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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:00
L'ISS accueillera bientôt l'astronaute suédois Christer Fuglesang

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang sera bientôt le premier Suédois - et le premier Scandinave - à participer à un vol orbital. Dans la nuit du 7 au 8 décembre, il prendra place en qualité de spécialiste mission à bord de la navette Discovery (vol STS-116). Avec les six autres membres de l'équipage, il rejoindra la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission qui a pour objectif d'intégrer un nouveau segment à l'ossature de la station et de raccorder le nouvel ensemble de panneaux solaires et de radiateurs au réseau électrique et de régulation thermique du complexe orbital.

Discovery décollera du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride) le 8 décembre à 3h36 heure de Paris (2h36 TU). Son amarrage à la station spatiale est prévu le 10 décembre à 0h00 heure de Paris (le 9 décembre à 23h00 TU).

Christer Fuglesang retrouvera alors son collègue allemand Thomas Reiter, qui fait partie de l'équipage actuel de la station depuis le 6 juillet dernier. C'est la première fois que deux astronautes de l'ESA seront réunis dans le cadre d'une même mission ISS. Ils regagneront la Terre ensemble à bord de Discovery.

A l'occasion de sa mission de 12 jours, Christer Fuglesang effectuera deux sorties dans l'espace sur les trois qui sont prévues.
 
Baptisée Celsius, en hommage au célèbre astronome suédois Anders Celsius (1701-1744), la mission de Christer Fuglesang consistera notamment à réaliser plusieurs expériences européennes dans le domaine de la physiologie humaine et de la dosimétrie des rayonnements ainsi que des expériences de type éducatif sur les mêmes sujets.

Avec Celsius, l'ESA confirme la place importante qu'elle occupe dans le programme ISS et dans l'assemblage de la station. D'autres astronautes de l'ESA s'entraînent d'ores et déjà pour les prochaines missions d'assemblage. Le prochain à partir, l'Italien Paolo Nespoli, participera au vol STS-120 qui acheminera l'élément de jonction européen n°2 vers l'ISS en septembre 2007. En octobre 2007, c'est l'Allemand Hans Schlegel qui rejoindra à son tour la station spatiale dans le cadre de la mission STS-122, destinée à la mise en orbite du laboratoire Columbus de l'ESA.

Des bulletins d'actualité, des informations générales sur la mission, ainsi que des images et des vodcasts sont disponibles en anglais et en suédois sur le portail internet de l'ESA (http://www.esa.int/celsius).

Le vol STS-116 étant programmé à une heure avancée de la nuit pour l'Europe, l'ESA ne compte pas organiser d'événement pour la presse dans ses centres opérationnels. Les séquences vidéo fournies en direct par la NASA seront accessibles sur le site de la mission Celsius de l'ESA (http://www.esa.int/celsius).

Le service de télévision de l'ESA (ESA-TV) assurera la retransmission du programme de télévision de la  NASA du début du commentaire relatif à la mission (21h30 heure de Paris) jusqu'à la fermeture de l'écoutille (environ 1h30 heure de Paris), et reprendra la retransmission pour la chronologie finale et le lancement. Il proposera aussi un résumé des événements le 8 décembre à 5h30 heure de Paris.

ESA-TV assurera ensuite la couverture quotidienne de la mission en retransmettant à 9h00 heure de Paris les communiqués de la NASA récapitulant l'essentiel des informations du jour, et couvrira par ailleurs, à temps pour la préparation des journaux du matin,  les deux sorties dans l'espace (EVA) de Christer Fuglesang.

Les caractéristiques des liaisons satellite et les horaires de transmission seront publiés sur le site http://television.esa.int le 4 décembre.

A l'occasion de la mission du premier astronaute suédois, l'ESA organise avec le Swedish National Space Board (SNSB) et la ville de Stockholm une manifestation spéciale dans le « Kulturhuset », SpaceCamp Stockholm, où seront présentées - du 7 au 20 décembre - une série d'activités ayant trait à la promotion de l'espace et de ses applications : expositions,  conférences, ateliers, films etc. Un événement y sera organisé en direct à l'intention du grand public et des représentants des médias pendant le lancement de la navette Discovery.

Pour tout renseignement supplémentaire sur le SpaceCamp Stockholm, prière de contacter Rosita Suenson (Tél : +31 652 06 21 58).

Pendant la durée de la mission, vous pouvez joindre des représentants ESA en charge des relations avec les médias aux numéros suivants :

Stockholm, Kuluturhuset du 7-20 Décembre:
Rosita Suenson
Mob :+31 652 06 21 58

ESA  au NASA Kennedy Space Center du 6-8 Décembre et du 18-20 Décembre:
Franco Bonacina
Mob :+33 6 08 74 61 09

ESA au NASA Johnson Spaceflight Center à partir du 9 Décembre jusqu'à l'atterrissage :
Clare Mattok
Mob : +33 6 75 69 58 63

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:00
Réussite du premier essai à feu du moteur du premier étage de Vega à Kourou


Le plus grand moteur monobloc à propergol solide à structure bobinée jamais réalisé en Europe a passé avec succès le cap de son premier essai à feu statique ce 30 novembre 2006 à 12:30 heure de Kourou (16:30 heure de Paris) au Port spatial de l'Europe, à Kourou (Guyane).

Le moteur P80, qui assurera la propulsion du premier étage du lanceur Vega de l'ESA, a délivré une poussée moyenne de l'ordre de 190 tonnes pendant plus de 100 secondes, soit environ un tiers de celle délivrée par chacun des étages d'accélération à poudre (EAP) d'Ariane-5. Un pic de poussée de 250 tonnes a été atteint pendant 7 secondes.

D'après Antonio Fabrizi, Directeur des lanceurs à l'ESA, « les premières données dont nous disposons montrent que le moteur a suivi de près la courbe de pression escomptée. Ce succès marque l'achèvement de la première série d'essais réalisés pour le développement de Vega en 2006, année à la fois riche en activités et fructueuse pour ce programme. Le franchissement de cette étape importante contribue à renforcer la confiance placée dans le lanceur Vega, dont Arianespace prépare maintenant l'exploitation, sur la base de la Convention également signée avec l'ESA en ce mois de novembre ».

« En ce qui concerne les différentes caractéristiques du programme P80 et au-delà des aspects techniques et des innovations », ajoute Antonio Fabrizi, « il convient de souligner le remarquable investissement de l'industrie dans ce programme, rendu possible par les prévisions optimistes d'exploitation de Vega ».

Au cours de cet essai, les ingénieurs ont enregistré plus de 600 paramètres pour vérifier que les nouvelles technologies utilisées en grand nombre sur ce moteur ont fonctionné comme prévu

Développé sur la base des capacités industrielles acquises avec le moteur à propergol solide à trois segments des EAP d'Ariane-5, le P80 - dont la taille correspond à peu près à celle du segment inférieur d'un EAP - présente bon nombre de caractéristiques innovantes qui pourraient être réutilisées ultérieurement sur le lanceur lourd Ariane pour en améliorer les performances en termes de capacités et de coût.


Démonstrateur technologique

Le moteur P80 - environ 12 mètres de hauteur pour 3 mètres de diamètre - est conçu pour recevoir 88 tonnes de propergol solide. A la différence des précédents moteurs de taille équivalente ou supérieure développés en Europe ou ailleurs, composés de plusieurs blocs de propergol coulés séparément avant leur assemblage, le P80 se compose d'un seul bloc.

Pour des raisons de dimensions, il a été possible de procéder à la coulée du propergol à l'Usine de propergols de Guyane (UPG), à Kourou, dans le puits utilisé pour les segments inférieurs de 100 tonnes des EAP d'Ariane-5. Alors que les EAP sont dotés d'une enveloppe externe en acier inoxydable, le P80 utilise une enveloppe légère en composite à filament bobiné. Il est également équipé d'un allumeur de conception nouvelle, simplifiée, à structure en fibre de carbone.

Une nouvelle tuyère orientable en composite a été développée pour le P80. Elle se caractérise par une architecture simplifiée, dont le nombre d'éléments a été réduit dans un souci de baisse des coûts de production. Cette tuyère comprend des pièces métalliques complexes ainsi qu'un nouveau matériau d'isolation thermique. Le joint de la tuyère est plus souple que celui des modèles précédents, ce qui facilite le pilotage par les actionneurs électromécaniques. Il s'agit d'un progrès technologique supplémentaire pour des moteurs de cette taille, qui utilisent d'ordinaire un système hydraulique plus complexe.

« Comme prévu, le P80 a résisté à des pressions de combustion élevées, supérieures à 80 bar » fait remarquer Stefano Bianchi, Responsable du programme Vega à l'ESA. « En dépit de ces conditions très rigoureuses, il semble d'ores et déjà que le moteur ait parfaitement fonctionné, même s'il nous faut encore un peu de temps pour analyser le volume considérable de données recueillies ».

Cet essai a été mené sur le banc BEAP de Kourou, celui-là même qui sert aux essais à feu des EAP d'Ariane-5. Le moteur sera maintenant démonté en vue d'une analyse approfondie. Certains de ses éléments, par exemple la tuyère, seront réexpédiés en Europe.


Franchissement d'une nouvelle étape dans le programme Vega

Le P80 est développé en tant que premier étage du lanceur Vega et démonstrateur technologique dans le cadre d'un programme spécifique de l'ASE géré par une équipe de projet intégrée pilotée par le CNES. Cette équipe de projet travaille avec une équipe industrielle pilotée par la société franco-italienne Europropulsion, qui s'est vu déléguer l'ensemble du développement par la société italienne Avio SpA. Parmi les principaux sous-traitants figurent la société belge SABCA (système de pilotage TVC), l'entreprise française Snecma Propulsion Solide (Tuyère) et le Néerlandais APP (allumeur).

Il est prévu de mener au total deux essais à feu pour le P80, le deuxième devant avoir lieu à la mi-2007. Des essais à feu supplémentaires du Zefiro 23, puis du Zefiro 9 - qui assureront respectivement la propulsion des deuxième et troisième étages de Vega - sont également programmés en 2007. L'essai qui vient d'être réalisé représente pour le programme Vega ainsi que pour les compétences européennes dans le domaine de la propulsion à poudre une avancée majeure qui s'ajoute à une série d'autres étapes clés franchies en 2006. Ce résultat témoigne de la maturité du programme et permet de procéder à la consolidation finale du calendrier des activités ultérieures, dans la perspective d'un vol inaugural en 2008.

Le lanceur Vega de l'ESA, destiné à la mise en orbite de petits satellites, comprend trois étages de propulsion à propergol solide ainsi qu'un module d'injection à ergols liquides développé avec le soutien de sept Etats membres de l'ESA (Italie, France, Belgique, Suisse, Espagne, Pays-Bas et Suède). La responsabilité du développement de ce lanceur a été confiée à ELV SpA, filiale commune d'Avio SpA et de l'Agence spatiale italienne (ASI).

Vega a été conçu pour placer une ou plusieurs charges utiles sur des orbites pouvant atteindre 1 500 km d'altitude. Si le scénario de référence prévoit l'injection d'une charge utile d'environ 1 500 kg sur une orbite circulaire héliosynchrone à 700 km d'altitude, Vega sera également en mesure d'emporter des satellites allant de 300 kilos à plus de 2 tonnes, ainsi que des microsatellites en tant que passagers secondaires. Cet éventail de capacités permettra de répondre à une multitude de besoins dans des domaines aussi divers que la télédétection, le suivi de l'environnement, les sciences de la Terre, la science spatiale, la recherche fondamentale, ou encore la recherche et la technologie concernant les futures applications et systèmes spatiaux. Une fois qualifié, le lanceur sera commercialisé et exploité par Arianespace au Centre spatial guyanais, aux côtés d'Ariane-5 et de Soyouz, avec pour débouché le marché des lancements de petits et moyens satellites.

Pour tout complément d'information, contacter :
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 00:00
Hubble : Nouvelle mission de maintenance pour la mise à niveau des instruments

Après plus de 10 années d'extraordinaires découvertes, le télescope spatial Hubble va pouvoir prendre un nouveau départ bien mérité. L'Administrateur de la NASA, Michael Griffin, a donné aujourd'hui le feu vert à une mission de la Navette destinée à réparer et à mettre à hauteur l'observatoire spatial.

L'histoire du télescope spatial Hubble (HST), réalisé en commun par la NASA et l'ESA, est marquée par des images d'une admirable netteté qui nous sont devenues familières et par des découvertes scientifiques sans précédent qui ont bouleversé notre vision du monde et notre compréhension de l'Univers. Mais si Hubble a pu ainsi ouvrer au bénéfice de la science et de l'humanité, c'est grâce à des remises à niveau et à des améliorations régulières de ses instruments.

L'utilisation de la Navette pour cette cinquième mission de maintenance montre le rôle essentiel que les astronautes ont joué et continuent de jouer pour accroître la durée de vie et les capacités scientifiques du télescope spatial. Depuis la perte de Columbia en 2003, la Navette a accompli avec succès trois missions, qui sont venues confirmer que les améliorations apportées offrent le niveau de sécurité requis pour le véhicule et son équipage.                                                                  


« Les découvertes scientifiques que nous pouvons réaliser avec un instrument comme Hubble sont infinies. », déclare David Southwood, Directeur du Programme scientifique de l'ESA, qui ajoute : « Hubble nous permet de remonter à nos origines. Nous pouvons être fiers de savoir qu'un élément européen se trouve à bord de Hubble et que nous participons, chacun à notre niveau, à ses succès. »

La mission de maintenance aura non seulement pour but de s'assurer que Hubble va pouvoir fonctionner pendant peut-être encore une dizaine d'années mais aussi de renforcer significativement ses capacités dans plusieurs domaines clés. Plusieurs sorties dans l'espace sont prévues lors de cette mission spectaculaire qui devrait avoir lieu en 2008.

La mise à niveau consistera à installer deux nouveaux instruments scientifiques : le spectrographe des origines cosmiques (COS) et la troisième caméra à grand champ (WFC-3). Chacun de ces instruments possède des capteurs de haute technologie qui amélioreront considérablement les chances de Hubble de réaliser de nouvelles découvertes et lui permettront de déceler la faible luminosité émise par les plus jeunes étoiles et galaxies qui nous entourent. Avec cette amélioration exceptionnelle de ses capacités scientifiques, le télescope spatial poursuivra son exploration des recoins de notre Univers et l'on s'attend à la découverte de nouveaux phénomènes stupéfiants.

« Hubble nous apporte aujourd'hui plus que jamais une moisson de résultats scientifiques. Le temps d'observation demandé par les astronomes est cinq fois supérieur au temps disponible » déclare Bob Fosbury, qui dirige le Centre européen de coordination du HST. Il ajoute : « Les nouveaux instruments ouvriront des perspectives totalement inédites sur l'Univers. Des observations extraordinaires vont pouvoir être réalisées au cours des prochaines années et l'on pourra étudier des phénomènes physiques parmi les plus fascinants qui soient : observer des planètes autour d'autres étoiles, remonter encore plus loin dans les origines de la Voie lactée, et surtout en savoir beaucoup plus sur l'évolution de l'Univers. »


Au moment où la Navette s'envolera pour cette mission de maintenance, l'ESA mettra en orbite Herschel, un télescope embarquant le plus grand miroir jamais déployé dans l'espace. Herschel réalisera des observations complémentaires de celle de Hubble, dans le domaine infrarouge du spectre. Il s'agit d'une mission de l'ESA à laquelle la NASA participe.

Echappant au vieillissement inéluctable de ses instruments, le télescope spatial Hubble s'apprête à prendre un nouveau départ bien mérité. En espérant que les prochaines découvertes de Hubble contribueront à lever un peu plus le voile sur les mystères de l'Univers, des astronautes rendront une cinquième visite à l'observatoire spatial le plus puissant jamais réalisé afin d'accroître sa durée de vie et ses capacités scientifiques.

Le successeur direct de Hubble sera le télescope spatial James Webb, un projet mené dans le cadre d'une coopération internationale associant la NASA, l'ESA et l'Agence spatiale canadienne, dont le lancement est prévu en 2013. La mission de maintenance qui vient de recevoir le feu vert permettra de réduire l'intervalle entre la fin de vie de Hubble et l'entrée en fonction du télescope spatial James Webb.

Note aux rédactions

Le télescope spatial Hubble a été mis au point dans le cadre d'un projet de coopération internationale entre l'ESA et la NASA.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

Sergio Volonte
Chef du Bureau Planning et Coordination avec la Communauté scientifique, ESA
Courriel : Sergio.Volonte@esa.int

Lars Lindberg Christensen
Hubble/ESA, Garching, Allemagne
Mobile : +49 173 3872 621
Courriel : lars@eso.org

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 00:00
L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang prépare son départ pour l'ISS sur le prochain vol de la navette spatiale.
Ouverture de la procédure d'accréditation des journalistes pour l'accès aux sites de la NASA.

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang, de nationalité suédoise, fera partie de l'équipage du prochain vol de la navette spatiale Discovery (STS-116), qui doit décoller dans la nuit du 7 au 8 décembre à 1h38 GMT (2h38 heure de Paris). Premier astronaute scandinave appelé à rallier la Station spatiale internationale (ISS), Christer Fuglesang se soumet actuellement à un entraînement intensif au Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston.

Ce vol aux objectifs ambitieux marque le démarrage d'une série de missions complexes destinées à terminer l'assemblage de la station spatiale. Deux jours après son lancement, Discovery s'amarrera à l'ISS et les sept membres de son équipage pénétreront dans la station. Ils y seront accueillis par les occupants actuels de la station (14e équipage permanent), parmi lesquels l'astronaute de l'ESA Thomas Reiter, de nationalité allemande, qui se trouve à bord de l'ISS depuis juillet.
 
La mission STS-116 a pour principaux objectifs d'intégrer la poutre P5 à l'ossature de la station et d'assurer le raccordement électrique de deux grands panneaux solaires qui se trouvent à bord de la station depuis septembre dernier. Ces panneaux assureront en permanence l'alimentation en énergie de l'ISS, qui fonctionnait sur un dispositif d'alimentation temporaire depuis sa mise en orbite en 1998.
 
Pendant cette mission de douze jours, Christer Fuglesang et son homologue de la NASA Robert Curbeam effectueront deux sorties dans l'espace (EVA). Ils procéderont pendant la première EVA à l'installation de l'élément P5 et pendant la deuxième au recâblage de la moitié de la station. L'autre moitié de la station sera recâblée au cours de la troisième EVA, réalisée par Robert Curbeam et Sunita Williams. Pour les opérations de recâblage, les astronautes vêtus de leur combinaison EVA quitteront l'ISS et attendront que l'équipe de contrôle de la mission coupe le courant de la station. Après avoir obtenu le feu vert, ils déconnecteront les câbles existants et les reconnecteront à d'autres endroits de la station.

La mission de Christer Fuglesang a été baptisée Celsius, en hommage à Anders Celsius, célèbre astronome suédois du dix-huitième siècle à qui nous devons l'invention du thermomètre et dont les travaux ont eu une influence considérable sur ses contemporains, à l'image des répercussions de la conquête spatiale sur notre vie quotidienne.

A l'issue de sa mission, Christer Fuglesang rejoindra la Terre en compagnie de  Thomas Reiter, qui aura alors terminé un séjour de six mois dans l'espace au titre de la mission Astrolab.

La navette atterrira au Centre spatial Kennedy au plus tôt  le 18 décembre à 22h04 GMT (23h04 heure de Paris).

Accréditation des journalistes dans le cadre de cette mission
La NASA a ouvert la procédure d'accréditation des représentants des médias souhaitant couvrir le vol STS-116. Tous les journalistes, qu'ils soient américains ou étrangers, doivent demander une accréditation pour pouvoir assister au lancement au Centre spatial Kennedy (Floride). Ils peuvent avoir à soumettre des demandes auprès de plusieurs centres de la NASA.

Centre spatial Kennedy (KSC - Floride)
Les demandes peuvent être soumises en ligne à l'adresse suivante :
https://media.ksc.nasa.gov

Elles doivent être envoyées à partir d'adresses électroniques professionnelles et non personnelles. Une fois l'accréditation approuvée, les journalistes recevront une confirmation par courrier électronique. Les journalistes accrédités pourront assister aux activités de répétition générale du lancement - ce qu'il est convenu d'appeler le Terminal Countdown Demonstration Test, ou TCDT, qui aura lieu du 13 au 16 novembre - ainsi qu'aux événements entourant ce lancement. Le laissez-passer de la mission STS-116 sera accepté dans les deux cas. La date limite de dépôt des demandes, applicable à tous les médias, est fixée au 6 novembre pour le TCDT et au 27 novembre pour les seuls événements de la « semaine de lancement ».

Les journalistes qui auraient des besoins logistiques particuliers (place de stationnement pour un studio mobile de production, connexions électriques, postes de travail en salle de presse, etc.) sont priés de contacter Laurel Lichtenberger (laurel.a.lichtenberger@nasa.gov) d'ici au 30 novembre.

L'espace de travail sera attribué selon l'ordre d'arrivée des demandes et dans la limite des disponibilités. Les journalistes souhaitant l'installation d'une ligne temporaire de téléphone, télécopie, ISDN ou Internet doivent prendre contact avec la compagnie BellSouth au numéro suivant : +1.865.694.2480. Ils doivent préalablement disposer d'un siège attribué dans la salle de presse du KSC. De plus, l'accès à toutes les zones du KSC nécessite d'être accompagné d'un représentant des relations publiques de la NASA, sauf pour la cafétéria du Complexe de lancement 39.

Les accréditations délivrées pour le KSC seront également valables, pendant toute la durée de la mission STS-116, au Centre spatial Johnson de la NASA (Houston) et au Dryden Flight Research Center (Edwards Air Force Base, Californie). Il n'en sera pas moins nécessaire de contacter le service Relations publiques de la NASA à Dryden pour obtenir l'accès à la base Edwards.

Centre spatial Johnson (JSC - Houston, Texas)
Les représentants des médias pourront y accéder avec une accréditation du KSC pour la mission STS-116 ou demander une accréditation propre au JSC en contactant le service de presse au numéro suivant : +1.281.483.5111. Ceux qui prévoient de ne couvrir la mission qu'à partir du JSC doivent adresser leur demande d'accréditation uniquement à ce centre.

La date limite de dépôt des demandes d'accréditation a été fixée au 14 novembre pour les représentants des médias non américains, toutes nationalités confondues, et au 1er décembre pour les représentants des médias américains qui sont ressortissants des Etats-Unis.

Les journalistes qui comptent couvrir la mission à partir du JSC en étant munis d'accréditations du KSC doivent contacter le service de presse d'ici le 1er décembre pour convenir des dispositions logistiques, notamment en ce qui concerne les postes de travail ou les lignes téléphoniques. Si la navette doit finalement atterrir sur la base de White Sands, au Nouveau Mexique, c'est également le JSC qui prendra en charge les formalités d'accréditation.

Dryden Flight Research Center (Californie)

La décision peut être prise au dernier moment de faire atterrir la navette à Dryden. Les médias devraient envisager de demander une accréditation pour leurs représentants basés à Los Angeles et qui seraient en mesure de se rendre rapidement à Dryden.

Les demandes d'accréditation pour ce centre doivent être adressées au service des relations publiques de Dryden d'ici le 8 novembre pour les représentants des médias non américains, toutes nationalités confondues, et d'ici le 11 décembre pour les représentants des médias qui sont citoyens des Etats-Unis.

Les représentants des médias étrangers, quelle que soit leur nationalité, devront préciser leurs nom et prénom complets, leurs date et lieu de naissance, le nom de l'organe de presse qu'ils représentent, le numéro et le lieu de délivrance de leur permis de conduire, leur nationalité, le numéro et la date d'expiration de leur visa ou passeport, ainsi que le numéro et la date d'expiration de leur titre de séjour s'ils sont résidents étrangers.

Les demandes d'accréditation à Dryden doivent être envoyées par fax sur du papier à en-tête professionnel au numéro suivant : +1.661-276-3566. Les représentants des médias qui se sont déjà rendus à Dryden au cours de l'année passée peuvent adresser leur demande par courrier électronique (pao@dfrc.nasa.gov). Chaque demande doit impérativement comporter un numéro de téléphone et une adresse électronique professionnelle.  

Les accréditations sont strictement nominatives.



Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
NASA - Service relations publiques
Centre spatial Kennedy : Jessica Rye, +1.321.867.2468
Centre spatial Johnson : James Hartsfield, +1.281.483.5111
Centre Dryden : Leslie Williams, +1.661.276.3893
Pour plus d'informations sur la mission STS-116 et son équipage, consulter le site : 
http://www.nasa.gov/shuttle


Pour en savoir plus sur Christer Fuglesang et le Corps des astronautes européens :
http://www.esa.int/esaHS/eurastronauts.html

Pour tout complément d'information sur l'ESA :
http://www.esa.int


ESA - Bureau Relations avec les médias
Téléphone :  +33(0)1.53.69.77.13
Fax :  +33(0)1.53.69.76.90
Courriel : media@esa.int

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 00:00
Le nouveau satellite météorologique européen MetOp atteint son orbite polaire

Voilà 28 ans que l'Europe exploite ses célèbres satellites météorologiques Météosat en orbite géostationnaire. Aujourd'hui se joint à eux le premier d'une toute nouvelle génération de satellites de météorologie, MetOp, qui surveillera l'atmosphère de plus près, en orbite terrestre basse, et fournira des données permettant d'améliorer les prévisions météorologiques dans le monde entier ainsi que notre compréhension du changement climatique.

Premier d'une série de trois satellites qui ont été développés dans le cadre d'un programme mené conjointement par l'Agence spatiale européenne (ESA) et par l'Organisation européenne de satellites météorologiques (EUMETSAT), MetOp-A a décollé de Baïkonour (Kazakhstan) avec succès à bord d'un lanceur russe Soyouz 2/Frégate fourni par la société euro-russe Starsem.

Il s'agit de la première mission opérationnelle du lanceur Soyouz 2, qui a quitté la Terre à 18h28 heure de Paris (16h28 T.U.) emportant à son bord le satellite de 4 093 kg, protégé par une nouvelle coiffe de 4,1 m de diamètre, de forme et de taille similaire à celle d'Ariane 4. Ce dernier rejeton de la famille de fusées Semiorka, utilisées depuis bientôt 50 ans, devrait être exploité en Guyane française à compter de 2008.

 
Environ 69 minutes après le lancement, l'étage supérieur Frégate a injecté le premier satellite MetOp sur une orbite circulaire, à 837 km d'altitude au-dessus de l'archipel des Kerguelen, dans le sud de l'océan Indien. Cette orbite rétrograde inclinée de 98,7° permettra à MetOp-A de survoler le globe d'un pôle à l'autre et de franchir l'équateur toujours à la même heure locale, soit 9h30. Ce type d'orbite, appelé « héliosynchrone », permettra également une fréquence de survol quasi-quotidienne de presque tout point de la Terre dans des conditions d'illumination solaire similaires.

Placé sous le contrôle du Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA à Darmstadt (Allemagne), le satellite a déployé ses panneaux solaires. Les jours à venir seront consacrés aux premières vérifications techniques des systèmes et au déploiement des antennes. Le transfert du satellite à EUMETSAT est prévu pour le 22 octobre en vue de sa mise en service proprement dite et des opérations courantes.

MetOp-A constituera le segment spatial du Système polaire d'EUMETSAT (EPS), destiné à recueillir des données sur l'atmosphère et l'environnement afin de compléter le suivi conduit par le système Météosat à l'échelle hémisphérique depuis l'orbite géostationnaire. L'EPS sera exploité en parallèle avec le système de satellites opérationnels d'observation de l'environnement en orbite polaire (POES) de l'Administration nationale américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA). Tandis que les satellites de la NOAA fonctionnent sur « l'orbite de l'après-midi » (le franchissement de l'équateur ayant lieu l'après-midi, en heure locale), les satellites européens MetOp assureront le service de « l'orbite du matin ».

Jamais sonde atmosphérique n'avait été mieux pourvue

Afin de mener à bien son ambitieuse mission, MetOp-A est doté d'une charge utile de télédétection des plus complètes, composée d'un ensemble d'instruments européens de nouvelle génération ainsi que d'un groupe d'instruments éprouvés fournis par les États-Unis, équipant les actuels satellites de la NOAA.

L'interféromètre de sondage atmosphérique dans l'infrarouge (IASI) fourni par le CNES effectuera des mesures sur plus de 8 000 canaux afin d'établir des profils de température et de vapeur d'eau d'une précision inégalée, destinés à alimenter les modèles de prévision numérique du temps. Ses informations seront complétées par les données provenant des instruments américains et du sondeur hyperfréquence pour la détermination de l'humidité (MHS), un radiomètre à cinq canaux développé pour le compte d'EUMETSAT, mais qui devrait également être embarqué sur les futurs satellites de la NOAA.

Le modèle de deuxième génération de l'expérience de surveillance de l'ozone à l'échelle du globe (GOME-2), mis au point conjointement par l'ESA et EUMETSAT, est une version améliorée du spectromètre à balayage équipant déjà ERS-2. Sa mission est de sonder l'atmosphère afin d'établir les profils de concentration d'ozone et d'autres gaz à l'état de traces.

Le satellite sera muni d'un second instrument ESA/EUMETSAT hérité du programme ERS : le diffusiomètre de pointe (ASCAT). Ce radar en bande C perfectionné mesurera la vitesse et la direction des vents à la surface des océans pour alimenter les modèles de prévision numérique du temps. Il fournira en outre de précieuses informations concernant les glaces, la neige et l'humidité des sols.

 S'y ajoute le récepteur GNSS de sondage atmosphérique (GRAS), nouvel instrument développé par l'ESA et EUMETSAT, qui déterminera les profils de température et d'humidité de l'atmosphère en se fondant sur l'occultation des signaux de navigation du satellite par le limbe atmosphérique.

Les instruments fournis par la NOAA comprennent : le radiomètre de pointe à très haute résolution de troisième génération (AVHRR-3), qui acquerra des images de la couverture nuageuse et des surfaces océaniques et continentales à l'échelle du globe ; deux unités, à 15 canaux, du sondeur hyperfréquences de technologie avancée (AMSU/A), qui mesureront les profils de température de l'atmosphère ; le sondeur haute résolution du rayonnement infrarouge (HIRS) de quatrième génération , un équivalent de l'IASI avec 20 canaux, qui contribuera à la validation des données recueillies par les instruments européens, puis servira d'instrument de réserve.

MetOp-A est en outre équipé des instruments suivants : un système Argos de collecte des données de haute technologie, fourni par le CNES, qui permettra de localiser les stations automatiques fixes et mobiles et d'établir la communication avec elles ; deux charges utiles de recherche et sauvetage, fournies par l'Agence spatiale canadienne et le CNES en vue de soutenir le réseau international Cospas-Sarsat par la réception et la retransmission des signaux de détresse ; un instrument de surveillance de l'environnement spatial (SEM-2), spectromètre fourni par les États-Unis pour mesurer les flux de particules ionisées dans l'espace.

Une avancée majeure pour les prévisions météorologiques

Approuvé en 1992, MetOp est un programme de satellite opérationnel comme Météosat. La contribution de l'ESA, s'inscrivant dès le départ dans le cadre de la composante Surveillance de la Terre de son programme Planète vivante, couvre le développement et l'approvisionnement du satellite. L'ESA a financé à ce titre l'essentiel de la production du premier modèle de vol. EUMETSAT, responsable du système opérationnel, est chargé de financer le développement du segment sol et des autres satellites ainsi que les lanceurs et les activités d'exploitation.

Les trois modèles de vol ont été commandés à une équipe industrielle placée sous la conduite d'EADS Astrium. Les satellites, intégrés à Toulouse (France), reposent sur une plate-forme dérivée de celle des satellites Envisat de l'ESA et Spot-5 du CNES ; ils sont dotés d'équipements de pointe qui permettent une grande flexibilité de fonctionnement, assurent une autonomie supérieure à 36 heures et offrent une capacité de stockage de données de 24 Gbit.

Les satellites MetOp feront chaque jour environ 14 fois le tour de la planète, collectant des données qui seront envoyées vers la station sol de contrôle et d'acquisition des données (CDA) du système EPS, implantée dans l'archipel de Svalbard, au nord de la Norvège. Située à une latitude élevée (78°N), la station CDA couvrira tous les passages de MetOp au-dessus de l'Arctique. Les données MetOp recueillies par la station seront ensuite transmises aux installations d'EUMETSAT à Darmstadt, où il sera procédé à leur traitement et à leur diffusion. Certaines données EPS en temps réel seront en outre directement diffusées aux organisations météorologiques régionales lorsque le satellite survolera leurs stations de réception.

Les équipements de pointe et les capacités de diffusion de MetOp lui permettront de détecter et de signaler l'émergence de phénomènes météorologiques critiques localisés, tels que les violents orages, qui ne peuvent être observés en orbite géostationnaire. Le satellite donnera ainsi la possibilité de diffuser des alertes météorologiques de manière beaucoup plus précoce qu'à l'heure actuelle.

« Je tiens à féliciter nos amis et partenaires d'EUMETSAT, de la NOAA, du CNES, de Starsem, de l'industrie spatiale européenne et de la communauté météorologique internationale pour le succès de ce lancement », a déclaré le Directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain. « Plus qu'un simple exemple de réussite de la coopération internationale, ce programme est, à l'instar des deux générations Météosat, la parfaite illustration des bienfaits inestimables que le secteur spatial peut apporter à chacun d'entre nous. Les données que recueilleront MetOp-A et ses successeurs confèreront une nouvelle dimension à notre connaissance de l'atmosphère et du climat de la Terre. Elles autoriseront non seulement des prévisions météorologiques beaucoup plus précises en Europe et dans le reste du monde, mais permettront également à la communauté scientifique d'établir des modèles plus complexes du climat de notre planète pour être à même de mieux cerner le changement climatique mondial en cours et d'orienter les politiques environnementales en conséquence. »


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
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Tél. : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 00:00
L'Europe spatiale perd l'un de ses pionniers

Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Michel Bignier survenu le 12 octobre dernier.

Figure marquante du monde spatial, ancien Directeur général du CNES de 1972 à 1976, il a dirigé le programme Spacelab de l'ESA de 1976 à 1980, avant d'occuper les fonctions de Directeur des Systèmes de transports spatiaux à l'Agence jusqu'en 1986.

« Il a joué un rôle majeur dans la longue et délicate gestation d'un Programme spatial européen équilibré » a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA, faisant ainsi écho à la profonde tristesse exprimée par tous ceux qui, à l'Agence, ont eu l'occasion de côtoyer Monsieur Bignier et d'apprécier son travail et son engagement en faveur d'une véritable Politique spatiale européenne.


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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 00:00
Colloque sur l'Espace, la Défense et la Sécurité européenne à Kourou (Guyane)

L'Assemblée de l'UEO et la Conférence interparlementaire européenne de l'espace ont organisé conjointement un colloque sur l'Espace, la Défense et la Sécurité européenne du 19 au 22 septembre 2006 au Centre spatial guyanais, à Kourou (Guyane), en partenariat avec l'Agence spatiale européenne (ESA), le Centre national d'études spatiales (CNES) et Arianespace. Le colloque a rassemblé plus d'une centaine de parlementaires des différents États européens et du Parlement européen, ainsi que des hauts responsables de l'ESA, du CNES, d'Arianespace et de l'industrie spatiale européenne.

Les débats ont eu pour objectif premier d'établir un diagnostic de la situation du secteur spatial européen appliqué aux problématiques de défense et de sécurité, et de recenser les capacités industrielles face aux enjeux auxquels l'Europe est confrontée. Les participants ont constaté l'écart entre les enjeux stratégiques pour l'Europe de la dimension spatiale et les moyens financiers accordés, ce qui risque d'éroder l'acquis de l'Europe spatiale.

M. Jean-Pierre Masseret, Président de l'Assemblée interparlementaire européenne de sécurité et de défense (Assemblée de l'UEO), a souligné « l'importance pour l'Europe de disposer de toute la gamme des moyens spatiaux (observation de la terre, télécommunications, renseignement, navigation, alerte balistique). Ce système complet de capacités joue un rôle crucial dans la prévention, la gestion et la sortie de crises. Il permet à l'Europe de la défense et de la sécurité de disposer d'une réelle autonomie de décision et d'action»

M. François Roelants du Vivier, Président de la Conférence interparlementaire européenne de l'espace, s'est félicité de la tenue du colloque à Kourou « qui arrive à point nommé. En effet, si l'Europe veut rattraper son retard vis-à-vis de ses principaux compétiteurs en matière spatiale, il lui faut rapidement prendre des décisions budgétaires. La dimension de sécurité et de défense, abordée à l'occasion du colloque, est une nécessité dont les parlementaires doivent s'imprégner, afin de convaincre les gouvernements d'investir massivement dans ce domaine trop longtemps négligé du spatial. »
 
Pour Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), « cette conférence a fourni des messages importants pour la préparation, par la Commission européenne et l'ESA, de la politique spatiale européenne, qui sera présentée au Quatrième Conseil Espace, en mai 2007. Des membres des parlements nationaux et du Parlement européen ont affirmé l'importance stratégique de l'espace pour notre continent. La définition de la politique spatiale européenne ainsi que sa mise en ouvre devront se construire sur la base des succès actuels. Il faudra écouter les utilisateurs, 
consolider les capacités technologiques et industrielles, maintenir la flexibilité, renforcer la coordination entre les différents acteurs et gérer par étapes l'évolution de la gouvernance. C'est notre défi et nous y ferons face grâce à l'engagement de tous les acteurs et, en particulier, des Etats membres. »

Pour M. Yannick d'Escatha, Président du Centre national d'études spatiales (CNES), « l'espace est devenu un outil transversal et donc un élément clé dans les grandes politiques européennes ». Il a insisté sur « l'originalité de la contribution duale de l'Espace dans la quasi-totalité des domaines liés à la sécurité des populations. L'Europe doit absolument tirer parti de cette dualité compte tenu du différentiel d'investissement (1 à 6) entre l'Europe et les Etats-Unis. »

Concernant l'accès à l'espace, Jean-Yves Le Gall, son Directeur Général, a mis en valeur « la position renforcée d'Arianespace en tant que leader mondial des lanceurs européens, et particulièrement d'Ariane 5, dont la fiabilité, la fréquence de lancement et la cadence ont permis à l'Europe de lancer le plus grand nombre de satellites commerciaux en 2005 et 2006. Pour l'Europe ce succès sur le marché commercial mondial garantie un accès à l'Espace fiable, disponible et compétitif pour les missions gouvernementales européennes de souveraineté. A cet égard, le programme européen de lanceurs est une réussite exemplaire de la construction européenne au service de la sécurité et de la défense, illustrée par la mise en orbite de 26 satellites militaires. Enfin, la gamme complète de lanceurs qui sera exploitée depuis le port spatial de Kourou à partir de 2008, avec Vega, Soyuz et Ariane 5, permettra à l'Europe de lancer en toute autonomie toute masse vers toute orbite. »

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Fernando Doblas
Chef du Département Communication, ESA
Tél :00.33.1.53.69.80.28

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19 septembre 2006 2 19 /09 /septembre /2006 00:00
Colloque sur l'espace, la défense et la sécurité européenne au Port spatial de l'Europe, à Kourou (Guyane)

L'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) et la Conférence interparlementaire européenne sur l'espace (CIEE) organisent conjointement un colloque sur l'espace, la défense et la sécurité européenne du 19 au 22 septembre à Kourou (Guyane), à l'invitation de l'Agence spatiale européenne (ESA), du Centre national d'études spatiales (CNES) et d'Arianespace.

De nombreux parlementaires nationaux de pays européens, ainsi que des représentants du Parlement européen, de l'Etat-major et du Centre satellitaire de l'UE, participeront à ce colloque, aux côtés de hauts responsables de l'industrie spatiale européenne. Les différents aspects d'une politique spatiale européenne de sécurité et de défense seront examinés. On mettra notamment l'accent sur les capacités technologiques et industrielles nécessaires pour réaliser une telle politique.

M. Jean-Pierre Masseret (Sénateur, France), Président de l'Assemblée de l'UEO, M. François Roelants du Vivier (Sénateur, Belgique), Président de la CIEE et M. Edward O'Hara (Membre du parlement, Royaume-Uni), Président de la Commission technique et aérospatiale de l'Assemblée de l'UEO, ouvriront le colloque. M. Jean-Yves Le Gall, Directeur général d'Arianespace, présentera les installations de lancement à Kourou.

Lors de la première séance, le 20 septembre, M. Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA, M. Yannick d'Escatha, Président du CNES ainsi que des représentants des institutions européennes, exposeront leurs idées pour développer une politique spatiale européenne. Pour Jean-Jacques Dordain, « Ce colloque va permettre de progresser dans la définition d'une politique spatiale européenne en vue des étapes concrètes qui nous attendent l'an prochain ».

Au cours de la deuxième séance, le 21 septembre, les dirigeants d'Astrium (M. François Auque et M. Alain Charmeau), de la Branche propulsion aéronautique et spatiale du Groupe Safran (M. Jean-Paul Herteman), d'Indra Espacio (M. José María Martí Fluxá) et d'Alcatel-Alenia Space (Mme Pascale Sourisse) identifieront les capacités technologiques et industrielles indispensables à la réalisation d'une politique spatiale européenne digne de ce nom.

Une séance d'information sur les installations de lancement d'Ariane 5 et de Vega sera organisée pour les participants au colloque et ils visiteront le nouveau chantier Soyouz.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Fernando Doblas
Chef du Département Communication, ESA
Tél. : 00.33.1.53.69.80.28
Site internet de l'ESA : http://www.esa.int
e-mail : media@esa.int

Note aux rédactions :

 L'Assemblée de l'UEO, l'unique assemblée interparlementaire européenne de la sécurité et de la défense, a été créée en 1954 par une modification du Traité de Bruxelles de 1948. Elle a tenu sa première session en 1955. Le traité comporte une clause de défense mutuelle inconditionnelle (article V) et établit un lien organique entre l'UEO et l'OTAN (article IV). En outre, il a créé l'Assemblée, à laquelle quelque 40 pays envoient leurs représentants parlementaires. Ceux-ci incluent tous les pays membres de l'UE et les pays membres européens de l'OTAN ainsi que la Russie, l'Ukraine et les Etats des Balkans. L'Assemblée contrôle les activités intergouvernementales européennes dans tous les domaines de la sécurité et de la défense, y compris la coopération en matière d'armements. A la suite du transfert des activités opérationnelles de l'UEO à l'UE, l'Assemblée assume également la fonction de tribune interparlementaire pour la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) sur la base des instruments parlementaires prévus par le cadre juridique de l'UEO.

Service Presse et Information, Assemblée de l'UEO, 43, avenue du Président Wilson, 75775 Paris Cedex 16 - France
Tél. 00.33.1.53.67.22.00 - Fax 00.33.1.53.67.22.01 - email : press@assembly.weu.int
Site internet de l'UEO : http://assembly.weu.int

La Conférence interparlementaire européenne sur l'espace (CIEE) a été créée en 1999 pour favoriser la coopération entre les parlementaires nationaux en Europe. Elle doit permettre de développer un dialogue continu sur les enjeux de la politique spatiale et soutenir les efforts des gouvernements nationaux ainsi que des institutions européennes en vue d'élaborer une politique spatiale européenne commune pour le bénéfice des citoyens de l'Europe.
Une conférence est organisée chaque année pour débattre des questions relatives à l'exploration et à l'utilisation de l'espace. En plus des membres des groupes « Espace » des parlements nationaux, des représentants de la Commission européenne, de l'ESA, des agences spatiales nationales et du secteur industriel participent à ces conférences, ainsi que des observateurs d'autres puissances spatiales.
La CIEE soutient le rapprochement constructif entre la Commission européenne, l'ESA, les États membres de ces deux organisations, les agences spatiales nationales, les experts scientifiques et l'industrie, dans le but d'établir un mécanisme permanent et efficient au service de la mise en place d'une véritable stratégie européenne pour l'Espace.

Pour de plus amples informations sur CIEE :
http://www.belspo.be/belspo/eisc/index_en.stm

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 00:00
Le Centre des astronautes européens organise une conférence presse avec des astronautes de l'ESA, dont Thomas Reiter en direct de l'espace

L'Europe a aujourd'hui les yeux braqués sur l'ISS : l'assemblage de la station orbitale a repris son cours et un astronaute de l'ESA est actuellement à son bord, tandis que trois autres missions impliquant des astronautes européens sont prévues d'ici la fin 2007. En outre, deux modules construits en Europe vont être lancés l'an prochain : le laboratoire Columbus et l'élément de jonction 2. Le laboratoire Columbus est l'une des pièces maîtresses de la contribution européenne à la Station, de même que le véhicule de transfert automatique ATV qui doit servir à ravitailler la Station et sera lui aussi lancé en 2007. Afin de présenter ces différents évènements, une conférence de presse sera organisée le 22 septembre au Centre des astronautes européens, à Cologne (Allemagne). Cette conférence mettra en lumière l'importante contribution de l'Allemagne et du DLR (Centre aérospatial allemand) au programme ISS, en insistant plus particulièrement sur le rôle du Centre de contrôle Columbus implanté à Oberpfaffenhofen. Celui-ci apporte actuellement son soutien à la conduite de la mission européenne Astrolab à bord de l'ISS (à laquelle participe l'astronaute de l'ESA Thomas Reiter, de nationalité allemande) et il prendra en charge le contrôle et l'exploitation du laboratoire Colombus lorsque ce dernier sera en orbite.

 
La mission Astrolab, d'une durée de six mois, mobilise actuellement toute l'attention de la communauté spatiale européenne. Au cours de celle-ci, Thomas Reiter doit conduire un programme d'expériences conçu par l'ESA tout en exerçant les fonctions de deuxième ingénieur de bord au sein de l'équipage Expédition 13. Arrivé sur la Station le 6 juillet dernier, Thomas Reiter est le premier Européen à faire partie d'un équipage permanent et il va continuer d'exercer les fonctions d'ingénieur de bord aux côtés de l'équipage Expédition 14, qui rejoindra l'ISS à bord d'un vaisseau russe Soyouz le 20 septembre prochain, deux jours avant la conférence de presse. En décembre, un autre astronaute de l'ESA, Christer Fuglesang, lui succèdera en orbite dans le cadre de la mission STS-116 de la Navette, dont l'objectif est d'installer l'une des poutres (P5) formant l'ossature de la Station ainsi que de reconfigurer le système d'alimentation. Christer Fuglesang, premier Suédois à effectuer un vol spatial, accomplira deux sorties dans l'espace pendant sa mission. Au cours de la conférence de presse, le responsable de la conduite de la mission Astrolab et l'astronaute de l'ESA Reinhold Ewald feront le point sur la mission en cours et présenteront les principaux aspects de la mission d'assemblage STS-116. Par ailleurs, grâce à une liaison en direct établie avec l'ISS, les journalistes pourront communiquer avec Thomas Reiter et les autres membres des équipages Expédition 13 et 14.

En 2007, deux autres astronautes de l'ESA  doivent prendre part à des missions d'assemblage de la Station : durant l'été, l'Italien Paolo Nespoli participera en qualité de spécialiste mission au vol STS-120, dont l'équipage sera chargé d'installer l'élément de jonction 2 (de fabrication européenne), tandis qu'en septembre/octobre, l'Allemand Hans Schlegel participera, également comme spécialiste mission, au vol STS-122 destiné à acheminer le laboratoire européen Columbus. Ces deux astronautes présenteront leurs missions et seront également disponibles après la conférence pour répondre à des interviews, aux côtés de Reinhold Ewald, Michel Tognini (Chef du Centre des astronautes européens), Gerhard Thiele (Chef de la Division des astronautes) ainsi que des représentants de l'ESA et du DLR et quatre membres du Centre de Contrôle  Columbus (COL-CC)  exerçant les fonctions « d'Eurocom ».

Cette fonction créée récemment au sein du COL-CC est comparable à celle de « CapCom » à la NASA, le CapCom étant le responsable des communications entre les astronautes et le sol. Au COL-CC, l'Eurocom est chargé d'assurer la liaison avec les astronautes en orbite. Après le lancement du laboratoire Columbus, il exercera une fonction permanente de contrôle en orbite.

Outre cet aspect essentiel qu'est la communication avec les équipes au sol, les astronautes bénéficient d'un suivi médical et psychologique permanent assuré par une équipe de médecins et de spécialistes en biomédecine. Installée dans une salle de contrôle médical à l'EAC, cette équipe traite en temps réel, en coordination avec les autres Partenaires ISS, l'ensemble des questions relatives à la santé des astronautes, effectue des contrôle médicaux de routine et organise régulièrement des vidéoconférences privées au cours desquelles les astronautes peuvent s'entretenir de leurs problèmes médicaux ou psychologiques et converser avec leurs proches. Se relayant sur deux postes de huit heures afin d'être disponibles pendant toute la durée de veille des astronautes qui participent à la mission Astrolab, les membres de l'équipe médicale de l'EAC se préparent à assurer le soutien de missions complexes de longue durée dans un contexte international.

Le programme de la conférence de presse est présenté ci-après. Les représentants des médias souhaitant assister à cette conférence sont invités à remplir le formulaire d'accréditation ci-joint et à le renvoyer à Jean Coisne, Centre des astronautes européens, pour le jeudi 21 septembre au plus tard (fax : +49(0)2203 60 01 112).
 

Les astronautes de l'ESA rencontrent la presse
au Centre des astronautes européens
Programme de la conférence de presse
Vendredi 22 septembre 2006

8h00
Ouverture des portes, enregistrement, café

9h00
Introduction: Michel Tognini, astronaute de l'ESA, Chef du Centre des astronautes européens.
Introduction: Sigmar  Wittig, Directeur général du DLR et Président du Conseil de l'ESA

9h05
Point sur la mission Astrolab et présentation générale de la prochaine mission STS-116 de la Navette (à laquelle participera l'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang) : Reinhold Ewald, astronaute de l'ESA et responsable de la conduite de la mission ASTROLAB.
 
9h12
Présentation de la mission STS-120 de la Navette, destinée à acheminer l'élément de jonction 2 vers la Station : Paolo Nespoli, astronaute de l'ESA.

9h18
Présentation de la mission STS-122 de la Navette, destinée à livrer le laboratoire COLUMBUS : Hans Schlegel, astronaute de l'ESA.

9h24
Présentation par Reinhold Ewald des membres de l'équipage actuel de l'ISS.
Début de la liaison en direct avec la Station. Séance de questions-réponses avec Thomas Reiter et les autres membres d'équipage.

9h40
Séance de questions-réponses avec Paolo Nespoli et Hans Schlegel.

10h00
Possibilité d'interviewer des astronautes de l'ESA et des spécialistes de l'ESA et du DLR.

11h00
Fin de la manifestation.

 

Les astronautes de l'ESA rencontrent la presse au Centre des astronautes européens,
EAC, Linder Höhe - Cologne - Allemagne
Vendredi 22 septembre 2006

Non : ________________________________________________

Prénom : _____________________________________________

Média : ______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

_____________________________________________________

Tél. fixe : _____________________________________________

Fax :  ________________________________________________

Tél. portable : _________________________________________

Courriel : _____________________________________________

(  ) Participera à la conférence de presse

(  ) Ne participera pas


Prière de retourner ce formulaire par fax  le jeudi 21 septembre au plus tard à :
Jean Coisne
ESA/EAC
Fax. : +49 (0)2203 60 01 112

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 00:00
Nouvelle date de lancement du premier satellite météorologique européen sur orbite polaire

Le lancement de MetOp-A est désormais prévu pour le samedi 7 octobre depuis Baïkonour (Kazakhstan). Premier de la nouvelle série européenne de trois satellites météorologiques opérationnels conçus pour surveiller l'atmosphère en orbite polaire autour de la Terre, il complètera les satellites européens Météosat exploités avec succès en orbite géostationnaire et constituera la contribution de l'Europe au système intégré élaboré avec les Etats-Unis afin d'améliorer les prévisions météorologiques et les données climatiques.

La série de satellites MetOp est un programme mené en commun par l'Agence spatiale européenne (ESA) et par l'Organisation européenne de satellites météorologiques (Eumetsat), qui sera chargée de l'exploitation en orbite. Ces nouveaux satellites constitueront le segment spatial du Système polaire d'Eumetsat (EPS), destiné à étudier l'atmosphère avec une grande précision. Ils survoleront le globe d'un pôle à l'autre à une altitude d'environ 817 km en recueillant des données à haute résolution afin de compléter le suivi de l'atmosphère conduit à l'échelle hémisphérique par le système Météosat depuis l'orbite géostationnaire.

Ces nouveaux satellites européens seront exploités en parallèle avec le système de satellites météorologiques sur orbite polaire de l'Administration nationale américaine des océans et de
 
l'atmosphère (NOAA), les données ainsi obtenues permettant de suivre le climat de notre planète et d'améliorer les prévisions météorologiques. Tandis que les satellites de la NOAA fonctionnent sur "l'orbite de l'après-midi" (le franchissement de l'équateur ayant lieu l'après-
midi, en heure locale), les satellites européens MetOp assureront le service de "l'orbite du matin".

Les  satellites MetOp ont été conçus et réalisés par une équipe industrielle placée sous la conduite d'EADS Astrium, Toulouse. Trois modèles de vol ont été commandés et sont, pour l'essentiel, achevés ; ils seront lancés de manière échelonnée afin d'assurer la continuité des données à l'horizon 2020. Mesurant 6,5 m de hauteur et pesant environ 4 tonnes, le premier satellite de cette nouvelle série, MetOp-A, emporte 11 instruments fonctionnant en synergie qui se complètent l'un l'autre et fournissent des données complémentaires à celles recueillies par d'autres systèmes de satellites météorologiques.

Le satellite se trouve actuellement au cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), où il est soumis à des derniers préparatifs avant son lancement par Starsem à bord d'un lanceur russe Soyouz ST/Frégate le 7 octobre. Le décollage est prévu à 18 h 28 heure de Paris (16 h 28 TU).

Le service TV de l'ESA couvrira le lancement en direct depuis la salle de contrôle de mission principale du Centre européen d'Opérations spatiales (ESOC) de l'ESA, à Darmstadt (Allemagne). La première vidéotransmission couvrira les quinze dernières minutes du compte à rebours, le décollage et le vol du lanceur jusqu'à l'arrêt des moteurs de l'étage supérieur Frégate. Une deuxième séquence en direct est prévue quelque 75 minutes plus tard, au moment de la séparation du satellite et de l'étage supérieur du lanceur et de l'acquisition du premier signal MetOp par le centre de contrôle de la mission. Les images pourront être téléchargées en direct sur le canal satellitaire Eutelsat W2. Les séquences vidéos de MetOp seront rediffusées à trois reprises le 6 et le 7 octobre sur la chaîne Europe by Satellite, via HotBird. Le détail des transmissions sera disponible sur http://television.esa.int dès le 2 octobre 2006.

Le lancement sera également couvert par les deux sites web : http://www.esa.int/metop et http://www.eumetsat.int

Les représentants des médias en Europe pourront suivre le lancement à l'ESOC, Darmstadt (Allemagne), qui sera le principal centre européen d'accueil de la presse et des invités (cf. programme ci-joint).

Ils seront également accueillis par l'ESA à l'ESTEC, Noordwijk (Pays-Bas), à l'ESRIN, Frascati (Italie), et à l'ESAC, Villafranca (Espagne). Des spécialistes de l'ESA seront présents sur chaque site pour des interviews.

Les journalistes souhaitant participer à cet événement sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le retourner par télécopie à l'Etablissement de leur choix.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Bureau des Relations avec les Médias
Tel : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690
 
PROGRAMME
Samedi 7 octobre 2006

17 h 00 Ouverture des portes de l'ESOC

17 h 50 Allocution de bienvenue
Gaele Winters, Directeur des opérations de l'ESA
Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA
Lars Prahm, Directeur général d'EUMETSAT
Mikael Rattenborg, Directeur des opérations d'EUMETSAT
Volker Liebig, Directeur des programmes d'observation de la Terre de l'ESA

18 h 12 Début de la retransmission en direct sur ESA TV depuis la salle de contrôle de mission (MCR)

18 h 28 Décollage

18 h 45 Pause et buffet

19 h 30 Point sur la mission

20 h 30 Confirmation de la séparation
Possibilités d'interviews

==========================================
 
Lancement de MetOp - Samedi 7 octobre 2006

Prénom : ______________________________________________

Nom : ________________________________________________

Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

______________________________________________________

Tél. : _________________________________________________

Télécopie : ____________________________________________

Mobile : ______________________________________________

Courriel : _____________________________________________

Je souhaite assister à la vidéotransmission du lancement de MetOp sur le site suivant :
(  ) Allemagne
Lieu : ESA/ESOC
Adresse : Robert Bosch Strasse 5, Darmstadt, Allemagne
Heures d'ouverture : 16 :30-21 :00
Contact : Jocelyne Landeau-Constantin - Tél. : +49 6151 902 696 - Télécopie : +49 6151 902 961

(  )       Pays-Bas
Lieu : Centre des visiteurs "Space Expo", ESA/ESTEC
Adresse : Keplerlaan 3,  Noordwijk, Pays-Bas
Heures d'ouverture : 17 :30-21 :00
Contact : Michel van Baal - Tél. : + 31 71 364.6446 - Télécopie : + 31 71 565 5728
Répondeur : +31.71.565.8016

(  ) Italie
Lieu : ESA/ESRIN, Salle de conférence Magellan
Adresse : Via Galileo Galilei, Frascati (Rome), Italie
Heures d'ouverture :17 :30-20 :30
 Contact : Franca Morgia - Tél. : +39 06 9418 0951 - Télécopie : +39 06 9418 0351

(  )    Espagne
Lieu : ESA/ESAC
Adresse : Camino Bajo del Castillo s/n, Urbanización de Villafranca del Castillo, Villanueva de la Canada (Madrid), Spain
Heures d'ouverture : 17 :30-20 :30
Contact : Monica Oerke - Tél. : +34 91 813 1327 - Télécopie : +34 91 813 1219

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