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4 août 2005 4 04 /08 /août /2005 00:00
L'exobiologie ou astrobiologie est une science nouvelle et pluridisciplinaire qui étudie le phénomène de la vie dans l'Univers. D'où vient-elle ? Comment évolue-t-elle ? Dans quelle mesure s'est-elle diffusée ? Quel est son destin ?

Article complet:
http://www.esa.int/esaCP/SEMSGM808BE_Belgium_fr_0.html

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3 août 2005 3 03 /08 /août /2005 00:00

Le Président George W.BUSH souhaite "good luck" aux astronautes

Quelques heures avant leur sortie inédite dans l’espace pour une réparation en plein vol, George W. Bush a téléphoné aux astronautes de Discovery pour les remercier de «prendre des risques» pour l’exploration spatiale. "Bonne chance pour votre mission", leur a lancé le président américain lors d’une liaison téléphonique.

"Merci d’être de si grands exemples de courage pour beaucoup de nos concitoyens", a ajouté le chef de la Maison Blanche. "Nous apprécions vraiment ce que nous faisons", a répondu la commandante de la mission Eileen Collins. "Nous sommes tous avec vous et nous vous souhaitons bonne chance", a conclu le président américain.

"Merci d’avoir pris mon appel.

Et maintenant retournez travailler"

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1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00
Les MM. Bricolo de la navette Discovery flottent autour de l'ISS, avec pour mission de remplacer l'un des quatre gyroscopes de la station spatiale, en panne depuis 2002.
Parmi les sept astronautes de Discovery, il y a deux marcheurs de l'espace: le Japonais Soichi Noguchi et l'Américain Stephen Robinson, qui ont entamé leur deuxième sortie dans l'espace en 48 heures. Ils ont ouvert l'écoutille du sas de Discovery après sa totale dépressurisation à 10h42 (heure de Bruxelles), vingt-huit minutes plus tard que prévu, selon le centre de contrôle de Houston, au Texas, et des images montrées par la télévision de la Nasa.

Après la mise en route des batteries de leur combinaison spatiale, qui assurera pendant six heures et demie d'activités prévues dans l'espace leur autonomie de survie, ils se sont lentement hissés en dehors du sas, effectuant tout d'abord des tests ultimes d'étanchéité. Une fois en dehors de Discovery, ils ont refermé la porte du sas qui a été repressurisé.

Cette excursion spatiale, appelée en jargon du métier activités extra-véhiculaires ou VEA, qui se déroule à quelque 350 km au-dessus de la Terre, a pour seul objectif de remplacer un des quatre gyroscopes de la station spatiale internationale (ISS) en panne depuis 2002. Pour extraire le gyroscope défectueux et installer la nouvelle pièce de la taille d'une machine à laver, pesant quelque 300 kilss au sol, les deux astronautes sont aidés par le bras robotisé de l'ISS, dit Canadarm 2, opéré de l'intérieur par James Kelly, le co-pilote de Discovery, et l'astronaute Wendy Lawrence. Les gyroscopes permettent d'assurer la stabilité et l'orientation de l'ISS.

Comme un réparateur téléphonique accroché en haut d'un poteau, Soichi Noguchi était attaché par les pieds au bout du bras robotisé. Stephen Robinson était arrimé à la station par un câble. Les moindres gestes des deux astronautes sont visuellement suivis par les contrôleurs du centre de Houston grâce à la caméra qu'ils portent sur leur tête ainsi que les lampes qu'ils tiennent, tels des mineurs de l'espace, pour pouvoir travailler quand ils entrent dans la nuit sidérale (ils effectuent une révolution terrestre toutes les deux heures).

Toutes ces opérations se déroulent sans problème et conformément au temps prévu pendant les deux premières heures de cette sortie dans l'Espace, les astronautes faisant preuve d'une grande dextérité et paraissant très détendus, riant parfois ou donnant leurs impressions. La vue d'ici n'a pas de prix, a lancé Soichi Noguchi, alors qu'ils survolaient l'Europe. Pour leur première sortie samedi, Soichi Noguchi et Stephen Robinson avaient surtout testé des nouvelles techniques de réparation en orbite du bouclier thermique de la navette. Ils doivent effectuer une troisième sortie mercredi.

(D'après AFP)

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31 juillet 2005 7 31 /07 /juillet /2005 00:00
Discovery restera arrimée plus longtemps que prévu à la station spatiale, histoire d'en faire un maximum dans l'incertitude de la date du prochain vol de la navette américaine.
Discovery restera arrimée à la Station spatiale internationale (ISS) un jour de plus que prévu pour permettre à l'équipage de faire davantage de travail dans la station alors que la date du prochain vol de navette reste très incertaine.

Nous avons les capacités de prolonger la mission d'un jour, a affirmé Wayne Hale, le directeur adjoint du programme des navettes lors d'une conférence de presse au Centre spatial Johnson à Houston. Discovery doit normalement se poser au centre spatial Kennedy, près de cap Canaveral, en Floride, lundi 8 août à 4h47 du matin (10h47 heure de Bruxelles). Ce jour supplémentaire avait été requis par la direction de l'ISS après la suspension des lancements de navettes mercredi par la Nasa. Cette décision avait été prise après la chute d'un gros morceau d'isolant du réservoir externe peu après le décollage de Discovery.

Ce délai de 24 heures permettra à l'équipage de transférer dans l'ISS la totalité des vivres à bord de la navette ainsi que l'eau potable de ses piles à hydrogène en plus des 13,5 tonnes de vivres et d'équipements livrés par Discovery dans Rafaello, son module pressurisé de fret. Les sept membres de l'équipage de Discovery et les deux occupants de l'ISS avaient commencé vendredi le transfert dans la station du ravitaillement et des équipements. Une fois que Raffaleo sera vidé, ils pourront alors le remplir de 11 tonnes de vieux matériel et de détritus accumulés depuis trois ans pour les ramener sur la Terre dégageant ainsi de l'espace vital précieux à bord de l'ISS. Les navettes ne revoleront pas tant que la Nasa n'aura pas réglé le problème de la mousse isolante du réservoir externe dont un morceau de 750 grammes avait percé la protection thermique de l'aide gauche de Columbia et provoqué sa perte le 1er février 2003 lors de sa rentrée dans l'atmosphère. Ce problème s'est reproduit malgré toutes les modifications faites pendant deux ans et demi et plus d'un milliard de dollars de dépenses. L'administrateur de la Nasa, Michael Griffin, s'était déclaré confiant vendredi que l'agence spatiale réglera ce problème dans des délais assez brefs, ne renonçant pas complètement à lancer une navette avant la fin de 2005. M. Hale a aussi dit que les analyses des données, photos et vidéos par les experts de la Nasa indiquaient désormais que les 90% du bouclier thermique de la navette examinés, à savoir la totalité des tuiles sous le ventre de l'orbiteur, n'avaient pas subi de dégât notable lors du lancement mardi. Mais ils doivent encore finir d'examiner deux points sur des panneaux en carbone qui, a-t-il dit, ne paraissent pas poser de problème et la Nasa devrait officiellement donner lundi son vert à un retour de la navette sur terre lundi 8.

Wayne Hale s'est aussi félicité de la marche dans l'espace parfaitement réussie samedi matin de l'astronaute japonais Soichi Noguchi et de son collègue américain Stephen Robinson. Ils ont surtout testé deux techniques expérimentales de réparation du bouclier thermique des navettes dans le vide de l'espace. Les deux astronautes ont appliqué des enduits sur plusieurs échantillons endommagés de tuiles en silice et de panneaux de carbone renforcé, similaires à ceux formant le bouclier thermique de la navette qui doit résister à des températures de plus de 1.500 degrés résultant du frottement à grande vitesse dans l'atmosphère lors du vol de retour. Ces échantillons seront testés sur terre dans les même conditions de rentrée dans l'atmosphère et si elles sont concluantes, ces techniques pourraient sauver des navettes dans l'avenir. Soichi Noguchi et Stephen Robinson effectueront deux autres sorties dans l'espace lundi et mercredi pour une durée également de 6h30 chacune. Ils doivent remplacer l'un des quatre gyroscopes de l'ISS en panne depuis 2002.

(D'après AFP)

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30 juillet 2005 6 30 /07 /juillet /2005 00:00
Deux des sept astronautes de la navette Discovery ont effectué une première sortie dans l'espace, destinée à tester les techniques de réparation. Car chaque décollage amène ses problèmes et ils peuvent être tragiques.
Quelle vue! s'est exclamé le Japonais Soïchi Noguchi en émergeant du sas, alors que la navette survolait l'Asie centrale à 357km d'altitude. Il n'y a pas de mot pour décrire combien c'est cool, a lancé Stephen Robinson.

Deux des sept astronautes de Discovery ont donc conclu samedi avec succès leur première sortie dans l'espace après avoir accompli toutes les procédures prévues, dont des tests de nouvelles techniques de réparation du bouclier thermique des navettes en orbite.

Félicitations, vous avez fait un excellent travail, a lancé le responsable de la salle de contrôle de la Nasa à Houston, au Texas, au terme d'une excursion dans l'espace de 6h50, la première depuis 2002.

Tout se déroule parfaitement bien d'un point de vue opérationnel, a déclaré lors d'une conférence de presse Phil Engelauf, un des responsables de la mission. Les deux astronautes, le japonais Soichi Noguchi, 40 ans, et l'américain Stephen Robinson, 49 ans, engoncés dans leurs scaphandres avaient quitté la navette à 4h46 (11h46 heure de Bruxelles) avec plus d'une heure de retard sur l'horaire prévu. Evoluant à quelque 350 km au-dessus de la Terre et à une vitesse de 110.000 km/heure, Soichi Noguchi - le sixième Japonais à voler dans l'espace - et Stephen Robinson ont commencé par tester des techniques de réparation du bouclier thermiques, installés dans la soute de la navette. Cette expérience sans précédent pourrait se révéler d'une importance cruciale, si les navettes spatiales américaines sont autorisées à reprendre leurs vols. C'est une fissure dans le bord d'attaque de l'aile gauche de la navette Columbia, provoquée par un morceau d'isolant détaché du réservoir externe peu après le lancement, qui avait entraîné sa désintégration à son retour en février 2003. Même si la fissure avait été découverte pendant le séjour dans l'espace, l'équipage de Columbia n'aurait pas pu y remédier, la Nasa n'ayant jusque-là jamais songé à faire ce type de réparations de fortune dans le vide spatial. L'expérience a pris un relief tout particulier après que la Nasa eut révélé que le scénario catastrophe aurait pu se répéter avec Discovery. Mardi, malgré deux ans et demi d'efforts, le réservoir externe a encore perdu un gros morceau d'isolant mais qui n'a heureusement pas touché la navette. L'agence spatiale a alors décidé de suspendre tous les prochains vols le temps de régler ce problème jugé inacceptable.

La Nasa doit faire connaître dimanche ses conclusions définitives sur l'état de la protection thermique de Discovery, mais jusqu'à présent les responsables de l'agence spatiale se disent confiants que la navette pourra rentrer en toute sécurité. Avec beaucoup de dextérité malgré leur combinaison, les deux astronautes ont travaillé sur plusieurs échantillons endommagés de tuiles en silice et de panneaux de carbone similaires à ceux formant le bouclier thermique de la navette et qui la protège des températures très élevées lors de sa rentrée dans l'atmosphère. Avec des gestes qui paraîtront familiers aux bricoleurs, Soichi Noguchi a appliqué une pâte au carbure de silicium avec différents outils sur ces tuiles test. Stephen Robinson a réparé des panneaux au carbone comme ceux protégeant les bord d'attaque des ailes des navettes avec du polymère imprégné de poudre de carbone. Ces matériaux de réparation en orbite et tout un ensemble d'outils pour les appliquer, devraient permettre, si les tests sont concluants, de réparer de petites fissures lors de missions ultérieures. Ces échantillons seront testés sur terre dans les conditions réalistes d'une rentrée dans l'atmosphère. Soichi Noguchi et Stephen Robinson effectueront deux autres sorties dans l'espace lundi et mercredi pour une durée égalemen de 6h30 chacune. Leur principale mission sera alors de remplacer l'un des quatre gyroscopes de l'ISS qui ne fonctionne pas depuis 2002.

(D'après AFP)

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29 juillet 2005 5 29 /07 /juillet /2005 00:00
La navette Discovery s’est amarrée avec succès jeudi matin à la Station spatiale internationale (ISS) après avoir effectué une volte pour permettre à l’équipage de la station de photographier le ventre de l’engin afin de détecter d’éventuels dégâts occasionnés lors du décollage.

Le commandant de bord Eileen Collins a effectué manuellement cette manoeuvre sans précédent avant d’arrimer Discovery à l’ISS. Le ventre de la navette a ainsi pu être filmé et scruté par la NASA. "Tout ce que nous avons vu jusqu’à maintenant laisse à penser que la navette est en parfait état", a déclaré Michael Griffin, administrateur de la NASA.


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29 juillet 2005 5 29 /07 /juillet /2005 00:00
Discovery

La NASA a annoncé qu’elle suspendait tous les décollages de navette à venir, car les débris de mousse qui ont causé la désintégration de Columbia constituent toujours un risque.

"Nous ne serons pas en mesure d’effectuer de nouveaux vols" tant que le danger est présent, a déclaré mercredi Bill Parsons, le directeur du programme des navettes. Un gros morceau de mousse isolante a été arraché du réservoir de carburant de Discovery lors de son décollage mardi, mais, contrairement à ce qui s’était passé pour Columbia, il n’a pas touché la navette et ne pose aucune menace aux sept astronautes à son bord, selon les responsables de la NASA.

Une inspection plus minutieuse de la navette a été prévue pour en être sûr.

Le morceau de mousse mesurait de 60 à 84 centimètres de long, pour 25 à 35 centimètres de large et quelques centimètres d’épaisseur, selon les ingénieurs, soit à peine moins que le morceau qui avait frappé l’aile gauche de Columbia lors de son décollage en janvier 2003.

Les dégâts provoqués par la mousse avaient provoqué la désintégration de la navette lors de son retour sur Terre, tuant les sept astronautes à son bord.

C’est pourtant un problème que la NASA pensait avoir résolu, et il représente un revers considérable pour un programme spatial qui a passé deux ans et demi et dépensé plus d’un milliard de dollars pour sécuriser les navettes datant de vingt ans.

La NASA a répété que la mission de Discovery avait pour but de vérifier la sécurité des prochaines missions de navettes. Bill Parsons a refusé d’abandonner le vaisseau conçu dans les années 70. «Nous pensons que nous pouvons rendre sûr ce vaisseau pour le prochain vol», a affirmé le directeur du programme, qui a refusé d’évaluer l’impact à long terme sur le programme de vols habités. La navette Atlantis aurait dû décoller en septembre, mais cette mission est désormais suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Logo NASA  www.nasa.gov/multimedia/nasatv

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29 juillet 2005 5 29 /07 /juillet /2005 00:00
L'équipage de Discovery a commencé à transférer 15 tonnes d'équipement dans la Station spatiale internationale et à examiner de plus près les éventuels dégâts infligés à la protection thermique de la navette spatiale américaine après son lancement.
Après un réveil à 16h40 GMT jeudi (18h40 HB), les sept astronautes de Discovery qui doivent séjourner huit jours à bord de la Station ont commencé le transfert des 15 tonnes d'équipement et de denrées, contenues dans le module cargo pressurisé Rafaello désormais arrimé à l'ISS. Une fois cette cargaison déchargée au cours des prochains jours, 13 tonnes de détritus de l'ISS, accumulés depuis deux ans et demi, et limitant l'espace vital dans la Station, seront chargés sur Rafaello pour être ramenés sur terre.

Un morceau de mousse isolante s'étant détaché du réservoir extérieur de la navette Discovery deux minutes après son lancement mardi a peut être touché une aile de l'orbiteur, ont déclaré jeudi soir des responsables de la Nasa. Ils ont toutefois estimé que même dans ce cas, la navette pourrait sans doute regagner la terre sans encombre au terme de sa mission. Ils ont déclaré qu'il leur faudrait encore trois jours pour se prononcer avec certitude sur les dommages éventuels infligés et qu'en cas de nécessité la navette Atlantis pourrait être lancée pour une mission de sauvetage. Certains craignent que (le morceau d'isolant) ait frappé une aile a déclaré le directeur adjoint des vols Wayne Hale, lors d'une conférence de presse au centre de contrôle de Houston (Texas sud).

Durant ce briefing la Nasa a montré des photos numériques indiquant les endroits du réservoir où la mousse isolante avait été arrachée ainsi que des points possibles d'impact sur la navette.

Mercredi, les responsables de la Nasa avaient annoncé la suspension des futurs vols tant qu'ils n'auraient pas trouvé le moyen d'éliminer de pareils risques, qui avaient entraîné la destruction de la navette Columbia en lors de son retour sur terre en février 2003.

(D'après AFP)

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28 juillet 2005 4 28 /07 /juillet /2005 00:00
La navette Discovery s'est amarrée avec succès à la Station spatiale internationale après avoir effectué une volte-face pour permettre à l'équipage de photographier le ventre de l'engin afin de détecter d'éventuels dégâts occasionnés lors du décollage.

Discovery s'est arrimée à l'ISS comme prévu à 11H18 GMT (13h18 en Belgique), au terme d'une course poursuite en orbite de près de 48 heures. Les sept membres d'équipage de Discovery sont montés à bord peu avant 13H00 GMT et ont été accueillis par l'astronaute américain John Phillips et son homologue russe Sergei Krikalev. Tous se sont serrés la main chaleureusement et ont entamé une discussion, filmés en direct par les caméras de la Nasa.

Il s'agit du premier rendez-vous entre l'ISS et une navette spatiale américaine, depuis la visite d'Endeavour en novembre 2002. Cet arrimage sera aussi probablement le dernier avant plusieurs mois.

La Nasa a annoncé mercredi la suspension des vols de navette, après avoir découvert, en examinant les photos prises lors de l'ascension en orbite de Discovery mardi, qu'un grand morceau de mousse isolante s'était détaché du réservoir externe deux minutes après le lancement. Ce morceau n'aurait toutefois pas heurté l'orbiteur. Jugeant cet incident potentiellement catastrophique - c'est un bout d'isolant de même taille qui avait percé la protection thermique de Columbia et provoqué sa perte le 1er février 2003 lors de son retour sur la Terre -, Bill Parsons, le directeur du programme des navettes, a décidé de clouer au sol les trois orbiteurs de la flotte jusqu'à ce que ce problème soit éliminé. Il a averti que ce serait un long travail, se refusant à prévoir une date pour de nouveaux vols dans l'espace.

Les dernières manoeuvres de navigation pour la rencontre entre Discovery et l'ISS se sont déroulées à 400 km au-dessus du Pacifique, à l'ouest du Chili. L'arrimage entre la navette et l'ISS, qui pèse chacune cent tonnes, s'est effectué selon une chorégraphie orbitale très précise pour maintenir un alignement parfait entre les deux vaisseaux et assurer leur verrouillage.

Dans les trente dernières minutes avant l'arrimage, la commandante de Discovery, Eileen Collins, a maintenu une vitesse d'approche de trois centimètres par seconde. Avant cette approche finale, et alors que Discovery se trouvait 200 mètres au-dessous de l'ISS, elle avait fait faire manuellement une pirouette de 360 degrés à la navette afin que son ventre puisse être pris en photos par les astronautes présents dans la Station spatiale. John Phillips et Sergei Krikalev ont pris des clichés pendant près de deux minutes, qui permettront de dire si le bouclier thermique a subi des dégâts durant l'ascension en orbite.

Mercredi, les astronautes de Discovery avaient déjà fait, pendant plus de six heures, un examen visuel très détaillé du bouclier thermique. Ils ont utilisé un scanner au laser fixé au bout d'une tige attachée au bras robotisé articulé de Discovery. Selon les responsable de la Nasa, l'examen de centaines de photos et de dizaines de mètres de films n'a pas encore montré de dommages notables. Une inspection des tuiles thermiques de la navette doit aussi être effectuée à l'aide du bras articulé de l'ISS.

Les sept astronautes de Discovery doivent séjourner huit jours à bord de la Station où ils sont venus livrer plus de 12 tonnes de vivres, équipement et pièces de rechange, contenues dans le module pressurisé Raffaello. Trois sorties dans l'espace sont également prévues, dont la première samedi, par l'astronaute japonais Soichi Noguchi et son collègue américain Stephen Robinson. Ils doivent notamment tester de nouvelle techniques de réparation des tuiles thermiques en orbite et remplacer un des quatre gyroscopes de l'ISS.

(D'après A.F.P.)

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28 juillet 2005 4 28 /07 /juillet /2005 00:00
Un jour après le retour acclamé de Discovery dans l'espace, la NASA a subi un sérieux revers en devant suspendre les prochains vols de navette. Un gros morceau d'isolant s'est détaché lors du lancement et aurait pu être catastrophique.
C'est un bout de mousse isolante de 750 grammes, provenant du réservoir externe de Columbia, qui avait heurté et percé la protection thermique de son aile gauche dans les premières minutes de son ascension le 16 janvier 2003, causant sa perte quinze jours plus tard à son retour dans l'atmosphère.

La Nasa a consacré plus d'un milliard de dollars depuis deux ans et demi pour faire des modifications, surtout sur le réservoir externe des navettes, afin de réduire au maximum les risques posés par les débris d'isolants et les morceaux de glace qui se détachent sous la force des vibrations pendant les quelque huit minutes d'ascension en orbite. Tant que nous n'aurons pas réglé ce problème nous ne ferons pas de nouveau lancement, a déclaré, Bill Parsons, le directeur du programme des navettes lors d'une conférence de presse au Centre spatiale à Houston. Si nous avions vu ce problème potentiel avant le vol de Discovery nous aurions fait des modifications, a-t-il ajouté, visiblement peiné, en notant que la NASA avait fait une erreur.

Il a aussi indiqué que ce gros morceau d'isolant, plus ou moins de la taille de celui qui avait heurté Columbia, n'avait apparemment pas touché Discovery qui effectue une mission de douze jours en orbite, dont huit à la Station spatiale internationale (ISS), où elle doit s'arrimer très tôt. Ce nouveau revers pour la NASA rend incertain la reprise de l'assemblage de l'ISS, à moitié achevée et qui dépend de la reprise des vols des trois navettes restant dans la flotte et dont la mise hors service est prévue en 2010 après 30 ans d'activité. Il y a beaucoup de travail (à faire) pour résoudre ce problème et nous commençons à peine le processus, a dit Bill Parsons, en disant ne pas savoir quand la prochaine navette volera.

Le prochain vol prévu était celui d'Atlantis en septembre avec, parmi l'équipage, l'astronaute allemand Thomas Reiter de l'Agence spatiale européenne. Le nouvel administrateur de la Nasa, Michael Griffin avait indiqué en juin au Salon aéronautique du Bourget près de Paris, que l'agence ne pourrait pas effectuer les 28 vols de navette prévus, avant l'accident de Columbia, pour finir l'ISS. M. Griffin avait parlé alors d'une quinzaine de vols.

Ce dernier coup dur au prestige de la Nasa intervient après une série de problèmes vexants pour l'agence spatiale. Le 13 juillet, la NASA avait annulé le lancement de Discovery peu avant le moment fixé en raison d'une anomalie intermittente « inexpliquée » d'un des capteurs de la jauge d'hydrogène liquide du réservoir externe. Après dix jours d'efforts intenses de milliers d'ingénieurs, la NASA n'avait toujours pas pu trouver avec certitude la cause du problème qui ne s'est d'ailleurs pas manifesté mardi lors des tests effectués avant le lancement de Discovery.

En mai dernier, l'agence avait aussi dû reporter de deux mois la reprise des vols de Discovery prévue initialement ce même mois, après avoir réalisé que la formation de glace sur les conduites extérieures du réservoir externe, rempli d'hydrogène et d'oxygène liquide à moins 253 degrés Celsius, représentait un grave danger pour la navette quand des morceaux viennent frapper sa protection thermique. Elle avait changé le réservoir pour le remplacer par un nouveau modèle doté d'un système de chauffage.

(D'après AFP)

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