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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 00:00
Le site d'atterrissage d'Huygens portera le nom d'Hubert Curien

Le 14 mars prochain, le nom de l'un des pères fondateurs de l'Europe spatiale et celui d'une véritable épopée seront liés pour l'éternité. En effet, l'Agence spatiale européenne (ESA), le Comité de la recherche spatiale (COSPAR) et la NASA ont décidé de rendre hommage à Hubert Curien en baptisant de son nom le site d'atterrissage d'Huygens sur la plus grande lune de Saturne, Titan.

Le site d'atterrissage d'Huygens s'appellera donc désormais le « Mémorial Hubert Curien ». La cérémonie qui marquera l'événement se tiendra au siège de l'ESA, le 14 mars, en présence des délégués au Conseil de l'Agence, de l'épouse du Professeur Curien, Madame Perrine Curien, et de l'un de leurs fils. Les médias qui souhaitent participer à cet événement sont invités à remplir le formulaire de réponse ci-joint.

L'atterrissage d'Huygens sur Titan, en janvier 2005, a constitué l'un des plus grands succès de l'histoire de l'exploration spatiale. La réussite de l'ESA dans cette mission menée en coopération avec la NASA et l'Agence spatiale italienne (ASI) a été rendue possible grâce à l'engagement d'un homme qui, pendant plusieurs décennies, s'est employé à promouvoir et à renforcer le rôle de la recherche scientifique dans son pays d'origine, la France, ainsi qu'en Europe. Parmi ses nombreuses responsabilités, Hubert Curien a été ministre de la Recherche et de l'Espace dans quatre gouvernements différents.
 
En tant que Président du Conseil de l'ESA de 1981 à 1984, Hubert Curien a joué un rôle déterminant dans la mise en place du précédent programme scientifique à long terme de l'Agence, « Horizon 2000 », dont le projet de mission Huygens faisait partie.

Pour Roger Bonnet, actuel Président du COSPAR et ancien directeur du Programme scientifique de l'ESA (1983-2001), « les qualités diplomatiques d'Hubert Curien ont eu une influence considérable sur la naissance de la science spatiale en Europe. En 1985, son soutien a joué un rôle clé lorsque les ministres européens ont dû se prononcer sur la marche à suivre pour mettre en place un programme de science spatiale s'appuyant sur des bases solides et pour assurer sa pérennité sur le plan financier ».

« Le Programme scientifique actuel de l'ESA « Vision Cosmique » repose sur l'héritage laissé par Hubert Curien », déclare David Southwood, actuel Directeur du Programme scientifique de l'ESA. « Il a encouragé la coopération entre nations, convaincu que la recherche spatiale était l'un des piliers du progrès et du bien-être d'une société basée sur la connaissance comme la nôtre. Il a également soutenu le concept de planification à long terme », poursuit-il. « De nos jours, il semble presque inconcevable de s'engager dans une aventure spatiale quelle qu'elle soit sans garder à l'esprit ces principes fondamentaux. »

« Le rôle joué par Hubert Curien dans la création d'une Europe spatiale, avec ses facettes les plus diverses, a été absolument déterminant », déclare Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA. « Hubert Curien est l'un des pères du programme Ariane, qui a donné à l'Europe un accès indépendant à l'espace, et l'un de ceux qui, à la fin des années 70, a persuadé d'autres pays de rejoindre l'ESA, en établissant le principe du « juste retour » pour les contrats industriels », ajoute-t-il. « Ce visionnaire exceptionnel était apprécié par tous pour ses compétences scientifiques et ses immenses qualités humaines, politiques et diplomatiques. C'est pour nous un véritable honneur que de rendre hommage à sa mémoire en associant pour l'éternité son nom à celui de ce lieu si remarquable situé sur cette étrange terre que nous avons pu atteindre en partie grâce à lui ».

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
Franco Bonacina
ESA - Bureau Relations avec les médias
Département Communication
Tél. : +33 (0)1 53 69 71 55
Fax : +33 (0)1 53 69 76 90

Note aux rédactions
Brève biographie d'Hubert Curien
Hubert Curien est né le 30 octobre 1924 dans les Vosges. Pendant ses études, il entre dans la Résistance où son engagement lui vaudra la médaille militaire. Il est ensuite reçu à l'Ecole Normale Supérieure de Paris et poursuivra une carrière de chercheur en cristallographie ; il entre au Laboratoire de Minéralogie de la Sorbonne où il encouragera en permanence la collaboration entre minéralogistes et physiciens. Il est nommé Chargé de cours à la Faculté des Sciences de Paris en 1949, passe son doctorat en 1951 et devient Professeur d'Université en 1956. A partir de 1968, il continuera d'enseigner à l'Université Pierre et Marie Curie/Paris VI jusqu'en 1994, tout en exerçant ses fonctions politiques.

Outre sa carrière scientifique, Hubert Curien est surtout connu pour ses responsabilités politiques et ses activités de gestion, en France et en Europe, qu'il a assurées en faisant preuve d'engagement, d'efficacité et de perspicacité. Il a laissé son empreinte sur un nombre impressionnant d'institutions scientifiques. De 1966 à 1969, il est Directeur scientifique de la Physique au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), dont il devient Directeur général en 1969. En 1973, il est chargé de la réorganisation de la recherche en France. Il préside ensuite le Centre national d'études spatiales (CNES) de 1976 à 1984, avant d'être nommé ministre de la Recherche et de l'Espace en 1984, poste qu'il occupera jusqu'en 1993 dans quatre gouvernements différents.

De 1981 à 1984, il préside le Conseil de l'ESA où il a laissé d'excellents souvenirs, notamment en tant que l'un des pères du programme Ariane et l'un des fondateurs d'une Europe unie par la science. Il est élu à l'Académie des Sciences en 1993 et, de 1994 à 1996, il préside l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN).

Hubert Curien a reçu les plus hautes distinctions et décorations. Il était réputé pour sa grande intelligence, ses compétences politiques et ses capacités de gestionnaire, mais également pour sa simplicité, sa modestie, son sens de l'humour et sa faculté d'écoute. Il nous a quittés le 6 février 2005, laissant derrière lui son épouse, Perrine, et leurs fils, Nicolas, Christophe et Pierre-Louis.

Informations sur la mission Huygens

La sonde européenne Huygens fait partie de la mission Cassini-Huygens à destination de Saturne, menée conjointement par l'ESA, la NASA et l'Agence spatiale italienne (ASI). A l'heure actuelle, il s'agit du projet le plus ambitieux jamais réalisé dans le domaine de l'exploration spatiale planétaire. Lancé le 15 octobre 1997, Cassini - véhicule de haute technologie conçu pour tourner autour de la planète aux anneaux et pour étudier le système saturnien en détail -  atteint Saturne le 1er juillet 2004 avec la sonde Huygens à son bord. Cassini largue alors la sonde en direction de Titan, la plus grande lune de Saturne, le 14 janvier 2005. C'est le premier atterrissage sur un corps céleste du Système solaire extérieur, qui nous a transmis les plus spectaculaires images de Titan jamais obtenues.

Au cours des deux heures et demie qu'a duré sa descente vers ce monde étrange, Huygens a réalisé une série de mesures à l'aide de ses six instruments de haute technologie. La sonde a collecté des informations sur l'atmosphère et les vents sur Titan. Lors de son approche de la surface, elle a également pris des photographies remarquables jusqu'au point de contact, dans la « boue » de Titan, où, ce qui est surprenant, elle a poursuivi ses mesures pendant plus de 3 heures.

Désormais, grâce aux données d'Huygens et aux informations globales et complémentaires de Cassini, on sait que les paysages de Titan ressemblent vraiment à ceux de la Terre, avec des montagnes, des lacs, des rivages et des canaux d'écoulement, où le méthane joue un rôle similaire à celui de l'eau sur Terre. C'est la détection d'Argon 40 qui a également permis à Huygens de découvrir que l'intérieur de Titan est encore actif, comme l'a confirmé par la suite Cassini, qui a observé des coulées de « lave » glacée surgissant de cryovolcans.

Jusqu'à présent, les résultats de la mission Cassini-Huygens montrent que Titan, dont on pensait qu'elle ressemblait à la Terre primitive, apparaît en réalité aussi complexe que n'importe quelle autre planète de type terrestre dotée d'une atmosphère. Huygens a dépassé toutes nos attentes et montre que Titan a probablement plus de points communs avec notre planète que Mars ou Venus, ce qui ouvre aux planétologues des perspectives d'exploration fascinantes.
 
Mémorial Hubert Curien
Siège de l'ESA - 8/10 rue Mario Nikis - Paris (France)
Mercredi 14 mars 2007 - 18:00



Nom : ________________________________________________

Prénom : ______________________________________________


Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Tél. : _________________________________________________

Fax : _________________________________________________


Mobile : ______________________________________________

Courriel : _____________________________________________



[ ] J'assisterai à cette manifestation

[ ] Je n'y assisterai pas

Prière de retourner ce formulaire par fax :
Media Relations Office
ESA Communication Department
Fax: +33(0)1.53.69.7690

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 00:00
Signature d'un accord entre l'ESA et l'Agence européenne pour la sécurité maritime

Ce 2 mars 2007, M. Willem de Ruiter, Directeur exécutif de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA), et M. Volker Liebig, Directeur des programmes d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne (ESA), ont signé un accord qui renforce la coopération entre leurs agences respectives dans le domaine des services de suivi et de surveillance maritimes.

Cette signature intervient au cours de la dernière phase préparatoire de mise en place du nouveau service satellitaire de surveillance des pollutions par hydrocarbures, qui doit couvrir la totalité des eaux européennes et des hautes mers adjacentes. Ce service, qui permettra de détecter des déversements d'hydrocarbures au moyen d'images radar fournies par des satellites, alertera les Etats côtiers de l'UE et l'EMSA dans un délai de 30 minutes à compter de l'acquisition des images par un satellite. Les informations ainsi obtenues viendront appuyer les capacités de surveillance aérienne et maritime des États membres côtiers, de manière à ce qu'ils puissent détecter tout déversement important et communiquer à ce sujet.

En vertu de cet arrangement, l'EMSA recevra le soutien de l'ESA sur les questions liées au
développement de technologies spatiales destinées au suivi du trafic maritime et à la 
surveillance des pollutions en mer. En sa qualité d'utilisateur européen opérationnel de technologies satellitaires sur le long terme, l'EMSA fera part à l'ESA des besoins des utilisateurs en matière de nouveaux systèmes spatiaux et de nouvelles installations spatiales.

M. de Ruiter estime que « l'accord avec l'ESA est très précieux pour le nouveau service européen de surveillance des pollutions par hydrocarbures. Le satellite de surveillance de la Terre ENVISAT de l'ESA est en effet un outil extrêmement puissant qui nous permettra de fournir aux États membres de l'UE des services supplémentaires très utiles dans la lutte contre la pollution provoquée par des navires ».

Au cours des 30 dernières années, l'ESA a développé des technologies et des systèmes spatiaux nouveaux, avec les applications associées, tout en opérant leur transfert vers les utilisateurs. L'ESA reconnaît le rôle de l'EMSA en tant qu'utilisateur opérationnel européen majeur de technologies spatiales et d'informations satellitaires.

« Nous considérons que cet accord avec l'EMSA constitue une étape essentielle pour l'utilisation opérationnelle des données provenant des satellites européens d'observation de la Terre », a déclaré M. Liebig.

La CE et l'ESA sont en train de mettre en place l'initiative GMES (Surveillance globale pour l'environnement et la sécurité). Celle-ci a pour objectif de fournir à l'Europe, en temps voulu et de manière durable, des informations fiables sur les questions d'environnement et de sécurité qui répondent aux besoins des décideurs publics.

Le développement de la composante spatiale GMES, coordonné par l'ESA, permettra à des organisations telles que l'EMSA de bénéficier sur le long terme d'un accès garanti à des observations satellitaires correspondant à leurs besoins en matière de surveillance de l'environnement et de suivi à des fins de sécurité. Le satellite Sentinelle-1 assurera plus particulièrement la continuité des observations radar d'ENVISAT sur lesquelles se fonde le nouveau service de surveillance de l'EMSA.

La disponibilité de produits d'observation de la Terre, et notamment de données radar en temps quasi réel couvrant de larges zones, est essentielle pour assurer à long terme la pérennité des services opérationnels de surveillance et de suivi en mer de l'EMSA. Avec cet accord, l'ESA montre qu'elle s'engage fermement à prendre en compte les besoins de l'EMSA, tant en ce qui concerne l'actuelle mission opérationnelle ASAR d'ENVISAT que la préparation de futures missions SAR.

Lancé en 2002, ENVISAT est le plus gros satellite d'observation de la Terre construit à ce jour. Il est doté de dix instruments optiques et radar perfectionnés qui fournissent des observations en continu et assurent la surveillance des terres, de l'atmosphère, des océans et des calottes glaciaires. Les données transmises par ses différents instruments ont facilité, et continueront de faciliter, le développement d'applications opérationnelles et commerciales.



Pour davantage d'informations, veuillez contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Département Communication
Tél. : + 33 (0)1 53 69 71 55
Fax : + 33 (0)1 53 69 76 90

EMSA Communication externe
Louis Baumard
Tél : + 351 21 12 09 250
(louis.baumard@emsa.eu.int)
ou
Andrew Stimpson
Tél. : + 351 21 12 09 276
(andrew.stimpson@emsa.eu.int)

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 00:00
Contribution de l'ESA à l'Année polaire internationale 2007-2008

C'est, depuis hier, le début officiel de l'Année polaire internationale (API) 2007-2008, vaste programme scientifique mondial axé sur l'Arctique et l'Antarctique. L'ESA apporte sa contribution à cette initiative majeure qui constituera la plus importante période de recherche sur les régions polaires depuis un demi-siècle.

Des milliers de scientifiques appartenant à plus de 60 pays conduiront des recherches au cours de ce programme qui va s'étendre sur 2 ans. L'API 2007-2008 comprendra une intense campagne d'observations polaires coordonnée au niveau international, ainsi que des recherches et des analyses interdisciplinaires qui permettront d'améliorer nos connaissances sur les processus physiques, biologiques et sociaux à l'ouvre dans les régions polaires, d'étudier le rôle que ces processus jouent dans le système climatique mondial et de préparer ainsi le terrain pour des évaluations, des prévisions, des recommandations et de futures découvertes.  

En raison de l'éloignement et de la rudesse des régions polaires, les recherches in situ sont très difficiles à réaliser et ne permettent pas d'obtenir des résultats exhaustifs. Cette fois-ci, pour la première fois au cours d'une Année polaire internationale, la communauté scientifique aura à sa disposition des mesures satellitaires assurant une vaste couverture des régions polaires, ce qui ouvrira de nouvelles possibilités scientifiques.

La dernière Année polaire internationale, qui a eu lieu en 1957-1958, a posé les bases d'une grande partie de la science polaire telle qu'elle existe aujourd'hui. Compte tenu du rôle
 important que les régions polaires jouent dans le changement climatique global, une initiative internationale coordonnée est plus que jamais nécessaire si l'on veut réaliser des avancées majeures en science polaire et mieux comprendre le climat et les écosystèmes de la Terre.

Cela fait plus de 20 ans que, sous la forme de données satellitaires, l'ESA apporte une contribution, de plus en plus importante, à l'étude de la cryosphère. Depuis le début des années 1990, l'ESA a pu fournir, de manière quasiment continue, des données satellitaires couvrant ces régions sur de longues périodes. La continuité des données est en effet essentielle pour que les scientifiques puissent identifier et analyser les tendances et les changements climatiques sur le long terme.

Au cours de l'API 2007-2008, l'ESA permettra d'accéder à ses archives de données, rassemblées dans un portefeuille complet de données d'observation de la Terre constitué pour partie de données actuelles et historiques (remontant jusqu'à 15 ans) qui proviennent de ses satellites ERS-1, ERS-2 et Envisat, et pour partie de données recueillies par des satellites d'autres agences ou organisations.

En outre, l'ESA s'est engagée, durant cette période de 2 ans, à aider les scientifiques à recueillir un volume croissant d'informations satellitaires, notamment afin de comprendre les répartitions et variations récentes et actuelles du couvert neigeux et glaciaire. Les données satellitaires de l'ESA - qu'il s'agisse d'images, de données hyperfréquences ou de mesures précises du champ de gravité - seront utilisées pour essayer de comprendre les modifications qui surviennent au niveau global des inlandsis.

Dans cette perspective, l'ESA a lancé fin 2006 un avis d'offre de participation à des projets d'utilisation de données d'observation de la Terre à des fins de recherche scientifique et de développement d'applications dans le cadre de l'API 2007-2008, avec début de la fourniture desdites données au printemps 2007. Toutes les données seront fournies gratuitement et les 48 projets sélectionnés parmi 12 pays différents couvriront à la fois l'Arctique et l'Antarctique. Ces données seront mises à disposition et il sera possible d'exploiter les archives historiques provenant aussi bien de missions de l'ESA - Envisat, ERS-1 et -2, Proba, GOCE et SMOS (lorsqu'elles seront disponibles) - que de missions de tiers, comme le satellite japonais ALOS ou le satellite Spot-4 du CNES (l'agence spatiale française).

Lorsque cette API prendra fin en 2009, l'ESA apportera une autre contribution significative à la recherche sur les régions polaires en procédant au lancement du satellite Cryosat-2. Celui-ci effectuera un suivi précis des modifications de l'épaisseur des inlandsis polaires et des glaces de mer. Les observations réalisées durant les 3 années que doit durer cette mission permettront d'établir à quel rythme la banquise diminue.

Polar View est une autre initiative qui, elle aussi, a démarré en 2006 et bénéficie du soutien de l'ESA. Il s'agit d'un programme de télédétection par satellite, financé par l'Élément Services GMES (GSE) du Programme de surveillance de la Terre de l'ESA et axé sur l'étude de l'Arctique et de l'Antarctique. Cette initiative promeut l'utilisation de satellites dans l'intérêt général et pour appuyer les politiques publiques en matière de développement économique durable, de sécurité maritime et d'environnement. Polar View offre des services à des groupes d'utilisateurs intéressés par les questions qui concernent ces 3 domaines dans les régions polaires. Ces groupes comprennent les décideurs, les administrations, les agences publiques et les habitants des régions septentrionales. Polar View collabore également avec les différents centres nationaux d'étude des glaces afin de produire et de fournir des jeux de données plus complets et plus détaillés. De plus, Polar View communique des informations à certains clients privés et utilisateurs commerciaux, par exemple des informations sur les icebergs à l'occasion de courses nautiques autour de l'Antarctique ou des informations destinées aux chasseurs et aux trappeurs qui se déplacent et travaillent dans le Grand Nord. 


Informations sur les Années polaires internationales

L'API 2007-2008 a pour objectif de renforcer la collaboration internationale en matière de recherche et de surveillance concernant les régions polaires, de mettre en rapport des chercheurs de différents domaines afin qu'ils puissent étudier ensemble des questions dépassant le cadre de leurs disciplines respectives, de faire en sorte que les données collectées au titre de l'API soient mises à disposition de manière ouverte et en temps voulu, d'intensifier la récupération de données historiques pertinentes et d'assurer que celles-ci soient également accessibles sans restriction.

Au cours des 125 dernières années, trois API ont été organisées : en 1882-1883, 1932-1933 et 1957-1958. Les programmes scientifiques et d'exploration auxquels elles ont donné naissance ont permis des avancées scientifiques, de nouvelles découvertes et une meilleure connaissance de nombreux phénomènes géophysiques qui ont une influence sur le système de la Terre dans sa globalité.

L'API 2007-2008, organisée conjointement par le Conseil international pour la science (CIUS) et par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), bénéficie du soutien de 31 pays. C'est l'explorateur Karl Weyprecht, scientifique et commandant en second de l'expédition polaire austro-hongroise de 1872-74, qui a été à l'origine de l'idée d'API.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

Mark Drinkwater
ESA/ESTEC
Chef de l'Unité Océans/glaces de mer
Tél. : +31.71.565.4514
Courriel : mark.drinkwater@esa.int

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 00:00
Inauguration du chantier de l'Ensemble de Lancement Soyouz en Guyane

MM. Jean-Jacques Dordain, Directeur Général de l'ESA, Yannick d'Escatha, Président du CNES, Jean-Yves Le Gall, Directeur Général d'Arianespace et Anatoly Perminov, Chef de Roscosmos, ont inauguré ce jour le chantier de l''Ensemble de Lancement Soyouz en Guyane. Cette cérémonie s'est déroulée en présence des nombreuses autorités françaises et des représentants de toutes les entités européennes et russes contribuant au lancement du projet.

A cette occasion, une plaque commémorative a été dévoilée et une pierre du pas de tir de Baikonour d'où s'est envolé le cosmonaute Youri Gagarine en 1961 a été déposée sur le site. Cette pierre est un symbole fort qui  traduit la continuité entre  le site de lancement russe, qui a vu le début de l'ère spatiale avec Spoutnik, puis le premier vol habité et l'implantation du lanceur Soyouz en Guyane, aboutissement de  quarante ans de coopération spatiale entre la France et la Russie, d'une coopération industrielle depuis 10 ans au sein de Starsem et d'une longue coopération entre  l'ESA et l'Agence Fédérale Spatiale Russe (Roscosmos).

Le lanceur Soyouz, lanceur mythique de la conquête spatiale a été lancé à ce jour 1713 fois, démontrant ainsi sa robustesse et sa fiabilité.  Il a placé à ce jour 1661 satellites en orbite autour de la Terre et envoyé dans l'espace 91 cosmonautes russes et 40 non russes.
 
L'implantation de ce lanceur au CSG permettra, après un premier lancement fin 2008,   d'utiliser la position équatoriale de la Guyane, qui offre une augmentation significative de la capacité d'emport de Soyouz, pour lancer  des satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, des satellites de navigation du système Européen Galileo, des satellites d'observation de la Terre en  orbite polaire et des sondes interplanétaires,  Aux côtés du lanceur lourd Ariane 5 et du petit lanceur Vega, Soyouz au CSG complètera harmonieusement la gamme des lanceurs de l'ESA, dont l'exploitation  a été confiée à Arianespace, qui va ainsi disposer de solutions pour le lancement de tous les types de missions.

Ce projet cofinancé par l'ESA, l'Union Européenne et Arianespace est réalisé sous la maîtrise d'ouvre système du CNES, dans le cadre d'un programme ESA. Si l'on inaugure aujourd'hui ce chantier, il y a déjà de nombreux mois que les terrassements réalisés par l'entreprise Française VINCI, avec la contribution de nombreuses entreprises européennes et guyanaises, ont commencé et les premières équipes russes seront  accueillies  d'ici la fin de l'année sur la commune  de Sinnamary  afin d'installer les infrastructures métalliques et fonctionnelles du pas de tir.

Pour Jean-Jacques Dordain, Directeur Général de l'Agence Spatiale Européenne : "Nous entrons dans une nouvelle ère de lanceurs pour l'Europe, qui porte les fruits de la bonne coopération entre l'ESA et la Russie, initiée par la France, et qui va élargir la  flexibilité de lancement  offerte par Arianespace».

Pour Yannik  d'Escatha, Président du CNES : « La continuité des relations dans le domaine spatial entre la France et la Russie depuis 40 ans avec son élargissement dès 1996 à la coopération dans le domaine des lanceurs, aboutit aujourd'hui à la réalisation de ce magnifique projet commun entre l'Europe et la Russie : Soyouz en Guyane. Avec les travaux de construction de cet ensemble de lancement sur le Centre Spatial Guyanais, Port Spatial de l'Europe, notre lien s'imprime désormais bien concrètement sur le territoire français au sein de l'ESA pour des décennies ».

Pour Jean-Yves Le Gall, Directeur Général d'Arianespace : « Soyouz en Guyane  est une nouvelle étape de la fabuleuse aventure commencée il y a 10 ans au sein de Starsem entre l'Europe et la Russie. Désormais, Soyouz en Guyane  sera pour la stratégie commerciale d'Arianespace un atout majeur pour le plus grand bénéfice de nos clients, nos actionnaires et nos partenaires ».

Pour Anatoly Perminov, Chef de Roscosmos : « Nous sommes aujourd'hui les témoins du fait que les projets les plus ambitieux, comme la construction du pas de tir de Soyouz au CSG, ne peuvent pas être menés à bien par un seul partenaire. C'est uniquement grâce aux efforts conjugués de l'Europe, la Russie et la France que les ambitions les plus audacieuses deviennent sous nos yeux des réalités palpables. Cette coopération mutuellement avantageuse est le gage de ce que l'exploration future de l'espace sera immanquablement pacifique et répondra toujours aux aspirations de l'humanité ».


Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Bureau des Relations avec les médias
ESA Département de la Communication
Tel : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 00:00
La sonde cométaire Rosetta observe de près la planète rouge

Les équipes du Centre européen d'Opérations spatiales (ESOC) de l'ESA, à Darmstadt (Allemagne), peuvent pousser un soupir de soulagement. Aux toutes premières heures de la matinée, les contrôleurs de vol, les experts en mécanique orbitale, les ingénieurs et les scientifiques ont pu assister à une séquence de « billard cosmique ».  Entre 3h13 et 3h40 (heure de Paris), la sonde cométaire Rosetta est en effet passée à seulement 250 kilomètres de Mars, ce survol lui imprimant une toute nouvelle trajectoire qui lui permettra d'aller au-delà de l'orbite de Jupiter. 

Lancée par une Ariane-5 le 2 mars 2004, Rosetta n'atteindra sa destination finale, la comète Churyumov-Gerasimenko, qu'en 2014, au terme d'un périple d'environ 6000 millions de kilomètres. La sonde va maintenant se diriger vers le Soleil. Deux nouveaux survols de la Terre sont programmés pour novembre prochain et novembre 2009.

Une fois arrivée dans le voisinage de Churyumov-Gerasimenko, Rosetta commencera par larguer - depuis une altitude d'environ un kilomètre - un petit atterrisseur particulièrement complexe qui se posera sur la comète. Ce module, comparable à un laboratoire chimique miniature équipé d'instruments très élaborés, procédera à des analyses de la surface et du noyau. Puis la sonde continuera sa mission en pourchassant la comète pendant un an, observant sans relâche son noyau à mesure que celui-ci se rapprochera de l'intérieur du  système solaire à une vitesse de l'ordre de 135 000 km/h.
 
Malgré le long chemin restant à parcourir, tout semble aller pour le mieux jusqu'ici. Commentant le survol de Mars avec des chercheurs et avec les équipes chargées de conduire les opérations à l'ESOC, David Southwood, Directeur du Programme scientifique à l'ESA, précise que les missions interplanétaires supposent de gérer des liaisons de télécommunication extrêmement complexes et que le centre d'opérations spatiales de Darmstadt accomplit ici un travail remarquable.  «Je me joins aux scientifiques de la mission Rosetta», déclare David Southwood, « pour remercier les experts de tous soins dont ils entourent notre précieuse sonde. Et ce n'est qu'un début. La tension sera à son comble lorsqu'il s'agira de viser la cible et de larguer l'atterrisseur pour qu'il se dépose sur le noyau de la comète. Nous venons aujourd'hui de franchir une nouvelle étape de ce projet  qui devrait nous permettre de dire si les comètes ont contribué à l'apparition de la vie sur Terre ».

« Ce survol de Mars a été l'étape la plus délicate de la mission depuis son lancement », déclare Manfred Warhaut, Chef du Département Conduite des missions. « La sonde a maintenant remis le cap sur la Terre, qu'elle atteindra en novembre prochain. A l'occasion de cette prochaine manouvre d'assistance gravitationnelle, Rosetta prendra un nouvel élan qui lui permettra de rejoindre les astéroïdes et la comète ».

A l'approche de Mars, les instruments embarqués sur Rosetta - et sur son atterrisseur - ont été mis sous tension à plusieurs reprises pour prendre des clichés de la planète. En septembre 2008 et en juillet 2010, lorsqu'elle sera plongée au cour de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, Rosetta en profitera pour observer également de près les astéroïdes Stein et Lutetia.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

ESA - Bureau Relations avec les médias
Département Communication
Tél. : + 33 1 5369 7155
Contact : media@esa.int

ESA/ESOC
Bureau Communication
Tél. : + 49 6151 90 26 96

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 00:00
Événement médiatique à l'ESOC : Passage de la sonde cométaire de l'ESA Rosetta au plus près de Mars

Poursuivant son voyage de dix ans vers la comète Churyumov-Gerasimenko, la sonde Rosetta de l'ESA passera au plus près de Mars le dimanche 25 février, où elle survolera la planète à 250 kilomètres de sa surface.

Ce passage critique à proximité de Mars est nécessaire pour permettre à la sonde d'utiliser la gravité de la planète afin de modifier sa vitesse et sa trajectoire en direction de sa prochaine destination, la Terre ! Rosetta survolera notre planète pour la deuxième fois le 13 novembre, en vue d'une nouvelle manouvre d'assistance gravitationnelle (la première ayant eu lieu le 4 mars 2005).

Afin de mettre à profit ce passage au plus près de la planète rouge, les instruments de la sonde et de son atterrisseur seront activés pendant des plages de temps prédéfinies pour procéder à une série d'observations scientifiques, et notamment fournir des images de la planète. Au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA, les contrôleurs de vol ont déjà tout préparé en vue de cette manouvre cruciale.

Lancée le 2 mars 2004 à bord d'une Ariane-5, Rosetta est la première sonde jamais conçue pour se placer en orbite autour du noyau d'une comète et larguer un atterrisseur sur celle-ci. Lorsqu'elle aura rejoint Churyumov-Gerasimenko, en 2014, la sonde se livrera à une étude 
 scientifique approfondie de ce reliquat de la nébuleuse primitive qui a donné naissance à notre système solaire, voilà quelque 4,6 milliards d'années. Au terme de son long périple, Rosetta aura réalisé en tout quatre manouvres gravitationnelles, dont trois autour de la Terre et une au niveau de Mars. Elle aura également observé les astéroïdes Steins et Lutetia, en septembre 2008 et juillet 2010 respectivement.

Les représentants des médias qui souhaitent assister au survol de Mars par Rosetta depuis le centre de contrôle de l'ESOC, à Darmstadt (Allemagne), sont invités à remplir et à renvoyer le formulaire d'inscription ci-joint.

Pour davantage d'informations veuillez contacter :
ESA - Département Communication
Bureau Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

Programme
Survol de Mars par Rosetta
25 février 2007 - Début à 2h00


02h00 Ouverture des portes - Possibilité de filmer la salle de contrôle de la mission

02h40 Allocution de bienvenue par David Southwood, Directeur du Programme scientifique de l'ESA

02h50 Dynamique de vol de la manouvre gravitationnelle autour de Mars - par Uwe Feucht, Chef de la Division et de l'Équipe Dynamique de vol

03h00 Science en direct, premières images - par Gerhard Schwehm, Chef de la Division Opérations scientifiques des missions Système solaire et Responsable de la mission Rosetta

03h10 Commentaires introductifs sur la phase d'approche - par Paolo Ferri, Chef de la Division Missions solaires et planétaires et Directeur des opérations en vol de Rosetta
Commentaires sur la phase d'éclipse - par Andrea Accomazzo, Responsable de la conduite des opérations du véhicule spatial Rosetta
Commentaires sur le passage au plus près de Mars et l'éclipse - par Andrea Accomazzo et Paolo Ferri

03h17 Stations sol - par Manfred Lugert, Chef de la Division Exploitation des installations au sol

03h30 Point à l'issue de l'éclipse

03h40 Commentaires sur la fin de l'éclipse et l'acquisition des télémesures - Andrea Accomazzo

03h52 Conclusions - Manfred Warhaut, Chef du Département Conduite des missions

04h00 Fin de la manifestation

 
SURVOL DE MARS PAR ROSETTA
ESA/ESOC - Robert-Bosch Strasse, 5 - Darmstadt (Allemagne)
Dimanche 25 février 2007 -  Début à 2h00


Nom : ________________________________________________

Prénom : _____________________________________________

Média : ______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Tél. : ________________________________________________

Fax : ________________________________________________

Portable : ____________________________________________

Courriel : ____________________________________________


(  ) Participera à l'événement

(  ) Ne participera pas à l'événement

Merci de renvoyer ce formulaire à :
Jocelyne Constantin Landeau
Département Communication ESA/ESOC
Tél. : +49(0)6151.90.2696
Fax : +49(0)6151.90.2961

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 00:00
L'astronaute de l'ESA Léopold Eyharts désigné pour accompagner le laboratoire européen Columbus vers l'ISS

L'astronaute français de l'ESA Léopold Eyharts a été désigné ce jour pour assurer la livraison et la mise en marche du laboratoire européen Columbus à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cette mission est actuellement prévue pour l'automne.

Léopold Eyharts fera partie de l'équipage Expedition 16 à destination de l'ISS et accompagnera donc Columbus à bord de la Navette spatiale Discovery lors de la mission STS-122. Au terme d'un séjour en orbite d'environ deux mois, il regagnera la Terre avec l'équipage de la mission STS-123 (Endeavour).

En vol vers l'ISS, Léopold Eyharts sera accompagné de cinq astronautes de la NASA et d'un autre astronaute de l'ESA, l'Allemand Hans Schlegel, qui a déjà été affecté à la mission STS-122 en juillet dernier.

Pendant son séjour d'une soixantaine de jours à bord de l'ISS, Léopold Eyharts surveillera la mise en marche du laboratoire Columbus et en vérifiera le bon fonctionnement. Quant à Hans Schegel, il restera 14 jours à bord et regagnera la Terre lors d'une autre mission de la Navette.
 
Léopold Eyharts fait partie du Corps des astronautes européens depuis 1998 et a effectué sa première mission spatiale à bord de la station russe Mir du 29 janvier au 19 février 1998 en tant qu'astronaute du CNES.

Au cours de la nouvelle mission à laquelle il est affecté, Léopold Eyharts tiendra un rôle clé puisqu'il sera responsable de l'installation, de la mise en route et de la recette du laboratoire Columbus de l'ESA. Columbus est la pierre angulaire de la contribution de l'Europe à la Station spatiale internationale ; c'est le premier laboratoire européen consacré à la recherche à long terme dans l'espace. Léopold Eyharts sera le premier astronaute européen à tester et faire fonctionner en orbite les systèmes du module Columbus. Il sera également chargé de procéder à des expériences scientifiques européennes embarquées dans ce laboratoire. Au cours de sa mission ISS, il exercera les fonctions d'ingénieur de vol et participera aussi aux activités de robotique.

Le laboratoire Columbus sera transporté dans la soute de la Navette, en même temps que cinq installations de bâtis internes (Biolab, le laboratoire européen de science des fluides, le laboratoire modulaire européen de physiologie, le bâti à tiroirs européen et le module de transport européen). Les deux installations destinées à des expériences à l'extérieur de Columbus (EuTEF et SOLAR) voyageront elles aussi dans la soute de la Navette et seront fixées à l'extérieur de la structure du module Columbus pendant la mission STS-122.

Note aux rédactions
Après le lancement de la mission depuis le Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, deux jours seront nécessaires avant que la Navette effectue son rendez-vous et son amarrage avec l'ISS. Le laboratoire Columbus sera extrait de la soute de la Navette par le bras télémanipulateur canadien de la Station spatiale (Canadarm 2) et sera positionné sur le dispositif d'amarrage tribord de l'élément de jonction n° 2 développé par l'Europe. Après le raccordement du module à l'ISS et sa mise sous tension, les installations des bâtis de charge utile de Columbus, jusque là en configuration de lancement, seront transférées sur leurs emplacements opérationnels à l'intérieur du module.

Quatre sorties dans l'espace (activités extra-véhiculaires) sont prévues au cours de cette mission. La première servira à installer et à mettre sous tension le laboratoire Columbus. La deuxième aura pour but l'installation des charges utiles extérieures. La troisième et la quatrième seront consacrées à diverses tâches de maintenance de l'ISS. La recette finale du laboratoire ainsi que l'activation et la vérification des bâtis destinés aux expériences scientifiques auront lieu au cours des semaines suivantes et seront effectuées par Léopold Eyharts en sa qualité de membre de l'équipage permanent de l'ISS.

Dès que Columbus sera raccordé à la Station, le Centre de contrôle Columbus d'Oberpfaffenhofen en Allemagne, situé dans les locaux du Centre des opérations spatiales du DLR, prendra la responsabilité du contrôle et de l'exploitation du laboratoire européen. Il assurera également la coordination de la conduite des expériences européennes.

Pour tout complément d'information sur Léopold Eyharts :
http://www.esa.int/esaHS/ESASFUZUMOC_astronauts_0.html
ou
http://www.esa.int/esaHS/ESASFUZUMOC_astronauts_2.html

Pour tout complément d'information sur les astronautes de l'ESA :
http://www.esa.int/esaHS/astronauts.html

Pour en savoir plus sur les vols spatiaux de l'ESA :
http://www.esa.int/spaceflight
Pour d'autres informations :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél. : + 33 1 5369 7155
Fax : + 33 1 5369 7299

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 00:00
Réunion des Chefs d'Agence à l'ESA, dans le cadre du programme ISS

Les Chefs des Agences partenaires du programme de Station spatiale internationale (ISS), représentant le Canada, les Etats-Unis, l'Europe, le Japon et la Russie, se sont réunis au siège de l'Agence spatiale européenne (ESA), à Paris, le 23 janvier 2007 afin de faire le point sur leur coopération dans le cadre du programme ISS.

Au cours de leurs discussions, les Chefs d'Agence ont pris note des avancées significatives accomplies par les partenaires de l'ISS dans la mise en ouvre de la configuration et de la séquence d'assemblage de la station spatiale, entérinées à l'issue de leur dernière réunion, en mars 2006. Ils ont en outre pris acte de plusieurs grandes étapes : retour à un équipage permanent de trois astronautes à bord de l'ISS et redémarrage des activités d'assemblage de la station ; réalisation de trois missions extrêmement complexes de la Navette spatiale, au cours desquelles des astronautes américains, canadien, européens et russe ont mené à bien de délicates interventions dans le cadre de plusieurs sorties extravéhiculaires ; poursuite du fonctionnement exceptionnel du bras Canadarm 2, dont un astronaute canadien a assuré la 
commande en orbite ; envoi ininterrompu de vaisseaux russes Soyouz et Progress, qui ont pour tâche vitale d'acheminer des équipages et de transporter du fret en vols aller-retour entre la Terre et la station orbitale. Compte tenu de leur bon déroulement, ces activités d'assemblage ont préparé le terrain aux étapes suivantes, à savoir l'arrivée de l'élément de jonction n°2,  puis celle de deux nouveaux laboratoires, le module Columbus de l'Agence spatiale européenne et le module d'expérimentation japonais Kibo, auxquels s'ajoutera Dextre, robot canadien doté de deux bras.

Les Chefs d'Agence ont examiné l'état d'avancement des activités des différents partenaires concernant le développement de la station, sa configuration et son fonctionnement. Ils ont aussi débattu des capacités de transport, et notamment du Véhicule de transfert automatique de l'Agence spatiale européenne, du Véhicule de transfert japonais H-2, des capsules russes Soyouz et Progress, de la Navette spatiale américaine, du Système de transport orbital commercial et du Véhicule d'exploration habité. La mise en place, en temps opportun, d'un équipage permanent de six astronautes et l'achèvement de l'assemblage de la station comptent également parmi les sujets abordés par les partenaires. 

Les Chefs d'Agence ont salué une nouvelle fois le travail exceptionnel accompli par les équipages en orbite ainsi que par les personnels au sol pour permettre à la station d'atteindre sa pleine capacité de production. Ils ont pris acte de la solidité du partenariat qui caractérise l'ISS et de l'importance de la coopération internationale pour réaliser des objectifs communs dans le domaine de l'exploration et de l'utilisation de l'espace. 


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél: +33(0)1.53.69.7155
Fax: +33(0)1.53.69.7690

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 00:00
Réunion à Paris des Chefs des Agences spatiales partenaires du programme ISS

Le 23 janvier, l'ESA accueillera en son siège parisien une « réunion des Chefs d'Agence », au cours de laquelle les Chefs des Agences spatiales impliquées dans le programme de Station spatiale internationale (l'ESA pour l'Europe, la NASA pour les Etats-Unis, l'ASC pour le Canada, la JAXA pour le Japon et Roskosmos pour la Russie) feront le point sur l'ISS et réfléchiront au programme qui prendra sa succession.

Des progrès importants ont été accomplis depuis l'approbation de la configuration et de la séquence d'assemblage de l'ISS en janvier 2006 et les partenaires du programme continueront à relever le défi que constituent l'assemblage, l'exploitation et l'utilisation de l'ISS. Lors de cette réunion, chacun des partenaires fera le point sur la situation du programme et sur sa planification.

Les partenaires de l'ISS discuteront également de scénarios envisageables pour de futures activités d'exploration au service de la coopération internationale tout en tenant compte de cette fructueuse expérience qu'est le partenariat ISS.

Un point de presse aura lieu juste après la fin de cette réunion, à 18 heures. Les représentants des médias souhaitant y participer sont invités à remplir le formulaire d'accréditation ci-joint. L'enregistrement audio de ce point de presse sera également disponible dans le courant de la soirée sur le site Web de l'ESA (http://www.esa.int).

Pour en savoir plus, veuillez contacter :
Franco Bonacina, Chef du Bureau Relations avec les médias et Porte-parole du Directeur général de l'ESA
Tél : +33(0)1 53 69 71 55

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Point de presse - Réunion des Chefs d'Agence
Mardi 23 janvier - 18 heures
ESA - 8-10 rue Mario-Nikis, 75015 Paris

Prénom : ______________________________________________

Nom : ________________________________________________

Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Tél : _________________________________________________

Fax : _________________________________________________

Portable : _____________________________________________

E-mail : ______________________________________________



[ ] Je participerai au point de presse

[ ] Je n'y participerai pas.


Veuillez renvoyer ce formulaire à :
ESA, Bureau des Relations avec les médias
Fax: +33(0)1.53.69.7690

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 00:00
Présentation du satellite Planck aux médias

Fin février 2007, l'intégration du satellite Planck de l'ESA (mission d'étude du fond diffus cosmologique, reliquat du Big Bang) arrivera à son terme. Dans la perspective de cette étape importante, l'ESA se joint à Alcatel Alenia Space (AAS) pour inviter les représentants des médias à participer, le 1er février prochain dans les locaux d'AAS à Cannes, à une conférence de presse sur les réalisations technologiques et les objectifs scientifiques de la mission, à l'occasion de laquelle ils pourront également admirer le satellite dans toute sa splendeur.

Planck dressera des cartes d'une précision inégalée du rayonnement fossile micro-onde dans lequel baigne notre univers. Il sera sensible à des variations de température de quelques millionièmes de degré et cartographiera l'ensemble du ciel dans neuf longueurs d'onde. 

Comprendre les événements qui ont immédiatement suivi le Big Bang et déterminer les conditions qui ont été à l'origine de l'évolution de l'Univers, tels sont les objectifs principaux de cette mission de tout premier plan. Le satellite Planck nous permettra d'en savoir beaucoup plus sur la nature de la matière noire, « masse manquante » de l'Univers, et sur sa quantité, de même qu'il livrera bon nombre de clés pour mieux comprendre la nature de l'énergie noire et l'expansion de l'Univers.

Pour relever ces défis, Planck doit fonctionner à des températures très basses et très stables. Une fois le satellite arrivé dans l'espace, il faudra refroidir ses détecteurs de manière à ce qu'ils
 
atteignent une plage de température comprise entre -253 ºC et à peine quelques dixièmes de degré au-dessus du zéro absolu (-273,15º C). Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que Planck représente le nec plus ultra de la cryotechnologie !

Après son intégration, le satellite subira une batterie d'essais courant 2007 et début 2008. Il sera mis en orbite fin juillet 2008, en configuration de lancement double, associé à Herschel, mission de l'ESA ayant pour objectif d'étudier dans l'infrarouge la formation des galaxies, des étoiles et des systèmes planétaires.

Les journalistes intéressés sont invités à remplir le formulaire ci-dessous .


Note aux rédactions

La maîtrise d'ouvre du satellite Planck est assurée par AAS/Cannes (France), placée à la tête d'un consortium de partenaires industriels dans lequel la filiale turinoise d'AAS (Italie) est responsable du module de service du satellite. L'ESA et le Centre spatial danois basé à Copenhague (Danemark) sont chargés de fournir les miroirs du télescope, fabriqués par EADS Astrium/Friedrichshafen (Allemagne).

AAS/Cannes est également responsable du module de charge utile, c'est-à-dire de la plate-forme qui accueillera le télescope et les deux instruments HFI et LFI. Ces derniers sont fournis par des consortiums de chercheurs et d'instituts placés sous la direction de l'Institut d'Astrophysique Spatiale d'Orsay en ce qui concerne le HFI, et sous celle de l'Istituto di Astrofisica Spaziale e Fisica Cosmica (IASF) de Bologne (Italie) en ce qui concerne le LFI.

A ce projet participent également de nombreux sous-traitants de différents pays européens, ainsi que quelques firmes américaines.


Pour tout complément d'information, contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél: +33(0)1.53.69.7155
Fax: +33(0)1.53.69.7690

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Programme de la conférence de presse
1er février 2007, 10 heures
Alcatel Alenia Space
100 Boulevard du Midi, Cannes (France)



10h00 - 10h05 Allocution de bienvenue - Patrick Maute, Directeur des programmes  d'observation optique et science chez Alcatel Alenia Space,
et Jacques Louet, Responsable des Projets scientifiques à l'ESA

10h05 - 10h15 Présentation générale de la mission Herschel/Planck - Thomas Passvogel, Responsable du projet Planck à l'ESA

10h15 - 10h25 Le satellite Planck - Jean Jacques Juillet, Responsable du programme chez Alcatel Alenia Space

10h25 - 10h35 La mission scientifique - Jan Tauber, Responsable scientifique du projet Planck à l'ESA

10h35 - 10h45 L'instrument haute fréquence (HFI) - Jean Loup Puget, Responsable de recherche pour le HFI

10h45 - 10h55 L'instrument basse fréquence (LFI) - Reno Mandolesi, Responsable de recherche pour le LFI

10h55 - 11h05 Invité spécial - G.F. Smoot, lauréat du prix Nobel

11h05 - 11h25 Questions & Réponses

11h25 - 12h35 Présentation du satellite Planck dans son hall d'intégration & interviews individuelles

12h45 - 14h30 Déjeuner chez Alcatel Alenia Space


 
Conférence de presse - Jeudi 1er février 2007 - 10 heures

Alcatel Alenia Space - 100 Boulevard du Midi, Cannes (France)


Nom : ________________________________________________
Prénom : ______________________________________________

MEDIA : ______________________________________________

Nationalité : ___________________________________________

Date de naissance : ____________________________________

Lieu de naissance: ______________________________________

N° passeport : _________________________________________

Date de délivrance : ____________________________________

Date d'expiration : ______________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Tél : _________________________________________________

Fax : _________________________________________________

Portable : _____________________________________________

E-mail : ______________________________________________


(  ) Je participerai à la conférence de presse

(  ) Je n'y participerai pas

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