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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 00:00
Conférence de presse avec l'astronaute de l'ESA Thomas Reiter au retour de sa mission à bord de la Station spatiale internationale

Une conférence de presse sera organisée jeudi 18 janvier au Centre des astronautes européens à Cologne (Allemagne). À cette occasion, les représentants des médias auront la possibilité de rencontrer l'astronaute de l'ESA Thomas Reiter (Allemagne) qui rentre de mission après l'atterrissage de la navette spatiale Discovery le 22 décembre.

Thomas Reiter, qui a rejoint la Station spatiale internationale (ISS) à bord du vol STS-121 (également exécuté par Discovery) parti le 4 juillet 2006, a mené à bien la mission Astrolab européenne de six mois, première mission de longue durée réalisée par l'Europe à bord de l'ISS. Outre l'exécution d'un programme complet d'expériences européennes, il a accompli au cours de sa mission une sortie extravéhiculaire (EVA), autrement dit une sortie dans l'espace. La mission Astrolab, qui marquait le retour de l'ISS à un équipage de trois personnes, a fait l'objet d'une surveillance constante depuis le Centre de contrôle Columbus à Oberpfaffenhofen près de Munich (Allemagne). Dans le cadre de cette mission, d'importants équipements européens ont été livrés à la station, notamment le congélateur de laboratoire à - 80°C pour l'ISS (MELFI) et le système modulaire européen de culture.
 
La conférence de presse, qui aura lieu le 18 janvier au Centre des astronautes européens (EAC) de l'ESA à Cologne, débutera à 11 heures. Pendant la première demi-heure, Thomas Reiter fera  une présentation générale de sa mission, avant une séance de questions-réponses d'une demi-heure également. Suivront deux heures d'entretiens individuels pour la télévision. Outre Thomas Reiter, Michel Tognini (Chef de l'EAC) et Gerhard Thiele (Chef de la Division Astronautes de l'EAC), tous deux anciens astronautes, assisteront à la séance de questions-réponses.

Lors de sa précédente mission (Euromir-95) de 179 jours à bord de la station spatiale Mir (du 3 septembre 1995 au 29 février 1996), Thomas Reiter avait battu le record européen de durée de séjour dans l'espace. Lui-même était alors astronaute titulaire, tandis que Christer Fuglesang était sa doublure et assurait, depuis le Centre russe de contrôle de la mission, la fonction de coordinateur des liaisons avec l'équipage pendant que Thomas Reiter se trouvait en orbite.
  
Les représentants des médias souhaitant assister à cette conférence de presse sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le renvoyer par fax pour le 15 janvier au plus tard à :
Maren Stock, ESA/EAC - Fax : +49 22 03 6001 112.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA/EAC
Maren.Stock@esa.int
Tél : +49(0)22 03.6001.111
Fax : +49(0)22 03.6001.112


Conférence de presse avec Thomas Reiter
au retour de sa mission à bord de l'ISS

Jeudi 18 janvier 2007 à 11 heures
ESA/EAC - Linder Höhe - Cologne (Allemagne)

Nom : ________________________________________________

Prénom :
______________________________________________

Média : _______________________________________________


Adresse : _____________________________________________

_______________________________________________________


Tél.: _________________________________________________

Fax : _________________________________________________

Tél. portable : _________________________________________
 

Courriel : _____________________________________________

[ ] Participera à la conférence de presse
[ ] Ne participera pas

Prière de retourner ce formulaire par fax le lundi 15 janvier 2007 au plus tard à :
ESA/EAC
Maren.Stock@esa.int
Tél. : +49(0)22 03. 6001.111
Fax : +49(0)2203.6001.112

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 00:00
Calendrier des activités de communication de l'ESA en 2007 à l'intention des médias

2007 sera une année hautement symbolique pour l'espace tant à l'échelle mondiale avec le 50ème anniversaire du lancement de Spoutnik, qui a marqué le début de l'ère spatiale, qu'à l'échelle européenne avec le 50ème anniversaire de la signature des Traités de Rome donnant naissance à la Communauté européenne. Avec pour devise « Découverte, compétitivité et identité européenne », le service Communication de l'ESA consacrera ses efforts à la promotion des missions de l'Agence dans ses grands secteurs d'activités : science, observation de la Terre, navigation, télécommunications, vols habités et exploration, lanceurs. Au programme, des conférences de presse, des expositions, des rendez-vous politiques, des lancements et bien d'autres événements.

L'ESA invite les représentants des médias à prendre note des principales activités de communication qu'elle mènera en 2007.

Janvier :
8-9
Atelier sur les activités européennes d'exploration, Édimbourg, Royaume-Uni (sans participation de la presse).


10
Conférence de presse à Londres sur les résultats de l'atelier d'Édimbourg.


17
Le Directeur général de l'ESA rencontre la presse au siège de l'Agence, à Paris (France).


18
Retour en Europe de Thomas Reiter - Conférence de presse à l'ESA/EAC, Cologne (Allemagne).


23
Réunion des Chefs des Agences partenaires de la Station spatiale internationale (ISS), au siège de l'ESA, à Paris (France).


Février :
1er(à confirmer)
Événement pour la presse sur Planck avec Alcatel, à Cannes (France).

25
Rosetta survole la planète Mars : Événement pour les médias à l'ESA/ESOC, Darmstadt (Allemagne).


A définir
Essais de la maquette de piscine d'Eurobot dans le caisson d'impesanteur de l'ESA/EAC, Cologne (Allemagne).


A définir
Essai à feu du moteur Zefiro-9 de Vega, à Salto di Quirra, Sardaigne (Italie).


A définir
Inauguration du Centre de contrôle de l'ATV et journée pour les médias à Toulouse (France).


Mars :
A définir
Christer Fuglesang en tournée de présentation de son vol dans l'espace dans les pays nordiques.


A définir
50ème anniversaire de la signature des Traités de Rome - Exposition sur l'ESA et l'espace.


A définir
Journée portes ouvertes à l'ESA/ESRIN, Frascati (Rome, Italie).

 
Avril :

2/4 - 26/8
Exposition sur Envisat au Palais de la Découverte, Paris (France).


11 (à confirmer)
Conférence de presse sur les résultats de Venus Express à l'ESA/ESOC, Darmstadt (Allemagne).

16-17
Journées d'information sur les télécommunications à l'ESA/ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas).

17-30
Conférence et Exposition GMES dans le cadre de la présidence allemande de l'UE, Munich (Allemagne).

23-27
Symposium 2007 sur Envisat à Montreux (Suisse) - Stand d'exposition de l'ESA.


À définir
«De Galileo Galilei au système européen de navigation par satellite» : exposition à Rome (Italie).


À définir
Entraînement des astronautes de l'ESA dans la maquette de l'ATV à l'ESA/EAC, Cologne (Allemagne) - Journée pour les médias.


À définir
Thomas Reiter en tournée de présentation de son vol dans l'espace (Allemagne, France, Italie).


Mai :
20-24
16ème réunion de l'IAA - Symposium sur l'homme dans l'espace, Pékin (Chine).

22
3ème Conseil Espace, réunion commune ESA/CE à Bruxelles (Belgique) - Point fort : Adoption de la Politique spatiale européenne.


A définir
Journée pour les médias sur l'ATV à l'ESA/ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas).


A définir
Journée pour les médias sur GOCE à l'ESA/ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas).


A définir
Événement pour la presse sur Herschel avec EADS Astrium à Friedrichshafen (Allemagne).


Juin :
A définir
Essai à feu du moteur Zefiro-23 de Vega, à Salto di Quirra, Sardaigne (Italie). 


4-8
Réunion du Groupe des scientifiques du projet Cassini-Huygens à Athènes (Grèce).

6-15
50ème session du Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique des Nations Unies à Vienne (Autriche) - Exposition de l'ESA.


18-24
Salon aéronautique du Bourget (France) - Exposition de l'ESA - La « nuit de l'exploration », événement ouvert au public, aura lieu à Paris durant le salon.


Juillet :
7
Nuit de l'Exploration à la Cité de l'Espace, Toulouse (France).


23-27
Symposium international sur les géosciences et la télédétection (IGARSS) à Barcelone (Espagne).


25 (au plus tôt)
Lancement de l'ATV-1 (Jules Verne), à Kourou (Guyane).


À définir
Inauguration d'un nouveau bâtiment à l'ESA/ESAC à Villafranca (Madrid, Espagne).


Août :
Fin du mois
MAKS-2007, Salon international de l'Aviation et de l'Espace à Joukovsky, près de Moscou (Russie).


Septembre :
7 (au plus tôt)
Lancement de la mission STS-120 de la Navette avec à bord l'astronaute de l'ESA Paolo Nespoli - Livraison de l'élément de jonction n°2 fabriqué en Italie au Centre spatial Kennedy (Floride, États-Unis).


8
40ème anniversaire de l'ESA/ESOC, à Darmstadt (Allemagne) - Événement à confirmer.


14 (à confirmer)
Lancement du satellite Photon-M3 embarquant 17 expériences de l'ESA au cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan).


24-28
58ème congrès de l'IAC à Hyderabad (Inde).


À définir
Journée portes ouvertes à l'ESA/EAC, Cologne (Allemagne).


À définir
«Nuit des chercheurs européens», événement ouvert au public à l'ESA/ESRIN.


À définir
«Mise en service opérationnel d'EGNOS», événement à Bruxelles (Belgique) avec la CE et la GSA (Autorité européenne de surveillance GNSS).


À définir
Essai à feu du moteur P-80 de Vega à Kourou (Guyane).


À définir
Journée pour les médias sur Galileo à l'ESA/ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas) - Giove-B sera au centre d'essais.

 
Octobre :
2-4
Conférence sur les aspects scientifiques et fondamentaux du programme Galileo à Toulouse (France).


4/10-mars 2008
Exposition « 100 ans d'espace » à la Cité de l'Espace, Toulouse (France) avec la participation de l'ESA.


17 (au plus tôt)
Lancement de la mission STS-122 embarquant le module européen Columbus destiné à l'ISS, avec à son bord l'astronaute de l'ESA Hans Schlegel.


À définir
Lancement de SMOS et de Proba-2 à Plessetsk (Russie).


À définir
Conférence sur les activités internationales d'exploration, Berlin (Allemagne).


À définir
Ouverture d'un nouveau bâtiment à l'ESA/ESTEC - Événement pour les invités et la presse.


À définir
Paolo Nespoli en tournée de présentation de son vol dans l'espace (activités pour les médias en Italie et en Allemagne).


Novembre :
13
Rosetta survole la Terre.

15-19
Exposition ESA/CE sur GMES à la Royal Dublin Society, Dublin (Irlande).


À définir
Journée portes ouvertes à l'ESA/ESAC, Villafranca (Madrid, Espagne).


À définir
Lancement du 2ème satellite d'essai Galileo, Giove-B, à Baïkonour (Kazakhstan).


À définir
Journée portes ouvertes à l'ESA/ESAC pendant la semaine de la Science, à Villafranca (Madrid, Espagne).


Décembre :
À définir
Journées pour les médias sur Herschel/Planck à l'ESA/ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas).


À définir
Lancement de GOCE à Plessetsk (Russie).



La date de certains événements, notamment celle des lancements, dépend de différents facteurs (ex : aptitude au vol du satellite et/ou du lanceur) et reste donc à définir ou à confirmer ; parfois la date la plus précoce envisagée est indiquée (mention « au plus tôt »). Les dates des lancements Ariane doivent être confirmées par Arianespace, celles de Soyouz par Starsem, celles de Rockot par Eurockot et celles de la navette spatiale par la NASA.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90

Logo de l'ESA - http://teyeme.over-blog.com/

 
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 00:00
Le Directeur général de l’ESA, M. Jean-Jacques Dordain, recevra la presse le mercredi 17 janvier 2007 au siège de l’Agence à Paris. La réunion débutera à 8h30 par un petit-déjeuner et sera suivie à 9h00 par un point de presse qui permettra de dresser un bilan des activités de l’ESA en 2006 et de présenter les principaux événements prévus en 2007.


 
Les représentants de la presse souhaitant participer à cette réunion sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le renvoyer, de préférence par fax, au Bureau des Relations avec les médias de l’ESA à Paris (Fax : +33(0)1.53.69.76.90).

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

ESA – Bureau des Relations avec les médias

Tél. : + 33(0)1.53.69.71.55

Fax : + 33(0)1.53.69.76.90


 
Petit-déjeuner de presse avec le Directeur général de l’ESA

Mercredi 17 Janvier 2007 – 08h30

ESA – 8/10, rue Mario Nikis – 75015 Paris

Nom : ________________________________________________

Prénom : ______________________________________________

Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

______________________________________________________

Tél : _________________________________________________

Fax : _________________________________________________

Mobile : ______________________________________________

E-mail : ______________________________________________

[ ] Participera au petit-déjeuner de presse

[ ] Ne participera pas au petit-déjeuner de presse

Veuillez renvoyer ce formulaire par fax à :

ESA, Bureau des Relations avec les médias

Tél.:+33(0)1.53.69.7155

Fax: +33(0)1.53.69.7690


 
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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 00:00
Les deux astronautes de l'ESA de retour sur Terre

La navette spatiale Discovery a atterri ce 22 décembre à 23h32, heure de Paris (22h32TU) sur la base de Cape Canaveral (Floride), au terme de l'une des missions d'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) les plus complexes réalisées à ce jour. La navette ramène à son bord les deux astronautes de l'ESA, Christer Fuglesang et Thomas Reiter.

Le retour de Discovery marque à la fois la fin de la mission STS-116 de la NASA, qui avait pour but de livrer à l'ISS un nouveau segment d'ossature ainsi que des fournitures et des équipements, et l'achèvement de deux missions habitées de l'ESA, Astrolab avec Thomas Reiter et Celsius avec Christer Fuglesang.

Les deux astronautes vont maintenant subir une série d'examens médicaux entrant dans le cadre du programme d'expériences scientiques auquel ils ont participé à bord de la Station. L'équipage au complet se rendra ensuite au Centre spatial Johnson, à Houston (Texas), pour rendre compte du déroulement de la mission.

 
Astrolab, une mission riche en événements

La mission Astrolab avait débuté le 4 juillet dernier, lorsque l'astronaute allemand de l'ESA Thomas Reiter avait embarqué sur le précédent vol de la navette Discovery. Deux jours plus tard, il prenait ses fonctions d'ingénieur de bord de l'ISS et devenait le troisième membre de l'équipage permanent de la Station, réoccupant ainsi un poste resté vacant depuis 38 mois en raison de l'indisponibilité de la navette américaine, clouée au sol suite à la perte tragique de Columbia en février 2003.

Spécialiste chevronné des opérations d'assemblage, Thomas Reiter s'est vu confier durant sa mission toute une série de tâches opérationnelles et de maintenance sur les composantes russe et américaine de la Station. Il a également exploité des installations de recherche utilisées pour des expériences scientifiques internationales et conduit un programme d'expériences européennes en physiologie humaine, psychologie, microbiologie, physique des plasmas et dosimétrie. Par ailleurs, il a procédé à des démonstrations technologiques ainsi qu'à des expériences dans les domaines industriel et éducatif destinées à des universités et à des établissements scolaires du primaire ou du secondaire.

Le 3 août, il a effectué en compagnie de l'astronaute de la NASA Jeffrey Williams une sortie dans l'espace de 5 heures et 54 minutes au cours de laquelle les deux astronautes ont installé de nouveaux équipements pour préparer les opérations d'assemblage ultérieures et mis en place différents instruments et expériences à l'extérieur de la Station.

Durant son séjour à bord, Thomas Reiter a testé une caméra en 3D et une caméra haute définition, capturant sur le vif des scènes de la vie quotidienne à l'intérieur de la Station. À l'avenir, des caméras de ce type seront utilisées pour faire partager au public sur Terre les émotions uniques que procurent les séjours dans l'espace.

Thomas Reiter aura passé plus de 171 jours dans l'espace au titre de la mission Astrolab. Compte tenu des 179 jours qu'il avait déjà passé en orbite entre septembre 1995 et février 1996 dans le cadre de la mission Euromir 95, il est désormais le nouveau détenteur du record européen de durée cumulée de séjour dans l'espace.


Celsius prépare la montée en puissance de l'ISS

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang, premier Suédois à accomplir un vol spatial, avait rallié l'ISS le 10 décembre dernier à bord de Discovery. Il a séjourné 13 jours en orbite avec un emploi du temps très chargé.

En tant que spécialiste mission au sein de l'équipe d'astronautes de la NASA, son rôle a consisté à assurer la sécurité des manouvres d'amarrage de la navette à l'ISS, à participer à la rétraction de l'un des panneaux solaires de la Station, long de 34 m, à transférer du fret entre la navette et l'ISS, et enfin à déployer, juste après la manouvre de désamarrage, trois nanosatellites logés dans la soute de la navette.

Mais sa participation à trois sorties extra-véhiculaires particulièrement exigeantes a incontestablement constitué le temps fort de sa mission. Les deux premières sorties, qui ont eu lieu pendant les nuits du 12 au 13 et du 14 au 15 décembre, étaient prévues dans le programme initial. Elles ont permis à Christer Fuglesang et à l'astronaute de la NASA Robert Curbeam d'accomplir toute une série de tâches. Ils ont notamment raccordé un nouveau segment à l'ossature de la Station, reconfiguré l'alimentation électrique et le système de régulation thermique afin de pouvoir raccorder de nouveaux panneaux solaires et permettre ainsi le transfert ultérieur des panneaux d'origine de leur emplacement temporaire actuel vers un emplacement permanent. Enfin, ils ont transféré des chariots porte-outils et remplacé une caméra en vue de l'arrivée et de l'assemblage d'un nouveau segment d'ossature.

En revanche, la troisième sortie, qui a lieu dans la nuit du 18 au 19 décembre, n'était pas programmée. Elle a été décidée pour permettre à Fuglesang et Curbeam de débloquer l'un des panneaux solaires d'origine, qu'ils n'étaient pas parvenus à replier complètement lors de leur précédente sortie.

Préserver la santé et le moral de l'équipage pour préparer de futurs séjours au long cours

Au cours de leur séjour, Thomas Reiter et Christer Fuglesang ont pu mesurer la dose de rayonnement à laquelle ils ont été exposés pendant leurs activités tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Station. Grâce aux expériences conduites à bord avec ALTEA, équipement mesurant la quantité de particules de haute énergie qui passe à travers le cerveau des astronautes, et aux études qui seront réalisées après le retour sur Terre des astronautes afin d'évaluer les effets potentiels de ce rayonnement sur leurs chromosomes, les scientifiques et les médecins pourront déterminer plus précisément les risques liés aux rayonnements dans l'optique de futures missions de longue durée en orbite terrestre basse et au-delà.

Les missions Astrolab et Celsius ont également été mises à profit pour diversifier l'alimentation à bord du complexe orbital. Fin novembre, Thomas Reiter et ses deux coéquipiers, Michael Lopez-Alegria et Mikhaïl Tiourine, ont goûté et testé un repas de fête spécialement préparé par l'équipe du célèbre chef-cuisiner français Alain Ducasse dans le cadre d'un programme destiné à agrémenter le quotidien des astronautes lors des vols de longue durée. Par la suite, l'équipage a pu déguster quelques spécialités suédoises - notamment du saucisson d'élan et des bonbons au caramel -, apportées par Christer Fuglesang pour ajouter une touche scandinave à son séjour.

L'Europe durablement « installée » en orbite

Astrolab et Celsius étaient les premières d'une série de missions de l'ESA vers la Station spatiale internationale car l'Europe est partenaire à part entière du programme ISS et contribue à ce titre aux opérations de maintenance et d'assemblage de la Station, à laquelle elle doit encore livrer différents modules de fabrication européenne. 

« Thomas et Christer ont démontré que l'Europe joue désormais un rôle de premier plan dans l'exploitation et l'assemblage de l'ISS », a déclaré Daniel Sacotte, directeur des vols habités à l'ESA. « Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère pour les missions spatiales habitées de l'ESA : nous ne sommes plus de simples visiteurs du complexe orbital, mais des « co-propiétaires », avec les responsabilités et les avantages que cela implique ».

« Avec la mission Celsius, nous avons franchi une nouvelle étape dans le développement de notre infrastructure internationale en orbite », a ajouté Daniel Sacotte. « Grâce à Christer et aux autres membres de la mission STS-116, l'ISS est prête à recevoir les panneaux solaires qui alimenteront les nouveaux modules, notamment le laboratoire Columbus et le véhicule de transfert automatique ATV, deux des contributions les plus importantes de l'ESA qui doivent être livrées l'an prochain » .

En 2007, au moins deux autres astronautes de l'ESA doivent s'envoler vers l'ISS dans le cadre de missions d'assemblage. Par ailleurs, l'Agence est en train de négocier une troisième occasion de vol car elle souhaiterait qu'un deuxième astronaute européen occupe un poste au sein de l'équipage permanent.

La participation de l'Italien Paolo Nespoli à la mission STS-120, destinée à livrer l'élément de jonction 2 durant l'été, est déjà acquise, de même que celle de l'Allemand Hans Schlegel à la mission STS-122, qui acheminera le laboratoire Columbus de l'ESA à l'automne.  La mission de longue durée du Français Léopold Eyharts est en cours de négociation avec la NASA.

Quant à Thomas Reiter et Christer Fuglesang, ils regagneront l'Europe en janvier. Les représentants des médias auront la possibilité de rencontrer et d'interviewer les deux astronautes le jeudi 18 janvier au Centre des astronautes européens (EAC), à Cologne. Des informations supplémentaires au sujet de cet événement seront diffusées début janvier.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél : +33(0)1 53 69 71 55
Fax : +33(0)1 53 69 76 90

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 00:00
L'ESA organise une consultation sur sa stratégie d'exploration spatiale à long terme

Les 8 et 9 janvier 2007 se tiendra à Edimbourg, sous l'égide de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre spatial britannique (BNSC), le premier d'une série d'ateliers qui réuniront différentes parties intéressées par l'exploration de l'espace. Cette initiative a pour objectif de définir la stratégie à long terme de l'Europe dans ce domaine et de préparer le terrain pour les décisions à prendre en 2008 dans le cadre de la prochaine session ministérielle du Conseil de l'ESA.

L'ESA travaille depuis plusieurs années à la définition du programme Aurora appelé à encadrer ses futures activités d'exploration spatiale, avec pour ambition de donner à l'exploration une dimension mondiale et sociétale. Dimension mondiale dans la mesure où ce projet regrouperait, de manière coordonnée, le plus grand nombre possible de pays autour des objectifs de l'exploration spatiale, dont les bénéfices iraient à toute l'humanité. Dimension sociétale en ce sens que les facteurs déterminants et les priorités de l'Europe seraient définis en concertation avec quatre communautés intéressées par l'exploration et sur la base d'un engagement que ces dernières prendraient : communauté scientifique, sphères politiques et institutionnelles, secteur de l'industrie et de l'innovation, grand public et jeunesse.

 
Les participants à cet atelier, issus de différents pays européens mais aussi d'autres nations du monde entier, se réuniront à l'hôtel George (19-21 George Street) à Edimbourg. Ils se verront présenter les activités actuelles et les projets futurs de l'ESA et discuteront des raisons impérieuses qui militent pour un rôle important de l'Europe dans l'initiative mondiale d'exploration spatiale.

Alors que la NASA, pour sa part, a dévoilé l'architecture de son projet d'exploration lunaire le 4 décembre dernier, l'ESA définira un scénario élargi dans lequel la Lune constituera un objectif important et une étape incontournable des missions d'exploration axées sur des destinations plus lointaines. L'Europe élaborera les architectures de ses activités d'exploration sur la base de ces scénarios en tenant compte des intérêts d'ordre industriel, scientifique et sociétal exprimés par les communautés consultées à différentes occasions et  notamment à Edimbourg. A partir de ces architectures et en fonction des grandes priorités de l'Europe, l'ESA participera, au côté d'autres partenaires internationaux, à cette initiative - couvrant plusieurs décennies - que sera l'exploration du système solaire par des missions automatiques et des vols habités. 

Le 10 janvier, les résultats de l'atelier ESA/BNSC sur le projet européen d'exploration seront débattus à Londres lors d'une conférence de presse qui commencera à 11h30 au Franklin Theatre (76 Portland Place, London W1B 1NT). Ces résultats, et notamment les priorités et les facteurs déterminants pour l'Europe, seront exposés par d'éminents représentants des sphères scientifiques, politiques et institutionnelles, mais aussi du monde industriel et de l'innovation.

Les représentants des médias souhaitant participer à cette conférence de presse sont invités à compléter le formulaire d'accréditation ci-joint et à le renvoyer par fax à l'ESA, Bureau Relations avec les médias, à l'attention d'Anne-Marie Rémondin, le vendredi 5 janvier 2007 au plus tard.

Pour tout complément d'information, prière de contacter :
Piero Messina
Bureau de Coordination - Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Tél : + 33 6 87 71 51 26
Courriel : Piero.Messina@esa.int
Demande de renseignements : media@esa.int
 
Conférence de presse sur l'atelier ESA/BNSC d'Edimbourg
Mercredi 10 janvier 2007  - 11h30
Franklin Theatre - 76, Portland Place - Londres


Nom : ________________________________________________

Prénom : _____________________________________________

Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Fax : ________________________________________________

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E-mail : ______________________________________________


[  ] Je participerai à la conférence de presse

[  ] Je n'y participerai pas
Formulaire à renvoyer par fax le vendredi 5 janvier 2007 au plus tard à :
Anne-Marie Rémondin
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 00:00
L'Europe attend avec impatience le lancement de COROT

Le satellite COROT, dont le lancement est prévu le 27 décembre, est chargé d'une mission d'astronomie inédite dont l'objectif est double : détecter des exoplanètes dans d'autres systèmes solaires et étudier les mystères que recèle le cour des étoiles. Cette mission conduite sous l'égide du Centre national d'études spatiales (CNES) est menée en coopération internationale avec la participation de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de divers pays en majorité européens.

Tandis que le CNES achève les préparatifs du lancement de COROT à Baïkonour (Kazakhstan), l'ESA et les nombreux chercheurs européens associés à la mission attendent impatiemment le décollage puis l'arrivée des premiers résultats scientifiques.

La mission COROT
COROT est l'abréviation de « COnvection, ROtation et Transits planétaires », ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. « Convection et rotation » font référence à la capacité du satellite de sonder l'intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou « astérosismologie ». « Transit planétaire » évoque la technique utilisée pour détecter la présence d'une planète en orbite autour d'une étoile grâce à la diminution de luminosité qu'elle 
provoque en passant devant l'étoile. Pour remplir ses deux objectifs scientifiques, COROT observera plus de 120 000 étoiles à l'aide de son télescope de 30 cm de diamètre. 
COROT va révolutionner la recherche de planètes autour d'autres étoiles que notre Soleil. Au cours des 10 années qui ont suivi la découverte en 1995 de la première exoplanète, 51 Pegasi b, 200 autres planètes ont été détectées par des observatoires terrestres. Le satellite COROT devrait en découvrir bien d'autres pendant sa mission de deux ans et demi et repousser les limites de nos connaissances en nous permettant de découvrir des planètes de plus en plus petites.
La plupart des planètes qui seront détectées par COROT seront probablement des mondes gazeux, de type « Jupiter chaud ». Mais on s'attend également à la découverte de planètes telluriques, sans savoir dans quelle proportion, dont certaines pourraient être à peine plus grandes que la Terre (voire plus petites), constituant ainsi une nouvelle catégorie de planètes.
Lorsqu'il braquera ses instruments sur une étoile, COROT pourra également observer des « séismes stellaires », ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l'étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l'âge et la composition chimique des étoiles.
COROT, une mission à dimension européenne
La mission COROT a été à l'origine proposée par le CNES en 1996, qui s'est mis à la recherche d'éventuels partenaires européens en 1999. En 2000, le CNES a donné le feu vert à la construction du satellite et il dirige aujourd'hui la mission. Ses partenaires internationaux sont l'ESA, l'Autriche, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne et le Brésil.

Le CNES assume la responsabilité de l'ensemble du système et du contrat de lancement, conclu avec la société franco-russe Starsem, qui fournit les services d'un lanceur Soyouz.

Les contributions des partenaires internationaux vont de la fourniture de matériels à la mise à disposition de stations sol en passant par l'observation complémentaire au sol des cibles qui seront étudiées par COROT, ou encore l'analyse à venir des données scientifiques.
L'ESA joue un rôle capital dans cette mission. L'Agence spatiale européenne a fourni l'optique du télescope, installée au cour du satellite, et a réalisé des essais de la charge utile. Le déflecteur du télescope a été développé par une équipe de l'ESTEC, le centre technique de l'ESA. L'Agence a également fourni les unités de traitement des données embarquées. Dans le cadre de ce projet axé sur la coopération, des chercheurs de divers pays européens (Danemark, Suisse, Royaume-Uni et Portugal) ont été sélectionnés comme chercheurs associés à l'issue d'une procédure ouverte de mise en concurrence. Grâce à la participation de l'ESA, les chercheurs des États membres auront en outre accès aux données de COROT.

Pour tout complément d'informations, s'adresser à :

ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél. : +33 (0) 1 53 69 7155
Fax : +33 (0) 1 53 69 7690
 
Malcolm Fridlund, responsable scientifique du projet COROT à l'ESA
Courriel : Malcolm.fridlund@esa.int

Fabio Favata, Coordinateur ESA des Missions d'astrophysique et de physique fondamentale
Courriel : fabio.favata@esa.int

Pour toute information complémentaire sur COROT, veuillez consulter :
COROT sur le site de l'ESA : www.esa.int/SPECIALS/COROT
et
COROT sur le site du CNES : http://www.cnes.fr/corot_en/

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 00:00
Nomination du nouveau Directeur Gestion des ressources de l'ESA

Lors de sa session du 12 décembre au Siège de l'Agence spatiale européenne, à Paris, le Conseil de l'ESA a nommé M. Ludwig Kronthaler, de nationalité allemande, au poste de Directeur Gestion des ressources, pour un mandat de quatre ans.

M. Ludwig Kronthaler a obtenu en 1991 un doctorat en droit à l'Université d'Augsburg.

Il a débuté sa carrière au service de l'administration des impôts du ministère des Finances de Bavière, où il a occupé différents postes. De 1993 à 1997, il a été Regierungsdirektor (représentant la Bavière) à Bonn et à partir de 1995, Directeur administratif de l'Université technique de Munich, responsable notamment des ressources, de l'administration et de l'organisation, des ressources humaines, du contrôle de gestion, de l'approvisionnement, des questions juridiques et de la gestion des installations. Il a occupé ce poste jusqu'en 2005.

Depuis cette date, M. Kronthaler est juge fédéral au Bundesfinanzhof de Munich (tribunal allemand chargé des impôts et des droits de douane).

M. Kronthaler entrera en fonction en avril 2007 et succèdera à M. Hans Kappler, dont le mandat arrive à son terme le 31 mai 2007.


Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

ESA, Service Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 00:00
Les scientifiques responsables de la sonde Mars Express découvrent un sous-sol martien inattendu

Selon Giovanni Picardi (de l'Université de Rome La Sapienza), responsable de recherche pour le radar MARSIS de la sonde Mars Express, les informations fournies par ce radar sont sans précédent car elles révèlent que le sous-sol de la planète est plus ancien et plus accidenté que la surface. Ces résultats, qui proviennent du radar de sondage de pointe embarqué sur l'orbiteur Mars Express de l'ESA, apportent de nouveaux indices importants en ce qui concerne l'histoire géologique encore mystérieuse de Mars. 

Les observations réalisées par MARSIS, premier radar de sondage souterrain utilisé pour l'exploration d'une planète, semblent bien indiquer que d'anciens cratères d'impact se cachent sous les basses et paisibles plaines de l'hémisphère nord de Mars. La technique appliquée utilise les échos renvoyés par des ondes radio ayant pénétré à l'intérieur du sous-sol martien.

MARSIS a trouvé des preuves que ces cratères d'impact enfouis - dont le diamètre varie entre 130 et 470 kilomètres - sont présents sous une grande partie des basses terres septentrionales. Ces découvertes font l'objet d'un article paru dans le numéro du 14 décembre 2006 de la revue Nature
 
Avec MARSIS, « nous avons quasiment une vision de type rayons X », déclare Thomas R. Watters du Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace (Washington) et principal auteur des résultats : « Outre la découverte de bassins d'impact inconnus jusqu'alors, nous avons également la confirmation que certaines subtiles dépressions topographiques presque circulaires dans les basses terres sont liées à des phénomènes d'impact. »

Étudier la manière dont Mars a évolué permet de mieux comprendre les premiers âges de la Terre. Ainsi, sur Terre, il est plus difficile de repérer des traces laissées par les forces qui sont entrées en action il y a plusieurs milliards d'années, car un grand nombre de ces traces ont disparu du fait de l'activité tectonique et de l'érosion. 

Ces nouvelles découvertes permettent aux planétologues de mieux comprendre l'un des mystères les plus difficiles à percer au sujet de l'évolution et de l'histoire géologiques de Mars. Contrairement à la Terre, il existe sur Mars une différence frappante entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. Ainsi, l'hémisphère sud est presque entièrement recouvert de hauts reliefs accidentés et percés de nombreux cratères, tandis que la plus grande partie de l'hémisphère nord est composée de terrains plus réguliers et moins élevés.

Étant donné que les impacts à l'origine des cratères peuvent se rencontrer sur toute la surface d'une planète, on considère généralement que les zones qui comportent moins de cratères correspondent à des surfaces plus jeunes, où les processus géologiques ont effacé les cicatrices laissées par lesdits impacts. Ainsi, la surface des plaines septentrionales de Mars, recouverte de vastes quantités de lave volcanique et de sédiments, est-elle jeune et lisse. Toutefois, les nouvelles données fournies par MARSIS indiquent que la croûte sous-jacente est extrêmement ancienne.

« Le nombre de cratères d'impact enfouis de plus de 200 kilomètres de diamètre que nous avons trouvé avec MARSIS » explique Jeffrey Plaut, responsable de recherche associé de l'instrument MARSIS au Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) en Californie, « nous indique que la croûte sous-jacente dans les basses terres du nord doit être très ancienne et remonter au début du noachien (qui a duré du début de la naissance de Mars jusqu'à environ 4 milliards d'années) ». Le début du noachien a été une époque marquée par la formation de très nombreux cratères d'impact dans tout le système solaire.

Les résultats semblent indiquer que la croûte des basses terres du nord est aussi ancienne que les hautes terres du sud les plus anciennes, qui remontent également au noachien, et que la dichotomie entre les hémisphères nord et sud est probablement apparue très tôt dans l'histoire de Mars.

« Ces résultats sont particulièrement intéressants et sans précédent », précise Giovanni Picardi, « MARSIS peut contribuer à nous faire mieux comprendre la géologie de Mars en analysant la morphologie de sa surface et de sa subsurface. De plus, l'étude détaillée des données de l'instrument nous fournit de précieuses informations sur la composition des matériaux. »



Note aux rédactions

Ces découvertes font l'objet d'un article paru dans le numéro du 14 décembre 2006 de la revue Nature, sous le titre « MARSIS radar sounder evidence of buried basins in the northern lowlands of Mars » par T.R. Watters (Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace, Washington, États-Unis), C.J. Leuschen (Centre de télédétection des calottes glaciaires, Université du Kansas, États-Unis), J.J. Plaut, A. Safaenili et A.B. Ivanov (Laboratoire de propulsion spatiale, Californie, États-Unis), G. Picardi (Département Infocom, Université de Rome La Sapienza , Italie), S.M. Clifford (Institut lunaire et planétaire, Texas, États-Unis), W.M. Farrell (NASA/GSFC, Maryland, États-Unis), R.J. Phillips (Département des sciences terrestres et planétaires, Université Washington, Missouri, États-Unis), et E.R. Stofan (Proxemy Research, Maryland, États-Unis).
L'instrument MARSIS a été réalisé dans le cadre d'un Mémorandum d'Accord entre l'Agence spatiale italienne (ASI) et la NASA. Son développement a été assuré par Alenia Spazio sous la conduite de l'ASI et sous la supervision scientifique de l'Université de Rome La Sapienza, en association avec le Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) à Pasadena (Californie) et l'Université de l'Iowa. Il s'agit du premier instrument conçu précisément pour scruter le sous-sol martien.
Par ailleurs, l'équipe italo-américaine de MARSIS est étroitement associée au projet de radar SHARAD, fourni par l'ASI pour être installé à bord de l'orbiteur MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) de la NASA, dont le lancement a eu lieu le 12 août 2005. MARSIS et SHARAD sont conçus pour apporter des informations complémentaires sur le sous-sol martien. MARSIS est en effet capable d'explorer la subsurface jusqu'à une profondeur de cinq kilomètres, voire davantage, tandis que SHARAD scrute les couches plus proches de la surface jusqu'à une profondeur de 1 kilomètre.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
Thomas R. Watters, Centre d'études terrestres et planétaires du Musée national de l'air et de l'espace, Washington, États-Unis
Email: watterst@si.edu
Giovanni Picardi, responsable de recherche pour le radar MARSIS, Université de Rome La Sapienza, Italie
Email: picar@infocom.uniroma1.it
Jeffrey Plaut, responsable de recherche associé pour le radar MARSIS, NASA/JPL
Email: plaut@jpl.nasa.gov
Agustin Chicarro, responsable scientifique du projet Mars Express à l'ESA
Email: agustin.chicarro@esa.int
Roberto Seu, chercheur associé pour le radar MARSIS et responsable de recherche pour le radar SHARAD, Université de Rome La Sapienza, Italie
Email: roberto.seu@uniroma1.it

Articles sur le sujet :
Liste de liens à partir de : http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEM30WTLWFE_0.html,
et également :
http://www.esa.int/SPECIALS/Results_from_Mars_Express_and_Huygens/SEM7ZTULWFE_0.html


Lien en rapport :
Site MARSIS ( = http://www.marsis.com)

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 00:00
L'astronaute suédois de l'ESA Christer Fuglesang est arrivé en orbite

Christer Fuglesang a décollé la nuit dernière à bord de la navette spatiale Discovery de la NASA, pour une mission qui doit poursuivre l'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) et ramener sur Terre un autre astronaute de l'ESA, Thomas Reiter, qui travaille depuis cinq mois sur cet avant-poste spatial.

Le départ du vol STS-116 a eu lieu dans la nuit du 9 décembre, lorsque Discovery a décollé du Centre spatial Kennedy de la NASA à Cape Canaveral (Floride) à 20h47 heure locale (soit 2h47 heure de Paris le 10 décembre). Il s'agissait du premier lancement de nuit d'une navette spatiale depuis son retour en vol. Discovery a atteint l'orbite terrestre basse après environ 8 minutes de vol propulsé. La navette emporte un équipage de sept astronautes, dont Christer Fuglesang.

Les cinq premières heures de la mission serviront à configurer Discovery pour des activités orbitales, avant la première période de sommeil de l'équipage. Au cours de sa première journée complète dans l'espace, l'équipage procédera à une série d'inspections en vol afin de vérifier que Discovery n'a pas subi de dégâts durant son lancement. Ensuite, l'orbiteur exécutera des manouvres de rendez-vous avec la station spatiale. L'amarrage doit avoir lieu dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 décembre, à 00h17 heure de Paris.
 

Christer Fuglesang sera accueilli sur l'ISS par son collègue allemand de l'ESA Thomas Reiter, qui y travaille en tant qu'ingénieur de bord et fait partie de l'équipage actuel depuis son arrivée (également à bord de Discovery) le 6 juillet dernier.

Depuis la reprise des vols l'année dernière, la mission STS-116 est le quatrième vol de la navette et la deuxième mission d'assemblage de l'ISS. Elle doit livrer un nouveau segment de l'ossature de l'ISS, ainsi que des fournitures, des équipements et des charges utiles scientifiques, comme par exemple des panneaux supplémentaires destinés à protéger le module de service russe Zvezda des micrométéorites et des débris spatiaux. L'équipage procédera également à une reconfiguration majeure de l'alimentation électrique et de la régulation thermique de l'ISS, en effectuant le raccordement des panneaux solaires et des radiateurs qui ont été livrés par la navette Atlantis en septembre dernier.


Le premier Suédois dans l'espace

Physicien suédois spécialisé en physique des particules, Christer Fuglesang a intégré en mai 1992 le Corps des astronautes de l'ESA au Centre des astronautes européens à Cologne (Allemagne). La mission STS-116 est son premier vol dans l'espace.

En 1995, il a été la doublure de Thomas Reiter pour la mission Euromir-95 qui a duré 179 jours. Après s'être entraîné à la fois aux États-Unis et en Russie, Christer Fuglesang a reçu en avril 1998 la qualification de spécialiste mission de la NASA et en octobre 1998 le certificat russe de « Commandant de bord de Soyouz », qui lui permet d'exercer les fonctions de commandant à bord de cette capsule de trois personnes pendant le retour sur Terre.

La mission actuelle, de 12 jours, de Christer Fuglesang a été baptisée « Celsius », en hommage au célèbre astronome et scientifique suédois Anders Celsius. Ce dernier a non seulement été l'inventeur de l'échelle internationale des températures qui porte son nom, mais il a aussi collecté des observations d'aurores boréales et participé à une expédition dans le nord de la Scandinavie, au cours de laquelle il a pris des mesures qui ont contribué à confirmer, comme le pensait Newton, que la Terre est aplatie aux pôles.


Mécanicien, électricien, chauffagiste.

Christer Fuglesang passera une semaine à bord de l'ISS et participera à deux des trois sorties dans l'espace ou activités extra-véhiculaires (EVA) programmées dans le cadre de cette mission d'assemblage de l'ISS.

Mardi 12 décembre, il quittera la station en compagnie de l'astronaute Robert Curbeam de la NASA pour une sortie dans l'espace de 6 heures, afin d'installer un nouveau segment d'ossature qui permettra, au cours de l'été prochain, de transférer les panneaux solaires d'origine depuis le sommet du module Destiny jusqu'à la partie bâbord de l'ossature de l'ISS. Jeudi 14 décembre, Fuglesang et Curbeam effectueront une autre EVA particulièrement complexe de 6 heures afin de raccorder les systèmes d'alimentation électrique et de régulation thermique de la station aux nouveaux panneaux solaires et radiateurs montés sur un segment de poutre qui a été livré en septembre.

« Christer est en train de prendre part à une mission importante pour le développement des capacités de la station », a déclaré Daniel Sacotte, Directeur des Vols habités de l'ESA. « L'assemblage de l'ISS est en bonne voie ; la prochaine phase de reconfiguration et d'accroissement de la puissance électrique constituera une étape critique en vue de préparer l'ISS à l'arrivée, prévue l'année prochaine, des deux principales contributions européennes à cette entreprise internationale : l'ATV, qui servira au ravitaillement de la station, et le laboratoire Columbus ».


. mais aussi chercheur et sportif
 
Outre ces activités « extérieures », Christer Fuglesang exécutera une série d'expériences mises au point par des chercheurs européens afin d'évaluer les effets du rayonnement cosmique sur la physiologie humaine, question qui est particulièrement importante en vue de préparer des missions de longue durée au-delà de l'orbite terrestre.

L'expérience ALTEA, consacrée aux effets de ce rayonnement sur les fonctions cérébrales, étudiera son passage à travers le cerveau de l'astronaute tout en contrôlant l'activité cérébrale de celui-ci. Une autre expérience, Chromosome-2, étudiera les incidences de ce rayonnement sur les gènes humains. Comme Thomas Reiter depuis son arrivée à bord de l'ISS en juillet, Christer Fuglesang sera également équipé de dosimètres européens individuels (EuPCD), qui mesureront la dose cumulée de rayonnement reçu au cours du vol.

De plus, Christer Fuglesang fera plusieurs démonstrations pédagogiques concernant le rayonnement dans l'espace et, en sa qualité d'ancien champion suédois de frisbee, essaiera de battre le record de « durée de vol » d'un frisbee, ce qui, dans des conditions de microgravité, ne sera manifestement pas très compliqué.

Discovery se désamarrera de l'ISS le lundi 18 décembre à 21h 39 heure de Paris, en emportant à son bord à la fois Christer Fuglesang et Thomas Reiter. Avant le retour sur Terre, Christer aura pour tâche de déployer trois nanosatellites américains se trouvant dans le compartiment de charge utile de l'orbiteur.

L'atterrissage sur la piste de Cape Canaveral réservée aux navettes est prévu jeudi 21 décembre dans la soirée à 22h17.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Téléphone : +33 (0)1 53 69 71 55
Fax : +33 (0)1 53 69 76 90

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:00
Observer la Terre en temps quasi réel

N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir suivre en direct depuis l'espace des phénomènes naturels tels que les incendies, les inondations et les éruptions volcaniques, ou même simplement d'observer notre planète ? L'Agence spatiale européenne a créé un site internet, MIRAVI, qui donne accès aux toutes dernières images envoyées par ENVISAT, le plus grand satellite au monde d'observation de la Terre.

MIRAVI (acronyme de MERIS Images RApid VIsualization) suit le parcours d'ENVISAT tout autour de la Terre, génère des images à partir des données brutes collectées par MERIS, l'instrument optique d'ENVISAT, et les met en ligne en moins de deux heures. MIRAVI est gratuit et ne nécessite aucune inscription.

« L'ESA a conçu MIRAVI pour que le grand public puisse recevoir des images quotidiennes de la Terre. Les scientifiques bénéficient bien entendu déjà de ces données, mais nous avons pensé qu'elles pourraient intéresser tout un chacun. Voir les toutes dernières images de notre planète permet d'admirer les splendeurs de la Terre et de mieux connaître l'environnement, » déclare Volker Liebig, Directeur des Programmes d'observation de la Terre à l'ESA.

Pour bénéficier de ce service, il suffit de se connecter sur le site MIRAVI. On peut parcourir les toutes dernières images en cliquant sur les aperçus figurant sur la gauche, ou afficher un lieu bien défini en sélectionnant une zone sur la carte du monde ou en entrant ses coordonnées géographiques. MIRAVI propose également des images archivées depuis mai 2006 consultables par date.

Même si ces images sont fascinantes et donnent vraiment aux utilisateurs la sensation unique d'être à bord du satellite, elles ne sont pas destinées à un usage scientifique. Les spécialistes utilisent pour leur part des produits de MERIS qui exploitent les 15 bandes spectrales de l'instrument et sont générés par des algorithmes complexes. Les images de MIRAVI ne font appel qu'à quelques bandes spectrales, travaillées de façon à correspondre à ce que l'on verrait à l'oil nu.

« La mission ENVISAT est une grande réussite de l'Europe, qui est devenue l'un des principaux fournisseurs d'informations sur la Terre et son environnement, et notamment sur les facteurs du changement climatique. Depuis son lancement en 2002, ENVISAT observe en continu les terres émergées, l'atmosphère, les océans et les calottes glaciaires grâce à ses dix instruments de haute technologie » explique Henri Laur, responsable de la mission ENVISAT à l'ESA.

ENVISAT a été placé en orbite polaire à une altitude de 800 km, qui permet à MERIS d'observer l'intégralité de la planète en trois jours. MERIS mesure le rayonnement solaire réfléchi par la surface de la Terre, ce qui rend la présence du Soleil nécessaire pour qu'il puisse produire une image. Comme le Soleil est bas en hiver dans les zones septentrionales, les images de la Scandinavie, par exemple, ne sont pas disponibles à cette époque, sauf les images d'archives. Cette situation s'inversera à partir de mars, où des images de cette région seront obtenues quotidiennement. En revanche, l'Antarctique sera visible au cours des deux prochains mois.


Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Bureau des Relations avec les Médias
Tel : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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