dite et des opérations courantes.

MetOp-A constituera le segment spatial du Système polaire d'EUMETSAT (EPS), destiné à recueillir des données sur l'atmosphère et l'environnement afin de compléter le suivi conduit par le système Météosat à l'échelle hémisphérique depuis l'orbite géostationnaire. L'EPS sera exploité en parallèle avec le système de satellites opérationnels d'observation de l'environnement en orbite polaire (POES) de l'Administration nationale américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA). Tandis que les satellites de la NOAA fonctionnent sur « l'orbite de l'après-midi » (le franchissement de l'équateur ayant lieu l'après-midi, en heure locale), les satellites européens MetOp assureront le service de « l'orbite du matin ».

Jamais sonde atmosphérique n'avait été mieux pourvue

Afin de mener à bien son ambitieuse mission, MetOp-A est doté d'une charge utile de télédétection des plus complètes, composée d'un ensemble d'instruments européens de nouvelle génération ainsi que d'un groupe d'instruments éprouvés fournis par les États-Unis, équipant les actuels satellites de la NOAA.

L'interféromètre de sondage atmosphérique dans l'infrarouge (IASI) fourni par le CNES effectuera des mesures sur plus de 8 000 canaux afin d'établir des profils de température et de vapeur d'eau d'une précision inégalée, destinés à alimenter les modèles de prévision numérique du temps. Ses informations seront complétées par les données provenant des instruments américains et du sondeur hyperfréquence pour la détermination de l'humidité (MHS), un radiomètre à cinq canaux développé pour le compte d'EUMETSAT, mais qui devrait également être embarqué sur les futurs satellites de la NOAA.

Le modèle de deuxième génération de l'expérience de surveillance de l'ozone à l'échelle du globe (GOME-2), mis au point conjointement par l'ESA et EUMETSAT, est une version améliorée du spectromètre à balayage équipant déjà ERS-2. Sa mission est de sonder l'atmosphère afin d'établir les profils de concentration d'ozone et d'autres gaz à l'état de traces.

Le satellite sera muni d'un second instrument ESA/EUMETSAT hérité du programme ERS : le diffusiomètre de pointe (ASCAT). Ce radar en bande C perfectionné mesurera la vitesse et la direction des vents à la surface des océans pour alimenter les modèles de prévision numérique du temps. Il fournira en outre de précieuses informations concernant les glaces, la neige et l'humidité des sols.

 S'y ajoute le récepteur GNSS de sondage atmosphérique (GRAS), nouvel instrument développé par l'ESA et EUMETSAT, qui déterminera les profils de température et d'humidité de l'atmosphère en se fondant sur l'occultation des signaux de navigation du satellite par le limbe atmosphérique.

Les instruments fournis par la NOAA comprennent : le radiomètre de pointe à très haute résolution de troisième génération (AVHRR-3), qui acquerra des images de la couverture nuageuse et des surfaces océaniques et continentales à l'échelle du globe ; deux unités, à 15 canaux, du sondeur hyperfréquences de technologie avancée (AMSU/A), qui mesureront les profils de température de l'atmosphère ; le sondeur haute résolution du rayonnement infrarouge (HIRS) de quatrième génération , un équivalent de l'IASI avec 20 canaux, qui contribuera à la validation des données recueillies par les instruments européens, puis servira d'instrument de réserve.

MetOp-A est en outre équipé des instruments suivants : un système Argos de collecte des données de haute technologie, fourni par le CNES, qui permettra de localiser les stations automatiques fixes et mobiles et d'établir la communication avec elles ; deux charges utiles de recherche et sauvetage, fournies par l'Agence spatiale canadienne et le CNES en vue de soutenir le réseau international Cospas-Sarsat par la réception et la retransmission des signaux de détresse ; un instrument de surveillance de l'environnement spatial (SEM-2), spectromètre fourni par les États-Unis pour mesurer les flux de particules ionisées dans l'espace.

Une avancée majeure pour les prévisions météorologiques

Approuvé en 1992, MetOp est un programme de satellite opérationnel comme Météosat. La contribution de l'ESA, s'inscrivant dès le départ dans le cadre de la composante Surveillance de la Terre de son programme Planète vivante, couvre le développement et l'approvisionnement du satellite. L'ESA a financé à ce titre l'essentiel de la production du premier modèle de vol. EUMETSAT, responsable du système opérationnel, est chargé de financer le développement du segment sol et des autres satellites ainsi que les lanceurs et les activités d'exploitation.

Les trois modèles de vol ont été commandés à une équipe industrielle placée sous la conduite d'EADS Astrium. Les satellites, intégrés à Toulouse (France), reposent sur une plate-forme dérivée de celle des satellites Envisat de l'ESA et Spot-5 du CNES ; ils sont dotés d'équipements de pointe qui permettent une grande flexibilité de fonctionnement, assurent une autonomie supérieure à 36 heures et offrent une capacité de stockage de données de 24 Gbit.

Les satellites MetOp feront chaque jour environ 14 fois le tour de la planète, collectant des données qui seront envoyées vers la station sol de contrôle et d'acquisition des données (CDA) du système EPS, implantée dans l'archipel de Svalbard, au nord de la Norvège. Située à une latitude élevée (78°N), la station CDA couvrira tous les passages de MetOp au-dessus de l'Arctique. Les données MetOp recueillies par la station seront ensuite transmises aux installations d'EUMETSAT à Darmstadt, où il sera procédé à leur traitement et à leur diffusion. Certaines données EPS en temps réel seront en outre directement diffusées aux organisations météorologiques régionales lorsque le satellite survolera leurs stations de réception.

Les équipements de pointe et les capacités de diffusion de MetOp lui permettront de détecter et de signaler l'émergence de phénomènes météorologiques critiques localisés, tels que les violents orages, qui ne peuvent être observés en orbite géostationnaire. Le satellite donnera ainsi la possibilité de diffuser des alertes météorologiques de manière beaucoup plus précoce qu'à l'heure actuelle.

« Je tiens à féliciter nos amis et partenaires d'EUMETSAT, de la NOAA, du CNES, de Starsem, de l'industrie spatiale européenne et de la communauté météorologique internationale pour le succès de ce lancement », a déclaré le Directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain. « Plus qu'un simple exemple de réussite de la coopération internationale, ce programme est, à l'instar des deux générations Météosat, la parfaite illustration des bienfaits inestimables que le secteur spatial peut apporter à chacun d'entre nous. Les données que recueilleront MetOp-A et ses successeurs confèreront une nouvelle dimension à notre connaissance de l'atmosphère et du climat de la Terre. Elles autoriseront non seulement des prévisions météorologiques beaucoup plus précises en Europe et dans le reste du monde, mais permettront également à la communauté scientifique d'établir des modèles plus complexes du climat de notre planète pour être à même de mieux cerner le changement climatique mondial en cours et d'orienter les politiques environnementales en conséquence. »


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Division Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 00:00
L'Europe spatiale perd l'un de ses pionniers

Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Michel Bignier survenu le 12 octobre dernier.

Figure marquante du monde spatial, ancien Directeur général du CNES de 1972 à 1976, il a dirigé le programme Spacelab de l'ESA de 1976 à 1980, avant d'occuper les fonctions de Directeur des Systèmes de transports spatiaux à l'Agence jusqu'en 1986.

« Il a joué un rôle majeur dans la longue et délicate gestation d'un Programme spatial européen équilibré » a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA, faisant ainsi écho à la profonde tristesse exprimée par tous ceux qui, à l'Agence, ont eu l'occasion de côtoyer Monsieur Bignier et d'apprécier son travail et son engagement en faveur d'une véritable Politique spatiale européenne.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Service Relations avec les médias
Tél. : +33 (0)1 53.69 7155
Fax : +33 (0)1 53.69 7690

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 00:00
Retransmission en direct du lancement de MetOp au siège de l'ESA

Le lancement du premier satellite météorologique européen sur orbite polaire, MetOp-A est maintenant prévu pour le Mardi 17 octobre depuis Baïkonour (Kazakhstan) à bord d'un lanceur russe Soyouz ST/Frégate opéré par Starsem. Le décollage est prévu à 18h28 heure de Paris et la confirmation de la séparation aux environs de 20h30 .

Une retransmission en direct du lancement aura lieu au Siège de l'ESA à Paris (8/10, rue Mario Nikis). Le programme débutera  à 17h45 et se terminera aux environs de 20h40. L'accueil se fera à partir de 16h30.

Les journalistes souhaitant participer à cet événement sont invités à remplir le formulaire ci-joint et le retourner soit par fax (01.53.69.76.90) soit par e-mail :
(anne-marie.remondin@esa.int).



Pour plus d'informations, veuillez contacter :
ESA, Bureau des Relations avec les médias
Tel :  +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690


MetOP launch - Tuesday 17 October 2006
Videotransmission at ESA HQ - 8/10, Rue Mario Nikis - PARIS


Surname : ...........................................................................

First name : .................
.......................................................

Media :
..............................................................................

Business address : ......................................................
.........

Telephone :
........................................................................

Fax :
..................................................................................

Mobile : ........
......................................................................

E-mail : .......
.......................................................................


(   ) will attend the videotransmission of the launch at ESA/HQ

(   ) will not attend


Please return by fax to:
Anne-Marie Rémondin
ESA Media Relations - Paris
Tel: +33.(0)1.5369. 7155
Fax: +33.(0)1.5369.7690
e-mail: anne-marie.remondin@esa.int

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