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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 02:46
Objectif en vue pour la sonde Venus Express de l'ESA
À l'issue d'un périple de 400 millions de kilomètres à l'intérieur de notre système solaire, parcourus en cinq mois depuis son lancement le 9 novembre 2005, la sonde Venus Express de l'ESA va atteindre le 11 avril son objectif : la planète Vénus.

Au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA à Darmstadt (Allemagne), les contrôleurs de la mission se préparent activement à intervenir car l'insertion sur l'orbite de Vénus va s'accompagner de toute une série de commandes à distance, d'allumages de moteur et de manouvres. Ces interventions seront nécessaires afin de réduire d'environ 15 % la vitesse relative de 29 000 km/h que la sonde aura juste avant le premier allumage, et lui donner alors une vitesse d'entrée permettant sa capture en orbite autour de Vénus.

La sonde devra allumer son moteur principal pendant 50 minutes afin de pouvoir décélérer et se placer sur une orbite très elliptique autour de Vénus. L'essentiel de ses 570 kg d'ergols embarqués sera consommé à cette occasion. Ses panneaux solaires seront positionnés de manière à réduire tout risque de charge mécanique excessive durant l'allumage du moteur.

Au cours des jours suivants, il sera procédé à un certain nombre d'allumages supplémentaires afin d'abaisser l'apogée de l'orbite et de contrôler son périgée. L'objectif étant de parvenir à une orbite de 24 heures autour de Vénus début mai.
 
Les opérations d'injection sur l'orbite de Vénus pourront être suivies en direct dans les différents établissements de l'ESA, l'ESOC faisant fonction de centre de coordination et d'information (voir programme ci-joint). Dans tous les établissements, des spécialistes de l'ESA seront disponibles pour des entretiens.

ESA TV couvrira cet événement en direct depuis l'ESOC. La transmission en direct sera non cryptée. Les radiodiffuseurs trouveront l'ensemble des détails concernant les différentes liaisons satellite sur le site http://television.esa.int.

Cet événement sera couvert sur Internet à l'adresse suivante : venus.esa.int. Ce site offrira des mises à jour régulières incluant une couverture vidéo de la conférence de presse et des possibilités de baladodiffusion (podcast) depuis la salle de contrôle du Centre des opérations de l'ESA.

Les représentants des médias qui souhaitent suivre cet événement depuis l'un des établissements de l'Agence énumérés ci-après sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le renvoyer par télécopie à l'établissement de leur choix.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :
ESA, Division Relations avec les médias
Tél. : +33 (0)1 53 69 71 55
Télécopie : +33 (0)1 53 69 76 90

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Insertion orbitale de Venus Express - mardi 11 avril 2006
ESA/ESOC, Robert Bosch Strasse, 5 - Darmstadt (Allemagne)

PROGRAMME :

7 h 30 Ouverture des portes


8 h 45 Début de l'événement, discours de bienvenue

9 h 10 Début de la transmission en direct sur ESA TV à partir de la salle de contrôle de mission (MCR)
9 h 17 Début de la séquence d'allumage du moteur
9 h 45 Début de l'occultation de la sonde par Vénus
9 h 55 Fin de l'occultation
10 h 07 Fin de l'allumage du moteur principal
10 h 20 Discours de Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA, et d'autres officiels

Pause et buffet
Possibilités d'entretiens

11 h 30 à 12 h15
Conférence de presse
Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA
Prof. David Southwood, Directeur du Programme scientifique, ESA
Gaele Winters, Directeur Opérations et Infrastructure, ESA
Manfred Warhaut, Directeur Opérations en vol, ESA
Håkan Svedhem, Responsable scientifique de Venus Express, ESA
Don McCoy, Chef de projet Venus Express, ESA

13 h 15 Fin de l'événement à l'ESOC

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Insertion orbitale de Venus Express - ESA/ESOC Darmstadt - 11 avril 2006


Prénom : ______________________________________________

Nom : ________________________________________________

Média :  ______________________________________________


Adresse : _____________________________________________

______________________________________________________

Tél. :  ________________________________________________

Télécopie : ____________________________________________


Mobile : ______________________________________________

Courriel : _____________________________________________


J'assisterai à l'insertion orbitale de Venus Express depuis l'établissement suivant :

(  ) Allemagne

Lieu : ESA/ESOC
Adresse : Robert Bosch Strasse 5, Darmstadt, Allemagne
Horaires : 7 h 30 à 13 h 00
Contact : Jocelyne Landeau-Constantin, Tél. : +49 6151 902 696 - Télécopie : +49 6151 902 961

(  ) France
Lieu : Siège de l'ESA
Adresse : 8/10, rue Mario Nikis - Paris 15, France
Horaires :  8 h 00 à 13 h 00
Contact : Anne-Marie Remondin - Tél. : +33 (0)1 53 69 71 55 - Télécopie: +33 (0)1 53 69 76 90

(  )       Pays-Bas
Lieu : Newton Room, ESA/ESTEC
Adresse: Keplerlaan 1,  Noordwijk, Pays-Bas
Horaires :  8 h 30 à 12 h 30
Contact : Michel van Baal, Tél. : + 31 71 565 3006, Télécopie : + 31 71 565 5728

(  ) Italie
Lieu : ESA/ESRIN
Adresse : Via Galileo Galilei, Frascati (Rome), Italie
Horaires : 7 h 00 à 14 h 00
Contact : Franca Morgia - Tél. : +39 06 9418 0951 - Télécopie : +39 06 9418 0952

(  ) Espagne
Lieu : ESA/ESAC
Adresse :  Urbanización Villafranca del Castillo, Villanueva de la Cañada, Madrid, Espagne
Horaires : 8 h 30 à 13 h 30
Contact :  Monica Oerke, Tél.: + 34 91 813 13 27/59 - Télécopie: + 34 91 813 12 19

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 04:30
Une frise de 600 mètres fera le tour de la Terre et de l'UNESCO

Une image intégrale de la Terre - des images satellitaires à l'échelle du millionième - se déroulera en frise tout autour de l'UNESCO du 29 mars au 4 novembre. Cette exposition intitulée « Belle île en ciel », organisée par l'UNESCO à l'occasion de son 60e anniversaire, sera inaugurée le 29 mars (17h) en présence de Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO, de Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et de Jean Mallot, Président du Parc européen Vulcania.

L'exposition - qui a bénéficié du soutien de l'ESA, du Parc européen Vulcania, de PlanetObserver, Spot Image, la RATP et L'Express - permettra une visite inédite de notre planète. Elle permettra aussi de prendre conscience de sa fragilité car la frise, issue de la base de données de PlanetObserver, sera jalonnée de 60 tableaux illustrant les grands défis que pose à l'humanité la protection de son patrimoine : la gestion du cycle de l'eau, la biodiversité, la pollution, la déforestation, le réchauffement climatique, la gestion des catastrophes naturelles, mais aussi l'éducation, la communication, le dialogue des civilisations et la préservation des cultures humaines.

Le premier patrimoine de l'humanité reste la Terre, véritable île cosmique - « Belle île en ciel » - sur laquelle vivent plus de 6,5 milliards d'humains, pour le meilleur ou pour le pire. Et l'avènement des satellites d'observation nous a permis de mieux prendre conscience des limites
 
de la planète qui nous héberge. L'étude de notre environnement - grâce à des satellites comme Meteosat, ERS et Envisat de l'ESA - a largement contribué à mettre en évidence les importants changements climatiques en cours. Les données récoltées permettent aujourd'hui d'entreprendre la modélisation des conséquences de ces changements sur le long terme. Pour améliorer et nourrir ces modèles, l'ESA a mis en place dans le cadre du programme « Planète vivante » des programmes de satellites destinés à enrichir nos connaissances sur des thèmes majeurs, comme la circulation océanique, la salinité des océans, la dynamique atmosphérique ou la fonte des glaces polaires. Par ailleurs, elle prépare avec l'Union Européenne l'initiative GMES (Global Monitoring for Environment and Security), afin de coordonner les observations depuis l'espace pour la protection de l'environnement et des populations.

Les thèmes évoqués par l'exposition sont à la base des multiples coopérations mises en place depuis 2000 entre l'UNESCO et l'ESA, afin de mettre à profit les technologies spatiales pour répondre aux besoins humanitaires, à la protection de l'environnement, la gestion des catastrophes, l'éducation et la culture. La couverture globale fournie par les satellites et leur capacité à survoler régulièrement les mêmes régions en font un outil de premier ordre pour la gestion de la planète.

En 2001, l'ESA et l'UNESCO ont ainsi lancé le projet BEGo (Build Environment for Gorillas) afin d'utiliser l'imagerie optique et radar par satellite pour la protection de l'habitat des gorilles des montagnes au Ruanda, en Ouganda et dans la République démocratique du Congo. Des produits spécifiques ont été développés à partir de ces données en coopération avec les principales entités impliquées dans la protection des gorilles, telles que l'Organisation mondiale pour la protection de la nature (WWF), le Programme international pour la conservation des gorilles (PICG) et la WildLife Conservation Society.

En 2002, à l'issue du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesbourg, l'ESA a lancé avec l'UNESCO l'initiative TIGER dont l'objectif est l'utilisation des données satellitaires pour la gestion des ressources en eau en Afrique. Conçue pour répondre aux demandes des acteurs africains de l'eau, TIGER regroupe plus de 150 organisations du continent - agences de l'eau, centres de télédétection, universités - au sein de ses différentes activités, ateliers et formations. Ainsi TIGER apporte son soutien aux processus de décision et à l'amélioration des capacités techniques, humaines et institutionnelles pour assurer une gestion durable des ressources en eau.

Dans le cadre de son Programme pour les Utilisateurs de données, l'ESA continuera d'apporter son soutien à l'UNESCO par la fourniture de données de télédétection sur les sites du Patrimoine mondial et les Réserves de la Biosphère en Amérique centrale. Elle entreprendra sous peu une étude de faisabilité qui pourrait déboucher en 2008 sur un projet de plus grande envergure et être étendue à d'autres sites du globe.

Depuis 2003, l'ESA participe également à la protection des 812 sites recensés par la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, sur l'ensemble de la planète. Un accord de coopération signé avec l'UNESCO permet d'utiliser les données recueillies par les satellites pour aider à la surveillance et à la gestion des sites classés.

Les journalistes souhaitant assister à l'inauguration de l'exposition sont priés de s'accréditer auprès de la Section des relations avec la presse : Sue Williams, tél. + 33 (0)1 45 68 17 06 ; s.williams@unesco.org

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Division des Relations avec les Médias
Tél : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 05:07
Déclaration commune des Chefs d'Agence sur la Station spatiale internationale
2 mars 2006, Centre spatial Kennedy, Floride

Les Chefs des agences spatiales du Canada, des États-Unis, de l'Europe, du Japon et de la Russie se sont réunis le 2 mars 2006 au Centre spatial Kennedy, en Floride, afin de faire le point sur la coopération au programme de Station spatiale internationale (ISS) et d'entériner une révision de la configuration et de la séquence d'assemblage de l'ISS. Cette réunion a également été l'occasion pour les Chefs d'Agence de passer en revue les activités conduites à bord de l'ISS et leurs activités respectives de développement de matériel de vol. Les partenaires ont réaffirmé l'engagement de leurs agences à s'acquitter de leurs obligations, à faire en sorte que la Station fonctionne avec un équipage de six membres en 2009 et à assurer un nombre suffisant de vols de navette pour achever l'assemblage de la Station d'ici la fin de la décennie. Ils ont également confirmé leur intention de recourir à une combinaison de systèmes de transport fournis par les États-Unis, l'Europe, le Japon et la Russie afin de terminer l'assemblage de l'ISS dans des délais qui soient compatibles avec les besoins des partenaires et permettent d'exploiter pleinement les ressources incomparables offertes par l'ISS pendant toute sa durée de vie.

Les Chefs d'Agence ont rendu hommage au travail exceptionnel accompli par les équipages en orbite et le personnel de soutien au sol, saluant la créativité dont ils font preuve pour tirer au maximum parti des ressources disponibles afin d'exploiter l'ISS, de préparer les futures
 
missions d'assemblage et de conduire des expériences scientifiques à bord de la Station. Le rythme soutenu des vols de capsules russes, les prouesses du bras robotisé Canadarm 2, le succès du vol logistique de la navette et les ressources extraordinaires déployées par l'ensemble des ingénieurs, des chercheurs et du personnel d'exploitation au sol ont mis en évidence la solidité du partenariat ISS et l'importance de la coopération internationale dans le domaine spatial.

Les partenaires attendent avec impatience le prochain vol de la navette spatiale à l'occasion de la mission STS-121 ainsi que la reprise des activités d'assemblage de la Station et le retour à un équipage permanent de trois membres. Ils ont également pris note du prochain lancement d'éléments clés de la Station, parmi lesquels : trois poutrelles d'alimentation supplémentaires destinées à satisfaire l'ensemble des besoins de la Station et des partenaires, le véhicule de transfert automatique de l'Agence spatiale européenne (ESA), l'élément de jonction n°2 des États-Unis, le module Columbus de l'ESA, le robot canadien Dextre, manipulateur agile spécialisé à deux bras, le module expérimental japonais Kibo, le module laboratoire polyvalent russe et le véhicule de transfert japonais H-2. Grâce à ces éléments, les partenaires au programme ISS pourront réaliser leur objectif, à savoir exploiter et utiliser une station spatiale internationale civile occupée en permanence.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Division des Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.71.55
Fax : +33(0)1.53.69.76.90

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 02:11
L'ESA confirme la mission de remplacement de Cryosat

Les États membres de l'Agence spatiale européenne ont donné le feu vert à la fabrication et au lancement du satellite Cryosat-2, mission de remplacement de Cryosat, lors de la dernière réunion du Conseil directeur d'observation de la Terre, tenue au siège de l'ESA les 23 et 24 février.

Le lancement, le 8 octobre 2005, du satellite Cryosat avait malheureusement échoué en raison d'une défaillance du lanceur Rockot, ayant entraîné la perte du satellite.

« Cette décision revêt une importance majeure car la communauté scientifique européenne et internationale attendait avec impatience le remplacement de la mission CryoSat. Nous nous réjouissons qu'il ait été approuvé aujourd'hui », a déclaré Volker Liebig, Directeur des Programmes d'observation de la Terre de l'ESA.

Un plan de remplacement de CryoSat fait le point sur les activités en cours et expose les travaux préparatoires engagés en vue d'une mission CryoSat-2, dont le lancement est prévu pour mars 2009. Ce plan, présenté par l'Exécutif de l'ESA au Conseil directeur, a été approuvé à l'unanimité par les représentants des États membres.
 

Les objectifs de CryoSat-2 seront les mêmes que ceux de la première mission CryoSat : le satellite surveillera l'épaisseur des glaces continentales et des glaces de mer afin de mieux cerner le lien entre la fonte des glaces polaires et l'élévation du niveau des mers ainsi que le rôle de ce phénomène dans le changement climatique.

Les objectifs de CryoSat-2 seront les mêmes que ceux de la première mission CryoSat : le satellite surveillera l'épaisseur des glaces continentales et des glaces de mer afin de mieux cerner le lien entre la fonte des glaces polaires et l'élévation du niveau des mers ainsi que le rôle de ce phénomène dans le changement climatique.

L'approbation de CryoSat-2 permettra de mettre à profit comme il se doit les compétences techniques et industrielles développées pour la première mission et d'exploiter au mieux les installations au sol et la structure opérationnelle mises en place dans ce cadre. Les campagnes de validation scientifique au-dessus des glaces terrestres et marines, qui doivent être conduites avant le lancement, peuvent ainsi redémarrer avec le soutien des instituts nationaux.

Note aux rédactions

Le satellite CryoSat passera trois ans à surveiller dans les moindres détails les variations du niveau et de l'épaisseur des calottes polaires et des glaces de mer flottantes depuis une orbite particulièrement inclinée permettant des observations jusqu'à 88° de latitude nord et sud.

L'instrument principal de CryoSat, le SAR/altimètre interférométrique SIRAL, est l'héritier d'instruments existants, bien que plusieurs améliorations majeures aient été apportées pour pallier les difficultés intrinsèques que présentent les mesures de précision sur les surfaces de glace. L'une des deux antennes émettra des signaux radar, dont les échos renvoyés par la surface de la Terre seront ensuite détectés par les deux antennes. En établissant très précisément la position du satellite au moyen d'un instrument de télémétrie embarqué appelé récepteur de détermination d'orbite et de radiopositionnement intégrés par satellite (DORIS), complété par un rétroréflecteur laser, il sera possible de déterminer l'altitude de la surface en fonction du temps de retour du signal. Il est également indispensable que les antennes soient bien orientées, ce qui sera la tâche de trois suiveurs stellaires.

Jusqu'à présent, les altimètres radar pouvaient uniquement fournir des données sur la mer et de vastes surfaces de glace homogènes, mais le nouvel instrument SIRAL permettra aussi d'obtenir des vues détaillées des bords inclinés irréguliers des glaces continentales ainsi que des glaces de mer non-homogènes.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :
ESA Division Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690


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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 00:00
Antonio Rodotà, ancien Directeur général de l'ESA, est décédé à Rome le jeudi 23 février à l'âge de 70 ans.

Après avoir été nommé Directeur général par le Conseil de l'ESA à compter de juin 1997, il a assumé ces fonctions jusqu'en juin 2003.

Avant de prendre les rênes de l'ESA, il avait été Directeur de la Division Espace de Finmeccanica (Italie) et membre du Conseil d'administration de plusieurs entreprises internationales, dont Arianespace.

Diplômé de l'université de Rome et ingénieur électronicien, Antonio Rodotà a débuté sa carrière chez Selenia (1966/80), puis a passé trois ans à la tête de la Compagnia Nazionale Satelitti (Italie). Il est ensuite entré chez Alenia Spazio en 1983, où il a assumé diverses hautes responsabilités, avant d'être nommé Directeur général de cette société en 1995.

Au cours de son mandat à l'ESA, Antonio Rodotà, premier Directeur général de l'Agence directement issu de l'industrie, a joué un rôle clé dans de nombreux domaines et était très apprécié dans les milieux spatiaux en Europe et au-delà. Son engagement résolu en faveur de la coopération internationale avait fait forte impression et il restera comme l'un des pères 
fondateurs du système européen de navigation par satellite Galileo au travers des efforts qu'il a déployés pour promouvoir la dimension européenne des activités spatiales.

"Antonio Rodotà a fait entrer l'ESA dans le XXIème siècle. C'est un honneur pour moi d'avoir eu l'occasion de suivre sa voie et de poursuivre son ouvre de renouvellement de l'Europe spatiale" a déclaré Jean-Jacques Dordain, actuel Directeur général de l'ESA. Avec l'ensemble du personnel et des contractants de l'Agence, qui connaissaient et appréciaient Antonio Rodotà, il présente ses plus sincères condoléances à sa famille et s'associe à leur douleur.


Pour plus d'informations, veuillez contacter :
Franco Bonacina
ESA, Division Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax :  +33(0)1.53.69.7690

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 00:00
Première mission de longue durée d'un astronaute de l'ESA à bord de la Station spatiale internationale

L'astronaute de l'ESA Thomas Reiter, de nationalité allemande, sera bientôt le premier Européen à entamer une mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale ISS. Il doit prendre place dans la Navette lors du vol STS-121, actuellement prévu en mai. Cette mission, qui doit durer six à sept mois, constituera, à bien des égards, une étape importante pour les astronautes, la recherche scientifique et les centres de contrôle européens.

Deux jours après son arrivée à bord de l'ISS, Thomas Reiter prendra ses fonctions de deuxième ingénieur de bord au sein de l'équipage Expedition 13. Premier Européen à être membre d'un équipage Expedition, il assurera de nombreuses tâches essentielles dans la Station ayant trait à l'utilisation de différents systèmes et à la mise en ouvre d'un certain nombre de procédures. On peut citer, entre autres, le guidage et le pilotage de l'ISS, la régulation d'ambiance et le soutien vie, l'hygiène et la sécurité de l'équipage ou encore les activités extravéhiculaires. L'expérience de Thomas Reiter dans ce domaine sera mise à profit peu après son arrivée puisqu'il sera normalement, fin mai, le premier astronaute européen à effectuer une sortie dans l'espace à partir de l'ISS.

Avec l'arrivée de Thomas Reiter à bord de la Station, l'équipage repassera de deux à trois membres, ce qui ne s'était pas produit depuis l'accident de Columbia en février 2003. Les autres

 
membres de l'équipage Expedition 13, Pavel Vinogradov, cosmonaute de Roscomos et
commandant de l'ISS, ainsi que Jeffrey Williams, astronaute de la NASA et ingénieur de bord de l'ISS, doivent arriver à la Station avant Thomas Reiter par le vol Soyouz 12S du 1er avril. Le retour à un équipage de trois astronautes donnera à celui-ci plus de temps disponible pour la recherche scientifique. En ce qui concerne la mission de Thomas Reiter, c'est la première fois qu'un programme scientifique européen a été conçu pour une mission de longue durée sur l'ISS.

Ce programme, qui émane essentiellement d'organismes scientifiques répartis dans toute l'Europe, couvrira la physiologie humaine, la physique des plasmas complexes et la dosimétrie des rayonnements. Thomas Reiter participera également à la mise en service opérationnelle de moyens d'expérience développés par l'ESA : le système d'étude de la fonction pulmonaire, le système européen de culture en microgravité et le congélateur de laboratoire à - 80° C pour l'ISS (MELFI). D'autres activités seront axées sur des démonstrations technologiques, des expériences d'applications industrielles et des projets éducatifs.

En ce qui concerne le contrôle de la mission, la présence d'un centre de contrôle européen pour une mission habitée de longue durée à destination de l'ISS constituera également une première. Ce rôle sera assumé par le Centre de contrôle Columbus à Oberpfaffenhofen, près de Munich (Allemagne), qui sera utilisé pour le laboratoire européen Columbus après son lancement en 2007. Ce Centre de contrôle sera au cour des activités européennes au cours de cette mission puisqu'il assurera le suivi et la gestion des opérations confiées à Thomas Reiter, ainsi que la coordination avec les centres de contrôle de la mission situés à Houston et Moscou, avec le Centre des astronautes européens de Cologne et avec différents centres de soutien et d'exploitation pour les utilisateurs répartis dans toute l'Europe. Le Centre de contrôle Columbus, qui est exploité par le Centre aérospatial allemand (DLR) pour le compte de l'ESA, assure déjà les préparatifs et les simulations de la mission à partir
 de ses salles de contrôle.

Tout ceci implique, pour les équipes de contrôle au sol et pour l'astronaute de l'ESA, des tâches et responsabilités supplémentaires qui donneront une dimension nouvelle à la participation européenne à la Station spatiale internationale et offriront à l'Europe une expérience irremplaçable dans l'utilisation scientifique à long terme de l'ISS, en attendant le lancement du laboratoire européen Columbus.

Thomas Reiter sera le premier Allemand à se rendre à bord de l'ISS, après avoir été astronaute de l'ESA lors de la mission Euromir 95 de 179 jours dans la station russe qui a précédé l'ISS. Il franchira une étape historique 30 jours après son arrivée à l'ISS en devenant l'Européen ayant le plus long séjour cumulé dans l'espace, dépassant ainsi le record établi par l'ancien astronaute de l'ESA Jean-Pierre Haigneré, qui a à son actif 209 jours passés dans l'espace au cours de deux missions, y compris la mission Perseus de 189 jours menée en commun par l'ESA et le CNES à destination de la station Mir en 1999. En fait, à l'issue de sa mission, Thomas Reiter devrait compter parmi les rares astronautes à avoir séjourné plus d'un an dans l'espace.

Thomas Reiter, membre du Corps des astronautes européens de l'ESA à Cologne (Allemagne), a subi un programme d'entraînement intensif pour préparer cette mission sur les différentes installations de formation à l'ISS implantées à Houston, Moscou et Cologne.

Ce programme d'entraînement a également été suivi par l'astronaute de l'ESA Léopold Eyharts, de nationalité française, qui est la doublure de Thomas Reiter pour cette mission et appartient, lui aussi, au Corps des astronautes européens. A ce titre, Léopold Eyharts a subi une préparation identique pour l'exécution de la mission, ce qui lui offre d'excellentes bases pour assumer ses fonctions d'astronaute principal dans le cadre d'une future mission de l'ESA à destination de l'ISS en liaison avec le laboratoire Columbus. Léopold Eyharts a déjà séjourné à bord de la station Mir en tant qu'astronaute du CNES lors de la mission Pégase (du 29 janvier au 19 février 1998), avant de rejoindre le Corps des astronautes européens en août 1998.

Il est prévu que Thomas Reiter revienne sur Terre lors du vol STS-116 de la Navette en décembre. Ce vol comprendra l'astronaute suédois de l'ESA Christer Fuglesang, qui fera partie de l'équipage de la Navette lors d'une mission d'assemblage de l'ISS. Avec le retour sur Terre des deux autres membres de l'équipage Expedition 13 le 24 septembre, Thomas Reiter deviendra deuxième ingénieur de bord de l'équipage Expedition 14 pendant le reste de sa mission.

Cette mission a fait l'objet d'un accord entre l'ESA et l'Agence spatiale fédérale russe (Roscomos), qui couvre le vol d'un astronaute de l'ESA à un poste prévu à l'origine pour un cosmonaute russe. Un arrangement trilatéral entre l'ESA, Roscosmos et la NASA complète cet accord.

Logo de l'ESA - http://teyeme.over-blog.com/

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Conférence de presse

Les représentants des médias pourront assister à une conférence de presse en présence de Thomas Reiter et Léopold Eyharts le 10 mars au matin (de 10 h 30 à 12 h 00) au Centre des astronautes européens de l'ESA à Cologne, où les deux astronautes effectueront un  entraînement d'une semaine. Participeront également à cette conférence Sigmar Wittig, Président du Comité de direction du DLR et Président du Conseil de l'ESA, ainsi que Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA. Les représentants des médias intéressés sont invités à renvoyer le formulaire d'accréditation ci-joint par télécopie (+49.2203.6001.112).

Compte tenu du calendrier des séances d'entraînement, il ne sera pas possible d'organiser des interviews individuelles.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :
Franco Bonacina
ESA, Division Relations avec les médias
Paris (France)
Tél. : +33 1 5369 7155
Fax : +33 1 5369 7690

Jean Coisne
Responsable de la communication des astronautes
Centre des astronautes européens
Cologne (Allemagne)
Tél. : +49 2203 6001 110
Fax : +49 2203 6001 112
E-mail : jean.coisne@esa.int

Dieter Isakeit
Centre des Utilisateurs Erasmus et Bureau de la Communication
Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Noordwijk (Pays-Bas)
Tél. : +31 71 565 5451
Fax : +31 71 565 8008
E-mail: dieter.isakeit@esa.int
 
Conférence de presse sur la mission de Thomas Reiter
ESA/EAC - Linder Höhe - Cologne (Allemagne)
Vendredi 10 mars - 10 h 30 / 12 h 00


Nom : ________________________________________________

Prénom : ______________________________________________


Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Tél. : ________________________________________________

Fax : _________________________________________________


Mobile : ______________________________________________

Courriel : _____________________________________________




(  ) J'assisterai à la conférence de presse

(  ) Je n'assisterai pas à la conférence de presse

Note :
Chaque participant doit remplir un formulaire d'accréditation


Veuillez retourner ce formulaire par télécopie à :
Jean Coisne
Tél. : +49(0)2203.6001.110
Fax : 49(0)2203.601.112

 
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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 05:49
L'ESA collabore avec le Japon au nouveau satellite d'astronomie dans l'infrarouge

L'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) a lancé la nuit du 21 février, avec succès, le nouveau satellite d'astronomie haute performance dans l'infrarouge, ASTRO-F. Elle s'emploie maintenant, en collaboration avec l'ESA et des scientifiques européens, à préparer le satellite en vue de sa mission de cartographie du cosmos. En orbite autour de la Terre, ASTRO-F (renommé Akari (lumière) depuis sa mise en orbite) se livrera à une étude inédite du ciel dans le domaine de l'infrarouge afin de mettre en évidence les phénomènes lointains invisibles à nos yeux permettant de mieux comprendre les processus de formation et d'évolution au sein de l'Univers.

Selon le Professeur David Southwood, Directeur du Programme scientifique de l'ESA, « le lancement d'ASTRO-F/Akari constitue un événement majeur. Voilà dix ans, notre Observatoire spatial dans l'infrarouge (ISO) contribuait à l'émergence de ce nouveau domaine de l'astronomie avec la participation des Japonais. Nous sommes très heureux d'avoir de nouveau l'occasion de coopérer avec le Japon dans cette discipline.

Notre participation à ce projet aux côtés des Japonais s'inscrit dans notre engagement à long terme en matière d'astronomie dans l'infrarouge, où de nombreuses découvertes restent à faire. Nous sommes désormais engagés dans la mission ASTRO-F/Akari, mais continuons à préparer sans relâche le lancement du télescope infrarouge de prochaine génération de l'ESA, Herschel, qui devrait quitter la Terre d'ici deux ans.
 

L'aventure ne s'arrêtera pas là, l'astronomie dans l'infrarouge occupant par ailleurs une place essentielle dans les orientations futures de l'ESA en recherche spatiale, définies dans le programme «  Vision cosmique 2015-2025 ». Des sujets tels que la formation des étoiles et des exoplanètes ou l'évolution  de l'Univers à ses débuts sont au cour de notre programme. »

La mission

Le lanceur japonais M-V a décollé le 21 février 2006, à 22h28, heure de Paris (soit le 22 février à 06h28, heure locale), depuis le Centre spatial d'Uchinoura, dans la région de Kagoshima au Japon, avec à son bord le nouveau satellite d'astronomie dans l'infrarouge.

Dans environ deux semaines, ASTRO-F sera en orbite polaire à 745 kilomètres d'altitude de la Terre. À l'issue de deux mois de vérifications du système et des performances, ASTRO-F cartographiera l'ensemble du ciel pendant environ six mois, avec une sensibilité et une résolution spatiale supérieures et dans une gamme de longueurs d'ondes plus étendue que celle de son unique prédécesseur à ce jour, le satellite IRAS, lancé conjointement par le Royaume-Uni, les Pays-Bas et les États-Unis en 1983.

La mission de cartographie générale du ciel sera suivie par une phase de 10 mois, pendant laquelle le satellite observera en détail des milliers de cibles astronomiques spécifiques. Les scientifiques pourront ainsi étudier ces différents objets plus longuement, en bénéficiant d'une sensibilité accrue, et effectuer des analyses spectrales.

Cette seconde phase prendra fin à l'épuisement des réserves d'hélium liquide destinées à réfrigérer le télescope et les instruments pour les maintenir à une température de quelques degrés seulement au-dessus du zéro absolu. ASTRO-F entamera alors sa troisième phase opérationnelle, continuant à observer des régions sélectionnées du ciel au seul moyen de sa caméra infrarouge dans certaines longueurs d'ondes bien précises.

Participation de l'ESA

Les premières observations astronomiques dans l'infrarouge depuis l'espace remontent uniquement à une vingtaine d'année, chaque décennie ayant été marquée par le lancement de satellites novateurs qui ont bouleversé la perception même que nous avions du cosmos.

Les satellites dans l'infrarouge sont en effet à même de détecter des objets froids, y compris des systèmes planétaires, des poussières et des gaz interstellaires ou encore des galaxies lointaines, particulièrement difficiles à observer dans la partie visible du spectre lumineux. L'astronomie dans l'infrarouge permet également d'étudier la formation des étoiles et des galaxies car l'énergie en ouvre lors de ces phénomènes se situe essentiellement dans les longueurs d'ondes de l'infrarouge.

L'ESA et l'Europe sont fortes d'une longue tradition en matière d'astronomie dans l'infrarouge, qui se poursuit maintenant avec la participation du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l'ESA à la mission ASTRO-F. L'ESA offre un soutien réseau depuis la station sol de Kiruna (Suède), où seront acquises les données de plusieurs passages quotidiens.

L'ESA fait également bénéficier ses partenaires de son savoir-faire et de son aide pour le traitement des données de cartographie du ciel, notamment en matière de « reconstitution du pointage », tâche qui consiste à mesurer avec exactitude l'emplacement des objets observés dans le ciel pour accélérer la production de catalogues du cosmos et permettre un recensement des objets astronomiques dans l'infrarouge.

En contrepartie, l'ESA a obtenu 10 % du temps d'observation au cours des deuxième et troisième phases opérationnelles du programme ASTRO-F ; il sera attribué à des chercheurs européens afin qu'ils puissent procéder aux observations figurant dans leurs propositions.

« Cette coopération que le Japon a proposé à l'ESA dans le cadre du programme ASTRO-F aidera les astronomes européens à rester sur la lancée des acquis résultant de l'exploitation d'ISO jusqu'au lancement de la mission de l'ESA dans l'infrarouge, Herschel, prévu pour début 2008 », explique le Professeur D. Southwood.

Doté d'un télescope spatial d'une taille et d'une puissance inégalées (d'un diamètre de 3,5 mètres), Herschel tirera parti du recensement des objets astronomiques dans l'infrarouge effectué par ASTRO-F ainsi que des acquis de ses prédécesseurs, tels que les observatoires ISO de l'ESA et Spitzer de la NASA. Il percera les mystères de la formation et de l'évolution des étoiles et des galaxies et étudiera la chimie du cosmos froid et invisible.

Note aux rédactions

ASTRO-F est le fruit d'une véritable coopération internationale. Le satellite a été développé par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (ISAS/JAXA) avec la participation des Universités de Nagoya et de Tokyo, de l'Institut national de recherche dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (NICT) ainsi que d'autres universités et instituts japonais. Sont également impliqués la Corée du Sud, l'ESA, un consortium d'universités britanniques (Imperial College London, Open University, Université du Sussex), financé par le Conseil britannique de la recherche en physique des particules et en astronomie (PPARC), ainsi que l'Institut néerlandais de recherche spatiale (SRON) et l'Université de Groningue (Pays-Bas). 

Le soutien de l'ESA en matière de stations sol sera géré par le Centre européen d'Opérations spatiales (ESOC). Le Centre européen d'Astronomie spatiale de l'ESA (ESAC) est quant à lui chargé de la reconstitution du pointage et du soutien aux utilisateurs pour le temps d'observation attribué aux Européens.

ASTRO-F est équipé d'un télescope refroidi d'environ 70 centimètres de diamètre et de deux instruments, un instrument dans l'infrarouge lointain (FIS) et une caméra infrarouge (IRC), qui permettront de cartographier l'intégralité du ciel dans six longueurs d'ondes de l'infrarouge. Ces instruments effectueront également des observations photométriques et spectrométriques détaillées de cibles astronomiques choisies dans 13 bandes dans la gamme des longueurs d'ondes comprises entre 2 et 180 micromètres.

Pendant la phase de cartographie, ASTRO-F dressera une carte complète de notre galaxie dans l'infrarouge avec ses pépinières d'étoiles, qui ne sont observables que dans le domaine de l'infrarouge parce que leur lumière visible est obscurcie par la poussière qui les entoure.

ASTRO-F détectera également les étoiles mortes à proximité du système solaire ainsi que les étoiles avortées que sont les naines brunes, émettant une faible lueur dans l'infrarouge. Le satellite recherchera en outre des systèmes planétaires situés jusqu'à une distance de 1000 années lumières du Soleil et permettra d'étudier leur formation à partir des disques de poussière et de gaz qui enveloppent les protoplanètes.

La cartographie générale du ciel devrait à elle seule conduire à la découverte d'un million de galaxie. ASTRO-F étudiera par ailleurs la structure de l'Univers à grande échelle, en observera les objets les plus lumineux qui s'écartent rapidement de notre galaxie et examinera la formation des étoiles dans les galaxies proches et lointaines.

Dans le cadre d'observations sélectionnées, ASTRO-F fournira une couverture complète, dans plusieurs longueurs d'ondes, d'une grande variété de sources, telles que des astéroïdes du système solaire, des naines brunes, des disques de débris et des étoiles situées dans notre galaxie ou dans des galaxies voisines, et étudiera par ailleurs de multiples radiosources extragalactiques.

L'appel à proposition lancé par l'ESA en vue de l'attribution du temps d'observation mis à sa disposition (10 %) a suscité un vif intérêt de la part des astronomes européens. Les 50 propositions reçues émanaient de 42 responsables de recherche différents rattachés à 32 instituts dans 9 pays d'Europe.


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ESA - Département Communication
Service Relations avec les médias
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Alberto Salama, Responsable scientifique de l'ESA pour ISO et ASTRO-F
E-mail: Alberto.Salama@esa.int

Göran Pilbratt, Responsable scientifique de l'ESA pour Herschel
E-mail: gpilbratt@rssd.esa.int

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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 01:46
Contrat pour la validation en orbite du système Galileo


Après le lancement réussi du satellite GIOVE-A le 28 décembre 2005 et l'acquisition du premier signal « Galileo » le 12 janvier, la signature du contrat de développement et de validation en orbite (IOV) des quatre premiers satellites de la constellation marque le démarrage concret du projet.

Le jeudi 19 janvier, l'Agence spatiale européenne et Galileo Industries GmbH, pilote d'un consortium européen qui rassemble plus de cent entreprises, signeront un contrat d'un montant de 950 millions d'euros qui ouvrira la voie au déploiement opérationnel de Galileo. La cérémonie de signature aura lieu au ministère fédéral des Transports, à Berlin, en présence du ministre allemand des Transports, de la Construction et de l'Urbanisme, Wolfgang Tiefensee, du Directeur général de l'Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain et de plusieurs hauts responsables de l'industrie participant au projet (EADS, Alcatel, Finmeccanica, Thales, GSS et Galileo Industries).

« Grâce à ce contrat, un grand projet européen prend forme avec une mini-constellation de quatre satellites, à laquelle sera associé un vaste réseau de stations sol, qui constitueront les fondations à partir desquelles le concessionnaire mettra en ouvre l'ensemble de la constellation Galileo opérationnelle », a déclaré le Directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain. Ces quatre satellites correspondent au minimum requis pour garantir l'exactitude de la localisation et de la synchronisation sur les sites témoins choisis. 
D'après Günter Stamerjohanns, Président Directeur Général de Galileo Industries, « la signature de ce contrat est une étape majeure pour la réalisation de ce programme technologique européen exceptionnel ».

Après l'autorisation préliminaire d'engagement des travaux signée le 21 décembre 2004 pour un montant de 150 millions d'euros, c'est l'ensemble du contrat portant sur la phase de validation en orbite qui est engagé, en utilisant les crédits de l'ESA et de l'Union Européenne accessibles au titre du programme GalileoSat. Les contrats de lancement seront négociés au cours de l'année 2006.

La phase de validation en orbite est déjà bien engagée avec le lancement, le 28 décembre, de GIOVE-A, premier satellite d'essai Galileo, par un Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour. Pour assurer le succès de cet élément clé de la validation en orbite, deux satellites ont été commandés auprès de l'industrie européenne.

Initiative conjointe de l'Agence spatiale européenne et de l'Union Européenne, Galileo sera le premier système mondial de navigation par satellite offrant, de par son caractère civil, continuité et garantie de services.

Le programme Galileo se déroule en trois phases :
- Définition
- Développement et validation en orbite
- Déploiement complet et exploitation
La phase de déploiement complet fera suite à la validation en orbite et comprendra la fabrication et le lancement de 26 satellites supplémentaires et l'achèvement du segment sol, constitué d'un réseau mondial de stations et de centres de services.

Les représentants des médias souhaitant assister à la cérémonie de signature du contrat IOV Galileo sont invités à remplir le formulaire d'accréditation ci-joint et à le renvoyer au ministère fédéral des Transports, de la Construction et de l'Urbanisme à Berlin (Contact : Ms Marianne Biedowicz - Fax: +49(0)30.2008.2059 - E-mail: presse@bmvbs.bund.de).

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
ESA, Service Relations avec les médias
Tél. : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690
 
Cérémonie de signature du contrat IOV Galileo

Jeudi 19 janvier 2006, 13h00 - 15h00

Ministère fédéral des Transports, de la Construction et de l'Urbanisme
(Bundesministerium für Verkehr, Bau and Stadtentwicklung)
Invalidenstrasse 44 (Entrée « Schwarzer Weg ») -  10115 BERLIN, Allemagne
Nom : ________________________________________________
Prénom : ______________________________________________
Média : _______________________________________________
Adresse : _____________________________________________
______________________________________________________
N° de passeport/carte d'identité : _________________________
Date de délivrance : ____________________________________
Date d'expiration : ______________________________________
Date de naissance : _____________________________________
Nationalité : ___________________________________________
Tél. : _________________________________________________
Fax : _________________________________________________
Mobile : ______________________________________________
Courriel : _____________________________________________
( ) J'assisterai à la cérémonie de signature qui se tiendra à Berlin.

Veuillez retourner ce formulaire à :
Ms Marianne Biedowicz
Fax: +49(0)30.2008.2059
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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 21:34
Le satellite GIOVE-A fonctionne parfaitement et a commencé, le 12 janvier, à émettre les premiers signaux Galileo depuis son orbite terrestre moyenne.

GIOVE-A a été mis en orbite (à une altitude de 23 260 kilomètres) le 28 décembre dernier par un lanceur Soyouz-Frégate exploité par Starsem depuis le cosmodrome de Baïkonour. Le maître d'ouvre, Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL), a ensuite déployé les 7 mètres de panneaux solaires, mis en service la plate-forme du satellite et préparé la charge utile en vue d'essais qui seront conduits par le centre de contrôle mission de SSTL. Ces activités portant sur GIOVE-A ont nécessité la participation conjointe de stations sol situées au Rutherford Appleton Laboratory (Royaume-Uni), à Bangalore (Inde) et à Kuala Lumpur (Malaisie), lors du téléchargement des logiciels des ordinateurs embarqués, du déploiement des deux panneaux solaires et du passage du satellite en mode d'acquisition par pointage sur le Soleil.

Le fonctionnement de tous les systèmes de la plate-forme ayant été vérifié, le satellite a pu être mis en attitude nominale par pointage sur la Terre ainsi qu'en mode de contrôle d'orbite normal. La phase de recette de cette plate-forme a été menée à bien le 9 janvier.
 
Le 10 janvier, le centre de contrôle mission de SSTL a commencé à mettre en service la charge utile, en vue de vérifier que tous les éléments relatifs à la charge utile de navigation fonctionnent correctement.

Le 12 janvier, GIOVE-A a transmis les premiers signaux de navigation aux récepteurs de Galileo qui les ont analysés, via l'antenne parabolique de 25 mètres de diamètre située dans les installations de l'observatoire de Chilbolton (Royaume-Uni), spécialisé dans la recherche atmosphérique et les radio-communications, et la station de l'ESA à Redu (Belgique). Les différents types de signaux Galileo seront désormais générés de façon séquentielle à l'aide des différentes chaînes de traitement de la charge utile de GIOVE-A. Les activités de mise en service de cette dernière devraient prendre fin à la mi-février.

Des campagnes supplémentaires de mesures seront ensuite conduites afin d'évaluer l'environnement radiatif de l'orbite terrestre moyenne, de caractériser les performances des horloges embarquées et de tester le signal dans l'espace.

Note aux rédactions

GIOVE-A, premier élément de la phase de validation en orbite du système Galileo, est un satellite pilote qui constitue la toute première étape vers la mise en ouvre opérationnelle du nouveau système européen de navigation par satellite à l'échelle mondiale, réalisé en partenariat entre l'Agence spatiale européenne et la Commission européenne.

La mission de GIOVE-A consiste à occuper les fréquences attribuées à Galileo par l'Union Internationale des Télécommunications, à faire la démonstration de technologies critiques relatives aux charges utiles de navigation des futurs satellites Galileo opérationnels, à caractériser l'environnement radiatif des orbites prévues pour la constellation Galileo et à tester les récepteurs au sol.

Appelé auparavant GSTB-V2/A, le satellite GIOVE-A transporte deux petites horloges atomiques au rubidium redondantes, construites par Temex Neufchatel Time (Suisse), présentant chacune une stabilité de 10 nanosecondes par jour, et deux générateurs de signaux, fabriqués l'un par Alcatel Alenia Space (Italie), l'autre par SSTL (Royaume-Uni). Un second satellite, GIOVE-B, construit par Galileo Industries (Allemagne), sera lancé en 2006.

Avec Galileo, l'Europe disposera de son propre système de navigation par satellite à l'échelle mondiale, capable de fournir un service de localisation garanti de haute précision, sous contrôle civil. Il sera compatible avec les deux autres systèmes de navigation par satellite couvrant l'ensemble du globe : le système américain GPS et le système russe Glonass. Galileo offrira des services de localisation en temps réel d'une précision et d'une intégrité inégalées.


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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 00:00
Petit-déjeuner de presse avec le Directeur général de l'ESA

Le Directeur général de l'ESA, M. Jean-Jacques Dordain, recevra la presse le lundi 16 janvier 2006 au siège de l'Agence à Paris. La réunion débutera à 8h30 par un petit-déjeuner et sera suivie à 9h00 par un point de presse qui permettra de dresser un bilan des activités de l'ESA en 2005 et de présenter les principaux événements prévus en 2006.

 
Les représentants de la presse souhaitant participer à cette réunion sont invités à remplir le formulaire ci-joint et à le renvoyer, de préférence par fax, à la Division Relations avec les médias de l'ESA à Paris (Fax : +33(0)1.53.69.76.90).


Pour plus d'informations, veuillez contacter :

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Fax : + 33(0)1.53.69.76.90


Petit-déjeuner de presse avec le Directeur général de l'ESA
Lundi 16 janvier 2006 - 08h30
ESA - 8/10, rue Mario Nikis - 75015 Paris


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(  ) Participera au petit-déjeuner de presse

(  ) Ne participera pas au petit-déjeuner de presse

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