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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 04:37
La sonde Venus Express de l'ESA arrive à destination

Le 9 novembre de l'année dernière, la sonde Venus Express de l'Agence spatiale européenne quittait le désert du Kazakhstan à bord d'un lanceur Soyouz-Frégate. Au terme d'un voyage de 400 millions de kilomètres, effectué en seulement cinq mois, la sonde est désormais sur le point d'atteindre sa destination finale, la planète Vénus. Le rendez-vous est prévu pour le 11 avril.

Première étape : capture de la sonde par Vénus

Avant de pouvoir explorer cette planète jumelle de la Terre, à l'atmosphère brûlante et nuageuse, Venus Express devra se livrer à un exercice difficile, le plus délicat depuis son lancement, en accomplissant une série complexe d'opérations et de manouvres destinées à placer la sonde sur orbite autour de Vénus. La manouvre d'injection en orbite (VOI) permettra de réduire la vitesse relative de la sonde par rapport à Vénus, afin qu'elle puisse être capturée par le champ gravitationnel de la planète. Cette manouvre critique nécessite cependant un timing et un positionnement parfaits.

La phase d'injection en orbite autour de Vénus, qui a officiellement débuté le 4 avril et ne s'achèvera pas avant le 13 avril 2006, se subdivise en trois grandes étapes. La première, l'initialisation, vise à préparer la sonde à la manouvre de capture proprement dite afin d'éviter 
qu'une perte du contrôle de certains paramètres sans incidence pour la manouvre d'injection n'entraîne une activation du mode de sécurité.

Suivra, le matin du 11 avril à 9h17 (heure de Paris), la manouvre de capture, pendant laquelle le moteur principal sera mis à feu durant environ 50 minutes.

La troisième et dernière étape consistera à réactiver toutes les fonctions de la sonde, en particulier à rétablir la communication avec la Terre, et à transmettre en liaison montante les commandes à exécuter sur l'orbite initiale (dite orbite de capture).

Une séquence automatique de commandes prédéfinies, comprenant le minimum de commandes nécessaires à la mise à feu du moteur principal, sera envoyée vers Venus Express quatre jours avant la manouvre d'injection en orbite pour contrôler la capture de la sonde.

Toutes les opérations de la sonde seront pilotées par l'équipe de contrôle au sol de Venus Express depuis le Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA, situé à Darmstadt, en Allemagne.

Planning des principales opérations de la manouvre d'injection en orbite (certains horaires sont susceptibles d'être modifiés)

4 avril 2006 : mise sous tension de l'émetteur relié à l'antenne à faible gain de la sonde. Pendant son voyage vers Vénus, la sonde communiquait avec la Terre par le biais de deux antennes à grand gain. Il en sera de même par la suite, lors la phase scientifique de la mission. Mais durant la phase de capture (11 avril), ces deux antennes ne pourront être utilisées en raison de l'orientation de la sonde lors des opérations.

C'est donc l'antenne à faible gain, transmettant un signal faible mais instantanément identifiable, qui sera utilisée pendant toute la durée de la manouvre d'injection en orbite. Les contrôleurs au sol pourront ainsi surveiller l'évolution de la vitesse de la sonde durant l'allumage du moteur principal à l'aide de l'antenne de 70 mètres du Réseau de l'espace lointain de la NASA, installée en Espagne près de Madrid. Il n'existera alors aucun autre moyen de communication avec la Terre.

5 et 9 avril 2006 : manouvres de contrôle de la trajectoire. L'ESA disposera de deux fenêtres pour ajuster au besoin la trajectoire de la sonde. Étant donné la précision extrême de la correction effectuée fin mars, Venus Express suit actuellement la bonne trajectoire pour une insertion parfaite sur l'orbite de capture et il est par conséquent peu probable qu'une intervention soit nécessaire.

10 et 11 avril 2006 : derniers préparatifs en vue de la manouvre d'injection en orbite. Entre 24 et 12 heures avant la manouvre, les contrôleurs au sol mettront Venus Express en configuration finale pour l'allumage du moteur principal. Au cours des 12 dernières heures, ils vérifieront l'état de fonctionnement du satellite, prêts à procéder à une correction de trajectoire de dernière minute et à adapter la durée de fonctionnement du moteur si nécessaire.

11 avril 2006, 8h03 (heure de Paris) : pivotement de la sonde. Cette manouvre, qui durera environ une demi-heure, a pour objectif de faire pivoter Venus Express sur elle-même, de sorte à tourner la sortie du moteur principal vers l'avant de la sonde, ce qui permettra un ralentissement (au lieu d'une accélération) du véhicule spatial à l'allumage du moteur.

11 avril 2006, 9h17 (heure de Paris) : mise à feu du moteur principal de Venus Express. Quelques minutes après un allumage des propulseurs destiné à s'assurer que le carburant arrive au circuit d'alimentation du moteur principal, ce dernier sera mis à feu pour une durée de 50 minutes, jusqu'à 10h07.

Cette poussée réduira de 15 % la vitesse initiale de la sonde (29 000 km/h) par rapport à Vénus, permettant sa capture. Venus Express se retrouvera alors sur une première orbite elliptique autour de Vénus, sur laquelle elle restera environ neuf jours. Au moment de sa capture, la sonde se trouvera à quelque 120 millions de kilomètres de la Terre et à 400 kilomètres de la surface de Vénus au point le plus proche.

Au cours de la phase d'allumage du moteur, à 9h45 (heure de Paris) précisément, Venus Express connaîtra une période d'occultation, durant laquelle elle disparaîtra derrière la planète et ne sera plus visible depuis la Terre, pour reparaître environ 10 minutes plus tard, à 9h55. Même avec le signal de l'antenne à faible gain, la sonde ne sera visible que pendant la première moitié et les six dernières minutes du fonctionnement du moteur. La réception du signal transmis par l'antenne à la fin de la période d'occultation sera le premier signe de réussite de l'insertion orbitale.

11 avril 2006, 11h13 (heure de Paris) : rétablissement de la communication entre Venus Express et la Terre. Au terme de la phase d'allumage, Venus Express devra encore exécuter quelques opérations en mode automatique afin de réorienter ses panneaux solaires vers le Soleil et la plus petite de ses deux antennes à grand gain (la n°2) en direction de la Terre. Si tout se déroule comme prévu, la sonde devrait pouvoir établir de premières liaisons de communication avec la station sol de l'ESA à Cebreros, près de Madrid (Espagne), à 11h13. Pendant les quelques heures qui suivront, elle transmettra les informations tant attendues sur son état de marche. Les données relatives à sa trajectoire effective seront communiquées par l'équipe Dynamique de vol de l'ESOC vers 12h30 (heure de Paris).

12 et 13 avril 2006 : début de la pleine réactivation des fonctions de la sonde. Les 24 heures qui suivront la capture de la sonde seront employées à réactiver toutes ses fonctions, et notamment toutes les capacités de contrôle interne. Le 13 avril au matin, la plus grande des antennes à grand gain (la n°1) sera orientée et alimentée par l'émetteur afin de servir, pour la première fois depuis le lancement de la mission, à communiquer avec la Terre. Les deux antennes à grand gain, situées sur deux côtés différents de la sonde, seront utilisées en alternance au cours de la mission pour éviter d'exposer au Soleil les équipements critiques placés à l'extérieur de Venus Express.

Insertion sur orbite finale
 
L'insertion de Venus Express sur son orbite finale, qui nécessitera une nouvelle série de manouvres, sera plus longue. La sonde restera 9 jours sur son orbite elliptique initiale, dont le point le plus éloigné de la surface de Vénus (apoastre) se situe à 350 000 kilomètres et le point le plus proche (périastre) à moins de 400 kilomètres d'elle.

Pendant cette période, Venus Express procèdera également à sept mises à feu (deux concernant le moteur principal et cinq les ensembles de propulseurs) pour réduire progressivement l'altitude de l'apoastre d'orbite en orbite. Le 7 mai 2006, après 16 rotations autour de la planète, la sonde atteindra son orbite finale : une orbite polaire elliptique avec un apoastre éloigné de 66 000 kilomètres de la surface vénusienne et un périastre situé à 250 kilomètres de la planète vers 80° de latitude nord.

Le 22 avril, Venus Express entrera dans sa phase de recette en orbite. Jusqu'au 13 mai, ses instruments seront activés un à un pour des vérifications détaillées, puis utilisés collectivement ou par groupe afin de tester les possibilités d'observation simultanée en vue du lancement de la phase scientifique nominale le 4 juin 2006.

Une première série d'observations à partir de l'orbite de capture .

Pendant sa première orbite de 9 jours autour de Vénus, la sonde pourra procéder à une première série d'observations scientifiques. Ces dernières seront menées à la seule condition que d'autres opérations critiques ne prennent pas la priorité et, en tout état de cause, au plus tôt 30 heures après la manouvre d'injection en orbite. La première possibilité de recueillir des données scientifiques se présentera les 12-13 avril.

Pendant cette orbite initiale, le disque complet de Vénus sera entièrement visible pour les instruments imageurs de la sonde, ce qui ne se reproduira pas pendant la mission nominale, lorsque le véhicule spatial évoluera dans un périmètre plus proche de la planète.  Ces observations porteront essentiellement sur l'hémisphère sud, qui n'a pas fait l'objet d'études approfondies au cours des précédentes missions d'exploration de Vénus.

La géométrie de l'orbite de capture permettra en particulier d'observer la dynamique de l'atmosphère vénusienne en continu et de manière plus détaillée, à grande distance, pendant un laps de temps même supérieur à la durée du cycle de rotation complet de l'atmosphère au sommet des nuages (mouvement de « super-rotation » de 4 jours, encore inexpliqué). De fait, les études atmosphériques comptent parmi les principaux objectifs de la mission.

A plus de 200 000 kilomètres de distance, par exemple, le spectromètre imageur dans le visible et l'infrarouge (VIRTIS) pourra prendre des clichés de la totalité du disque planétaire et de son atmosphère. Pendant la phase d'observation scientifique nominale, les images de l'atmosphère devront être élaborées à partir d'une mosaïque de clichés.

De même, l'analyseur de plasma et d'atomes neutres à haute énergie (ASPERA) aura une occasion exceptionnelle d'étudier à distance le vent solaire affranchi de toute perturbation et de recueillir des données sur les processus d'échappement atmosphérique qui règnent sur cette planète dépourvue de magnétosphère protectrice.

Pendant que la sonde évoluera sur l'orbite de capture, tous les instruments - à l'exception de l'expérience de radioscience (VeRA) et du spectromètre à transformée de Fourier (PFS) - pourront effectuer des observations pendant plusieurs heures par jour à des dates bien définies.

. et bien d'autres activités scientifiques par la suite

La mission Venus Express a été conçue pour observer la planète pendant deux jours vénusiens, soit 486 jours terrestres, et pourrait être prolongée d'autant.

Malgré l'intérêt soutenu porté à Vénus dans le cadre des précédentes missions d'exploration - cette planète occupe la troisième place dans la liste des objets les plus visités du système solaire, après la Lune et Mars - , bien des énigmes restent à élucider. Tirant parti des indices livrés par les missions antérieures, les instruments d'observation sans équivalent conçus pour Venus Express s'emploieront à examiner avec une précision inégalée les aspects insolites de cette planète.

Ces capacités d'observation reposent sur l'association de différents instruments : spectromètre planétaire à transformée de Fourier (PFS) ; spectromètre atmosphérique dans le visible et l'infrarouge (SpicaV/SOIR) ; spectromètre de cartographie dans le visible et l'infrarouge (VIRTIS) ; caméra de surveillance visuelle (VMC).

Ces instruments, extrêmement sensibles à un large éventail de longueurs d'ondes électromagnétiques allant de l'ultraviolet à l'infrarouge, permettront d'étudier de manière détaillée l'atmosphère vénusienne et son interaction avec la surface de la planète. En association avec le magnétomètre MAG, l'analyseur ASPERA et l'expérience VeRA, ils examineront tous les aspects de l'interaction entre l'atmosphère et le flux permanent du vent solaire.

Venus Express sera la première sonde à profiter des « fenêtres infrarouges », ces bandes de visibilité étroites découvertes dans la partie infrarouge du spectre atmosphérique. Elle pourra ainsi glaner des informations de grande valeur sur la basse atmosphère, voire sur la surface. 

La mission nous permettra aussi d'en savoir plus sur le fonctionnement particulièrement complexe de la dynamique atmosphérique et du système nuageux, les causes du phénomène de « super-rotation » de l'atmosphère au sommet des nuages, ou encore sur l'origine du double vortex au pôle nord.

Venus Express s'intéressera également aux processus régissant la chimie atmosphérique infernale de l'Etoile du Berger : des températures de surface pouvant atteindre 500 C,  une atmosphère composée essentiellement de dioxyde de carbone, et des nuages d'acide sulfurique. La sonde étudiera le rôle de l'effet de serre  vénusien - le plus puissant de ceux qui aient été observés dans le système solaire -  sur l'évolution du climat de la planète et nous apportera des éléments de réponse à la question de savoir si Vénus représente un stade possible de l'évolution future de la Terre.

Enfin, les analyses conjuguées de l'atmosphère dense et de la surface de Vénus devraient nous permettre de mieux comprendre la géologie de la planète rouge et de déceler les signes d'une éventuelle activité volcanique ou sismique.

Communications sonde-sol

Pendant sa mission nominale, Venus Express communiquera avec la Terre via la station sol de l'ESA installée à Cebreros  (Madrid, Espagne). La station sol ESA de New Norcia, en Australie, interviendra en soutien de l'expérience de radioscience VeRA.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

ESA - Division Relations avec les médias
Tél: +33 (0) 1 53 69 71 55
Fax: +33 (0) 1 53 69 76 90

Don McCoy, Chef du projet Venus Express à l'ESA
E-mail: Don.McCoy@esa.int

Håkan Svedhem, Responsable scientifique du projet Venus Express à l'ESA
E-mail: Hakan.Svedhem@esa.int

Logo de l'ESA - http://teyeme.over-blog.com/
 
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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 05:04
Ouverture de la procédure d'accréditation des médias auprès de la NASA pour la prochaine mission de la navette

La NASA vient d'annoncer l'ouverture de la procédure d'accréditation des représentants des médias souhaitant couvrir la prochaine mission de la navette spatiale Discovery (STS-121). Le lancement aura lieu du Centre spatial Kennedy, en Floride, dans une fenêtre de tir comprise entre le 3 et le 22 mai 2006.

L'astronaute de l'ESA Thomas Reiter, de nationalité allemande, fera partie de l'équipage de cette mission. Il doit séjourner six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), devenant ainsi le premier Européen à effectuer une mission de longue durée sur l'ISS. Au cours de ce séjour, il conduira un ambitieux programme expérimental mis au point par l'ESA et réalisera un certain nombre d'activités à l'extérieur de la Station.

Thomas Reiter est membre du Corps des astronautes européens, basé au Centre des astronautes européens de l'ESA (EAC), à Cologne (Allemagne). Sa doublure pour cette mission sera le Français Léopold Eyharts, qui fait lui aussi partie du Corps des astronautes. Thomas Reiter rejoindra l'ISS à bord du vol STS-121 de la navette et regagnera la Terre avec le vol STS-116 en compagnie d'un autre astronaute de l'ESA, Christer Fuglesang (Suède), venu à bord de ce même vol pour accomplir une mission d'assemblage de courte durée. En 1995/96, Reiter avait 
déjà fait un séjour de six mois à bord de la station russe Mir : ce sera donc sa deuxième mission de longue durée à bord d'une station orbitale.

Procédures d'accréditation :
Tous les représentants des médias, qu'ils soient américains ou étrangers, doivent demander une accréditation. Ils peuvent avoir à soumettre des demandes auprès de plusieurs centres de la NASA.

Les représentants des médias européens doivent savoir que la NASA appliquera de manière très stricte les procédures décrites ci-dessous. Une fois passée la date limite de dépôt des demandes, aucun remplacement ne sera possible et l'ESA ne pourra pas obtenir d'accréditation pour des personnes ayant présenté des demandes incomplètes ou tardives.

L'obligation d'accréditation s'applique également aux techniciens, notamment les cameramen ou les preneurs de son.

Enfin, il est à noter que la délivrance des accréditations nécessite un délai d'environ trois semaines et que si une demande est refusée au-delà de la date limite de dépôt, il ne sera pas possible de présenter une nouvelle demande.

Centre spatial Kennedy (KSC) :
Les demandes peuvent être soumises en ligne à l'adresse suivante :
https://media.ksc.nasa.gov

La date limite de dépôt des demandes a été fixée au 7 avril 2006 pour tous les représentants des médias. Les médias accrédités pourront assister à la répétition générale du compte à rebours, qui aura lieu fin avril, ainsi qu'à l'ensemble de la mission de la navette Discovery. Les demandes doivent être envoyées à partir d'adresses électroniques professionnelles et non personnelles. Leur traitement nécessitera un délai d'environ trois semaines. Une fois l'accréditation approuvée, les représentants des médias recevront une confirmation par courrier électronique. Les badges seront disponibles à partir du 21 avril.

Les représentants des médias qui auraient des besoins logistiques particuliers, par exemple ceux qui souhaiteraient disposer d'une place de stationnement pour un studio mobile de production, de connexions électriques ou de postes de travail en salle de presse, sont priés de contacter Laurel Lichtenberger (laurel.a.lichtenberger@nasa.gov) d'ici le 7 avril.

Les postes de travail seront attribués selon l'ordre d'arrivée des demandes et dans la limite des disponibilités. Les journalistes souhaitant l'installation d'une ligne temporaire de téléphone, télécopie, ISDN ou Internet doivent prendre contact avec la compagnie  Bell South au numéro suivant : (800) 213 4988. Ils doivent préalablement disposer d'un siège attribué dans la salle de presse du KSC. De plus, l'accès à toutes les zones du KSC nécessite d'être accompagné d'un représentant des relations publiques de la NASA, sauf pour la cafétéria du complexe de lancement 39.

Les accréditations délivrées pour le KSC seront également valables pendant toute la durée de la mission STS-121 au Centre spatial Johnson de la NASA (Houston) et au Dryden Flight Research Centre (Edwards Air Force Base, Californie).

Centre spatial Johnson (JSC)
Les représentants des médias pourront y accéder avec une accréditation du KSC pour la mission STS-121 ou demander une accréditation propre au JSC en contactant le service de presse au numéro suivant : (281) 483 5111. Ceux qui prévoient de ne couvrir la mission qu'à partir du JSC doivent adresser leur demande d'accréditation exclusivement à ce Centre.

La date limite de dépôt des demandes d'accréditation a été fixée au 4 avril pour les représentants de médias non américains, toutes nationalités confondues, et au 20 avril pour les représentants des médias américains qui sont ressortissants des États-Unis.

Les journalistes qui comptent couvrir la mission à partir du Centre spatial Johnson en étant munis d'accréditations KSC doivent contacter le service de presse d'ici le 20 avril pour convenir des dispositions logistiques, notamment en ce qui concerne les postes de travail ou les lignes téléphoniques. Si la navette doit finalement atterrir sur la base de White Sands, au Nouveau Mexique, le JSC sera chargé de délivrer aux représentants des médias les accréditations nécessaires.
 

Dryden Flight Research Center
La décision peut être prise au dernier moment de faire atterrir la navette à Dryden. Les demandes d'accréditation pour ce centre doivent être adressées au service des relations publiques de Dryden d'ici le 24 mars pour les représentants des médias non américains, toutes nationalités confondues, et d'ici le 26 avril pour les représentants des médias américains qui sont citoyens des États-Unis.

Les citoyens des États-Unis représentant des médias américains doivent indiquer leurs noms et prénoms complets, leurs date et lieu de naissance,  le nom de l'organe de presse qu'ils représentent, les six derniers chiffres de leur numéro de sécurité sociale et le numéro ainsi que le lieu de délivrance de leur permis de conduire. En plus de ces informations, les représentants des médias étrangers, quelle que soit leur nationalité,  devront préciser leur nationalité, le numéro et la date d'expiration de leur visa ou passeport ainsi que le numéro de leur titre de séjour s'ils sont résidents étrangers.

Les demandes d'accréditation à Dryden doivent être envoyées par fax sur du papier à en tête professionnel au numéro suivant : (661) 276 3566. Les représentants des médias qui se sont déjà rendus à Dryden au cours de l'année passée peuvent adresser leur demande par courrier électronique (pao@dfrc.nasa.gov). Chaque demande doit impérativement comporter un numéro de téléphone et une adresse électronique professionnelle. Les accréditations sont strictement nominatives.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

ESA - Division relations avec les médias :
Franco Bonacina, Anne-Marie Rémondin, Brigitte Kolmsee :  +33 1 53 69 71 55
ESA  - Contacts médias audiovisuels :
Claus Habfast: + 31 71 565 38 38
Vous trouverez des informations complémentaires sur l'ESA, la mission STS-121 et Thomas Reiter sur le site web de l'ESA à l'adresse : http://www.esa.int
ou http://www.esa.int/esaHS/index.html

NASA - Service relations publiques :
Centre spatial Kennedy : Bruce Buckingham, (321) 867-2468 ; Centre spatial Johnson : James Hartsfield, (281) 483-5111; Centre Dryden: Leslie Williams,
(661) 276-3893
Pour plus d'informations sur la mission STS-121 et son équipage, consultez le site web de la NASA à l'adresse suivante : http://www.nasa.gov/shuttle


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22 octobre 2005 6 22 /10 /octobre /2005 00:00
Venus Express prête à décoller vers l’énigmatique Vénus

Le mercredi 26 octobre 2005, le ciel du Cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) va résonner du bruit assourdissant des moteurs de la fusée Soyouz-Frégate qui décollera avec à son bord la sonde Venus Express.

Cette nouvelle sonde planétaire de l’Agence spatiale européenne aura pour mission de lever une partie des mystères qui enveloppent Vénus, notre planète sœur dont la surface brûlante est dissimulée par une épaisse couche de nuages.

Le mouvement des planètes dans le Système solaire permettra ce jour-là à Venus Express de profiter d’une fenêtre de lancement offrant la meilleure trajectoire possible. En effet,  tous les dix-neuf mois, Vénus se trouve en un point de l’espace qui peut être atteint moyennant une consommation d'ergols minimale. Pour profiter de cette conjoncture, l'ESA a décidé de lancer Venus Express au cours de la prochaine fenêtre qui s'ouvrira le 26 octobre et se refermera environ un mois plus tard, le 24 novembre.

Compte tenu du mouvement relatif de la Terre et de Vénus ainsi que de la rotation de notre planète sur elle-même, on ne dispose, lors de ces fenêtres, que de quelques secondes par jour pour lancer une mission. La première possibilité de lancement de Venus Express est donc le 26 octobre à 6h43 (heure de Paris) ou 10h43 (heure locale).

Il faudra seulement 163 jours à Venus Express, soit un peu plus de cinq mois, pour atteindre Vénus. L'exploration proprement dite commencera donc en avril 2006, lorsque Vénus accueillera enfin une sonde spatiale entièrement européenne, plus de dix ans après la dernière mission à destination de cette planète.

L'odyssée commence à Baïkonour

C'est une fusée Soyouz-Frégate, l'un des lanceurs les plus fiables au monde, qui doit placer Venus Express sur sa trajectoire. Cette fusée, approvisionnée par la société euro-russe Starsem, se compose de trois étages principaux et d'un étage supérieur  (Frégate) qui emportera la sonde de l’ESA vers sa destination finale.

L'injection de Venus Express sur la trajectoire interplanétaire qui l’amènera autour de Vénus se décompose en trois phases. La première phase, d’une durée de neuf minutes, se déroule sur une trajectoire ascensionnelle pratiquement verticale au cours de laquelle les trois étages de la fusée se séparent successivement et propulsent Soyouz à environ 190 kilomètres d'altitude.

Au cours de la deuxième phase, le composite Frégate-Venus Express, qui se sera alors séparé de Soyouz, sera injecté sur une orbite d’attente circulaire autour de la Terre, en direction de l'est. L'injection sera assurée par la première mise à feu du moteur  Frégate qui doit avoir lieu à 6h52 heure de Paris (4h52 GMT).

La troisième phase débutera à 8h03 (heure de Paris), soit environ une heure vingt minutes après le décollage et après un tour pratiquement complet de la Terre. Au-dessus de l'Afrique, Frégate se rallumera une seconde fois pour quitter l'orbite terrestre et se diriger sur une trajectoire hyperbolique qui l'amènera vers Vénus.

Après cette mise à feu, Frégate libèrera doucement Venus Express en déclenchant un mécanisme de séparation. La mission du lanceur s’achèvera avec cette dernière opération.

Intense activité au sol pour la réussite de la mission

A 8h21 (heure de Paris), séparée de l’étage Frégate, Venus Express s’animera sous l’effet d’une série d'ordres donnés automatiquement à bord pour commander l'activation de ses systèmes de propulsion et de régulation thermique, le déploiement de ses panneaux solaires ainsi que des manœuvres d'orientation de la sonde dans l'espace.

A partir de ce moment, la sonde passera sous le contrôle du Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA pour toute la durée de la mission. L'équipe de conduite des opérations en vol coordonnera et gèrera un réseau de stations sol et d'antennes de l'ESA réparties dans le monde entier pour communiquer régulièrement avec la sonde.

La station de New Norcia, en Australie, et celle de Kourou, en Guyane, entreront alors à leur tour en communication avec Venus Express au cours de la phase initiale de la mission. Environ deux heures après le lancement, la station australienne aura le privilège de recevoir un signal confirmant que la sonde est en bon état.

Au cours de cette phase initiale de la mission, l'ESOC ayant pris le contrôle total des opérations, le véhicule spatial sera alors pleinement activé. Cette phase comprendra également deux mises à feu des propulseurs de Venus Express pour corriger d'éventuelles erreurs de trajectoire après la séparation de Frégate.

Le 28 octobre, la toute nouvelle station de Cebreros en Espagne, dotée d'une antenne de 35 mètres, commencera à prendre une part active aux opérations du réseau sol afin de relayer les informations entre l'ESOC et Venus Express. Pendant la phase de croisière et lorsque le véhicule spatial sera parvenu à destination, Cebreros sera le principal point de relais des informations entre l'ESOC et Venus Express.


Vénus en vue

Au cours de son odyssée de 163 jours, Venus Express va parcourir quelque 400 millions de kilomètres à la vitesse moyenne de 28 kilomètres par seconde par rapport au Soleil. Après une période initiale de mise en service, la sonde passera en régime de croisière sans qu'il soit prévu aucune opération spécifique, hormis les contrôles de routine de ses sous-systèmes et de ses instruments scientifiques et, éventuellement, quelques corrections minimes de trajectoire.

Le suspens reprendra le 6 avril 2006, au terme de la phase de croisière, lorsque la sonde devra effectuer une délicate manœuvre de freinage pour être capturée par l'orbite vénusienne. L'énergie nécessaire à l'insertion sur l'orbite de Vénus est considérable et nécessite que le moteur principal fonctionne pendant environ 51 minutes.

Cette manœuvre placera la sonde sur une orbite de capture fortement elliptique dont le périastre (point le plus proche de la surface de Vénus) se situe à 250 kilomètres du pôle nord, et l'apoastre (point le plus éloigné de la surface de Vénus) à environ 350 000 kilomètres du  pôle sud.

Au terme de cette période initiale de 10 jours sur l'orbite de capture, Venus Express allumera de nouveau son moteur principal et six jours plus tard, après une série de petites manœuvres orbitales, la sonde sera injectée sur son orbite opérationnelle définitive : une orbite polaire elliptique parcourue en 24 heures qui la fera s'approcher jusqu'à une distance de 250 kilomètres de Vénus et s'en éloigner jusqu'à 66 000 kilomètres.

L'orbite de capture pourrait déjà permettre de procéder aux premières observations scientifiques, mais la phase scientifique nominale ne commencera que le 4 juillet 2006, après la mise en service de la sonde et des instruments embarqués.

Les sept instruments à bord de Venus Express constituent un ensemble de diagnostic sans précédent, conçu pour étudier l'atmosphère épaisse et énigmatique de Vénus, une atmosphère si dense et si intimement liée à la surface de la planète que son étude nous fournira des clés pour découvrir les caractéristiques, l'état et l'évolution de l'ensemble de cette planète.

Note aux rédactions

Venus Express est un véhicule spatial pratiquement jumeau de Mars Express mais adapté à l'environnement agressif et très chaud qui entoure Vénus. Il a été construit par EADS Astrium, Toulouse (France) pilotant un groupe de partenaires industriels répartis dans toute l'Europe. Jamais un satellite scientifique de l'ESA n'a été fabriqué aussi rapidement puisqu'il a fallu moins de quatre ans au consortium pour mener le projet à bien, de la conception au lancement.

Après la fabrication et les essais de la sonde, les industriels resteront impliqués dans la mission et apporteront leurs conseils et leur soutien à l'équipe de projet Venus Express de l'ESA, conduite par le Chef de projet, et à l'équipe de contrôle au sol placée sous l’autorité du Responsable de la conduite des opérations du véhicule spatial

Le 4 juillet 2006, lorsque débutera la phase scientifique nominale, le Chef du projet Venus Express transférera la responsabilité de la mission à un Chef de mission Venus Express de l'ESA qui prendra la responsabilité du Centre des opérations scientifiques de Venus Express (VSOC) installé à l'ESA/ESTEC (Centre européen de recherche et de technologie spatiales), aux Pays-Bas. Le VSOC se chargera de la planification courante des observations scientifiques en coordination avec le Responsable scientifique du projet et les responsables de recherche chargés des instruments.

L'ESA a investi environ 220 millions d'euros dans le développement, le lancement et l'exploitation de la sonde. Ce montant inclut 15 millions d'euros pour le développement des instruments, y compris le soutien apporté à plusieurs instituts de recherche (Responsables de recherche) pour la réalisation des instruments. Venus Express s'inscrit dans une série de missions entre lesquelles les coûts sont partagés, les autres missions étant Rosetta et Mars Express.


Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

ESA, Division Relations avec les Médias
Tél. : +33 (0) 1 53 69 71 55
Télécopie : +33 (0) 1 53 69 76 90

Don McCoy, Chef de projet ESA
Courriel : Don.McCoy@esa.int

Hakan Svedhem, Responsable scientifique ESA
Courriel : Hakan.Svedhem@esa.int

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